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Commerce extérieur

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Tafta et Ceta : le grand bluff français. En février 2014, lors d’un voyage officiel aux Etats-Unis, François Hollande déclarait à propos du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis (Tafta) : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Bien vu ! Les crispations sont là : c’est peu dire que la négociation du Tafta s’enlise. Les derniers documents fuités par Greenpeace confirment les risques que nous dénonçons depuis des années et les divergences très profondes qui subsistent entre les deux rives de l’Atlantique sur les questions réglementaires. Le président Hollande en profite désormais pour exprimer les réserves de la France sur le Tafta. Mais, par un étonnant tour de passe-passe, les critiques vis-à-vis du Tafta semblent solubles dans l’accord de libre-échange que l’Europe vient de boucler avec le Canada, le Ceta.

Ces accords ont en fait peu à voir avec le libre-échange. Nous entrons ici en terres inconnues. TAFTA : comment la Commission européenne tente de relancer les négociations. Dans quelques mois, les négociations sur le TAFTA (traité de libre-échange entre L’Union européenne et les Etats-Unis) doivent reprendre. Or ce traité, dont la discussion a été très mal engagée, bat de l’aile. Sous le feu des critiques le projet a bien du mal à prendre forme. Et pour cause ! Les plus vives des critiques portent sur un point particulièrement sensible.

Au prétexte de protéger les « investisseurs », le Traité prévoit une clause instaurant la mise en place d’un organe de règlement des différends, permettant aux entreprises se considérant lésées par une décision de politique publique, de l’attaquer en justice. Dans sa version initiale le Traité prévoit que cette « cour » serait un simple tribunal « arbitral » constitué d’avocats d’affaires, rémunérés toute l’année par les grandes multinationales, et transformés tout d’un coup en « arbitres » pour juger les plaintes des entreprises contre les Etats. Deux problèmes sont ici posés. Alors pourquoi cette proposition ? Les entreprises tricolores profitent à plein de l’eldorado africain. L’Afrique a vu son économie décoller ces dernières décennies. Dans la plupart des secteurs, de nombreux fleurons hexagonaux, profitant de liens historiques et linguistiques très forts, misent énormément sur le continent, avec succès.

L’Afrique est dynamique. Selon un rapport de 2013 au ministre de l’économie, sa croissance annuelle a été en moyenne de 5% sur dix ans, un rythme équivalent à celui de l’Asie et bien plus élevé qu’en Europe. C’est le continent qui épargne le plus après l’Asie, tandis que sa part dans les investissements directs étrangers (IDE) est passée de 1,2% en 2007 à 3,1% en 2012.

Une classe moyenne a émergé, représentant entre 300 et 500 millions d’habitants, sur un total (FP-39,98 € -2,07 %) de 1,2 milliard. Par leur proximité géographique et les liens historiques de l’Hexagone avec le continent noir, les entreprises tricolores profitent à plein de sa montée en puissance, leurs exportations y ayant plus que doublé depuis 2000. Pétrole Télécoms Si Distribution Boissons. Dix classements dans lesquels la France arrive en tête. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Les raisons de douter des performances économiques de la France sont nombreuses mais celles qui permettent de se réjouir existent aussi. L'Hexagone est le premier dans les dix classements suivants, établis au niveau mondial : La première destination touristique Il y a eu dans le monde en 2014, plus d'1,1 milliard de touristes internationaux, selon les chiffres provisoires de l'Organisation mondiale du tourisme.

Parmi eux, 84,7 millions se sont rendus en France, ce qui permet à notre pays de rester la première destination touristique mondiale. Ces chiffres provisoires, révélés par le groupement de professionnels du tourisme Alliance 46.2, montrent toutefois que l'Hexagone stagne par rapport à l'an dernier. Lire notre décryptage : La France est-elle vraiment la première destination touristique mondiale ? Une vigne productive La France a retrouvé en 2014 son titre de premier producteur de vin. La stratégie du luxe Les as de l'atome.

La seconde chance du Made in France. Frangy-en-Bresse, dans la torpeur de l’été, quelques centaines de militants PS fêtent la rose. A la tribune, le ministre au verbe haut règne en son fief ouvrier. C’est qu’Arnaud Montebourg, le héraut du «patriotisme économique», élu en Saône-et-Loire, ramène un peu d’espoir dans cette France des usines, d’Areva à BAT, de Rexam à l’ex-Lejaby. Il l’assure : miser sur l’industrie française, c’est suivre «la route de la troisième révolution industrielle». «Gageure». Jacques Marie, PDG de Bleu Forêt, a racheté, en 1994, une usine de confection de chaussettes à Vagney, dans les Vosges. EcoFutur, le supplément de l'économie en mouvement par «Libération» A quelques kilomètres, dans les mêmes montagnes, à Etival-Clairefontaine, une grosse PME fabrique à la fois sa pâte à papier et ses cahiers depuis six générations de patrons. Dans l’électronique grand public, par contre, pas la peine de chercher l’usine Archos.

Poupées. Binocles. Nos entreprises françaises championnes de l'export n'ont peur de rien. Leurs audaces commerciales ouvrent des marchés inespérés. Et leurs coups gagnants partout sur la planète prouvent que le culot et le risque finissent toujours par payer. Exemples. Les machines à souder Gys font un malheur... en Allemagne(55% des ventes à l'export) Seuls les Allemands savent concevoir de bonnes machines-outils ? Eh bien, ce n'est pas l'avis du groupe Volkswagen (VW, Audi, Porsche...), qui vient de référencer ce fabricant de postes à souder de Laval (64 millions d'euros, 340 salariés) parmi ses fournisseurs. «Dans l'automobile, c'est le Graal !»

Lorina initie les buveurs de Coca à la limonade(50% des ventes à l'export) «Tout le monde m'a pris pour un fou», reconnaît aujourd'hui Jean-Pierre Barjon. Mariage Frères a su s'imposer comme maître du thé au Japon(40% des ventes à l'export) 15 millions d'euros, soit 20% de son chiffre d'affaires ! L'Oréal vend ses shampooings jusque dans les favelas(92% des ventes à l'export) « Notre pire crainte ?