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Réflexion // Société

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How technology disrupted the truth | Katharine Viner | Media. One Monday morning last September, Britain woke to a depraved news story. The prime minister, David Cameron, had committed an “obscene act with a dead pig’s head”, according to the Daily Mail. “A distinguished Oxford contemporary claims Cameron once took part in an outrageous initiation ceremony at a Piers Gaveston event, involving a dead pig,” the paper reported.

Piers Gaveston is the name of a riotous Oxford university dining society; the authors of the story claimed their source was an MP, who said he had seen photographic evidence: “His extraordinary suggestion is that the future PM inserted a private part of his anatomy into the animal.” The story, extracted from a new biography of Cameron, sparked an immediate furore. Then, after a full day of online merriment, something shocking happened.

“We couldn’t get to the bottom of that source’s allegations,” she said on Channel 4 News. Does the truth matter any more? How did we end up here? The truth is a struggle. L’art du trolling ou comment troller les trolls. (De Berlin) « Ne serait-il pas temps de fermer les commentaires sur Rue89 ? » Dans son message adressé à l’équipe, que nous avons publié le 8 décembre, un riverain relançait le sempiternel débat de l’utilité des commentaires sur le site. Signée Alexandre, sa lettre racontait sa courte expérience de lecteur qui s’était « aventuré à poster quelques commentaires » pendant deux semaines et en était reparti dégoûté après avoir croisé les « trolls nauséabonds » aux « commentaires débiles » qui empêchent tout dialogue.

Face à cela, Mathieu Deslandes – rédacteur en chef adjoint de Rue89 – proposait quelques pistes, telles que l’intégration d’un éthylotest ou la limitation du nombre de commentaires par riverain, pour une vingtième révision de la charte des commentaires. Quelques semaines plus tôt, le 17 novembre, j’apprenais de bien meilleures techniques de la part de Linus Neumann, hacker berlinois et porte-parole du Chaos Computer Club. Bons et mauvais chasseurs « Don’t Feed the Troll ! Psychanalyse : « Sur Internet, le paranoïaque trouve un public » Au début de son livre « Psychanalyse, vie quotidienne » (éd. Stock), le praticien Jacques André raconte une séance perturbée par une sonnerie de portable. « Mon portable se mit à gargouiller au son disharmonique d’une musique de Varèse.

La patiente, sur le divan, Nora, un instant dérangée par l’intrus, interrompit le récit de son rêve, resta un court instant en silence... » Quand elle reprend la parole, Nora compare la mélodie qu’elle entend à un coït de grenouilles : « Quand les grenouilles s’accouplent, leur coït dure deux ou trois semaines... Pendant ce temps-là, elles risquent de se faire manger par des prédateurs. » « Elles ? « La liberté avec les femmes, c’est que ça s’arrête aux mots... La « bizarrerie » de ce dialogue, note le psy, est à l’image de la vie quotidienne de la psychanalyse. . « Psychanalyse, vie quotidienne », de Jacques André, éd. Rue89 : Votre livre s’ouvre sur cette scène drôle de la sonnerie de portable.

Est-ce que cela perturbe les séances ? Oui, c’est sûr.

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The World of Social Media 2011. Les réseaux sociaux ne sont plus « non grata » dans l'entreprise | Rue89 Eco. Selon une étude réalisée par Cisco auprès d’étudiants et de jeunes diplômés, 56% d’entre eux seraient prêts à refuser un emploi si l’entreprise leur interdisait l’accès aux réseaux sociaux. 33% iraient même jusqu’à accepter d’être payés moins pour jouir de ce « droit ». « C’est sûr, je me sentirais privé », explique Romain Corraze, jeune diplômé d’école de commerce. « Mais refuser un poste... Je n’irai pas jusque-là ! », avoue le jeune homme, blogueur et très actif sur les réseaux sociaux. « Refuser un job pour cette raison ne correspond pas à la réalité », estime pour sa part Benjamin Chaminade, expert en ressources humaines : « Ce ne peut être que la réponse d’une population ultra-connectée – ingénieurs, spécialistes du marketing – qui ne représente qu’une toute petite part de la génération des 18/30 ans. » Plutôt le refus de l’interdit Selon lui, au-delà des réseaux sociaux, la véritable question soulevée par ce résultat est le rejet de l’interdit : Ne plus “ subir ” ces outils numériques.

OUGANDA • "Kony 2012" ? Connais pas. Formation pour les ONG : "Internet au service de la solidarité" Comment devrions-nous gouverner Internet ? Le Forum Global INET 2012. [Liens en anglais] Le forum Global INET 2012 est une conférence internationale de trois jours, où sera célébré le vingtième anniversaire de l’Internet Society. Le forum se tiendra du 22 au 24 avril 2012 à Genève, en Suisse. Le programme de la conférence comprend des tables rondes et des interventions d'experts d'Internet (technique, politique) et d'autres chercheurs sur des questions essentielles à la santé et à la vitalité de l'Internet. Par ailleurs, seront proposés trois parcours parallèles d'ateliers, consacrés à des sujets clés tels que la vie privée, la neutralité du Net, IPv6, la sécurité, les contenus numériques et l'innovation, les droits humains et la liberté d'expression, parmi d'autres questions qui auront un impact certain sur la stabilité, la croissance et la portée mondiale d'Internet.

Voici les trois flux vidés des rencontres. Ci-dessous, le flux de la Chaine 1, et les liens de la Chaine 2 et de la Chaine 3. Vidéo : “Les médias sociaux ont dévoré nos vies” Chili : Reboiser la Patagonie avec les médias sociaux. SocialCamp Russie : crowdsourcing et données publiques. [Liens en russe, sauf mention contraire] Du 7 au 9 septembre s'est tenue à Moscou la “non-conférence” SocialCamp Russia. Trois journées pendant lesquelles les activistes ont parlé de leurs projets destinés à améliorer l'accès à l'information, la compréhension mutuelle entre les personnes ou le développement du caritatif, entre autres.

Le Teplitsa ["la serre"] des technologies sociales a organisé une section « Projets Internet citoyens et sociétaux : success stories », durant laquelle les concepteurs d'applications mobiles citoyennes et de plateformes Internet non commerciales ont raconté l'histoire de la naissance et du développement de leurs projets. Quelques-uns sont apparus de façon totalement spontanée : dans le cadre de travaux pratiques à la fac, ou sous forme d'album photos sur vKontakte [équivalent de Facebook]. D'autres sont nés en réaction à a situation politique du pays. OpenStreetMap : D'où vient la carte de Krymsk ? Ya-Istoria.RF RosPravosudie. RÉSEAUX SOCIAUX • Un justicier sur la Toile. De plus en plus de particuliers victimes de vol traquent eux-mêmes les malfaiteurs et recouvrent leurs biens en utilisant notamment les réseaux sociaux. 25 Septembre 2012 | Partager : Jake Gillum adorait son vélo de course en fibre de carbone.

Lorsque, au début du mois, on le lui a volé à Portland (Oregon), il s’est juré de le récupérer. Il a passé des jours et des jours à rechercher son bien, sans succès. Jusqu’au jour où il a retrouvé la bicyclette à 260 kilomètres de là, à Seattle, où elle était mise en vente. La vidéo, mise en ligne sur YouTube La vidéo, mise en ligne sur YouTube [vers la mi-août], se termine sur l’arrivée de la police de Seattle. Les voleurs s’adaptent La police n’est pas en reste. Cet été, Ian Hyde, 23 ans, s’est fait voler son téléphone sous la menace d’un couteau à Brixton, dans le sud de Londres.

Mon iPhone a photographié son voleur, la BAC est contente. Libre accès : les chercheurs défendent leurs travaux et l’esprit d’Internet | Hotel Wikipedia. Au cours des dix dernières années, les contestations se sont multipliées dans les milieux de la recherche académique. Depuis peu, elles paraissent converger vers un mouvement de fond unique et irrépressible. On pourrait presque parler d’une révolution scientifique au sens littéral : il ne s’agit pas de proposer une nouvelle représentation de l’homme et du monde, mais de remettre radicalement en cause les structures économiques et sociales de l’activité scientifique.

En février, l’hebdomadaire anglais The Economist tentait de résumer cette révolte multiforme en une seule expression : le « printemps académique ». La double allusion – au printemps des peuples et au printemps arabe – est assez pertinente : d’une part, elle met en évidence qu’il s’agit d’un mouvement international, qui dépasse largement le cadre des seuls pays anglo-saxons ; d’autre part, elle porte la promesse d’un horizon nouveau, d’un modèle social et épistémologique à réinventer.

Aux sources du printemps. Faux avis : comment des agences pros dupent les internautes | Rue89 Eco. ÉDITORIAL • Internet : virus démocratique. France: L’incroyable potentiel du web. MSN disparaît au profit de Skype : ma lettre d'adieu. Microsoft a décidé d'abandonner sa célèbre messagerie au profit du logiciel d'appel en ligne Skype (DR).

Cher MSN Messenger, C’est fini, avec toi s’envole une partie de ma vie numérique. Quand je t’ai vu arriver en 1999, j’ai tout de suite su que toi et moi, on allait faire de grandes choses. Des châtons, de la bonne humeur et du Comic Sans ICQ était beaucoup trop cool, IRC trop underground, non, grâce à tes typos flashy et ton industrie du mauvais goût, j’allais pouvoir séduire de la mère de famille esseulée, attendrie par un .gif de chaton à paillettes et convaincre le cadre moyen d’entreprise, dépassé par l’arrivée de l’internet, qu’internet, ça pouvait être aussi joli que les annonces "j’ai perdu mon chat" affichées dans sa boulangerie (voyez comme il est difficile de ne pas parler d’internet sans parler de chat).

Ah... le .gif de châton que l'on pouvait glisser dans nos conversations... Messenger, en bon anarchiste, tu n’as vécu que pour voir le monde brûler et gésir. Tes émoticônes. Internet, ça change la vie ! Tant pis pour les élites. Tribune Un des problèmes majeurs qu’on rencontre, quand on essaie de comprendre l’impact d’Internet dans nos sociétés, c’est de prendre le recul nécessaire : il est si difficile d’imaginer notre vie sans lui qu’on n’arrive pas à voir ce qu’il change.

Il nous manque la possibilité de comparer notre monde à un monde sans réseau informatique global pour appréhender vraiment tout ce qu’il a changé et tout ce qu’il changera. Il est plus facile – du coup – de tenter l’exercice de l’allégorie. Il était une fois Imaginons quelque chose de vraiment très improbable : les Mayas se sont plantés et la fin du monde n’est pas pour dans un mois. Imaginons que, du coup, notre technologie continue d’évoluer et que d’ici une dizaine d’années, un groupe de hackers invente dans son coin une imprimante 3D capable de reproduire à peu près n’importe quoi, au niveau moléculaire. Au tout début, les fichiers sont rares. Une nouvelle économie Peu à peu, une nouvelle économie se met en place. Un monde nouveau Déclencheur. Médias : Cet article s’autodétruira. Ce 7 décembre paraît le dernier numéro du Financial Times Deutschland. De son côté, la Frankfurter Rundschau est insolvable. Pour le blogueur Sascha Lobo, c’est la conséquence d’une tendance de fond : l’information devient un flux et a démodé les articles figés dans le temps.

"Don’t shoot the messenger", dit un dicton anglais. "Ne punissez pas le porteur de mauvaises nouvelles". Facile à dire, plus difficile à faire. La disparition de la presse papier semble engagée en Allemagne et, visiblement, elle touche aussi bien la gauche (la Frankfurter Rundschau) que le centre (le Financial Times Deutschland), la presse des élites (la revue Impulse [destinée aux entrepreneurs]) et la presse populaire (le magazine d’art de vivre Prinz, [qui ne sera plus disponible qu’en ligne à compter de janvier 2013]). Un débat houleux sur les origines de ce phénomène et sur les enseignements à en tirer a été engagé. L'information statique au coeur de la crise Sentiment fugace d'être informé. Google, la bonne nouvelle. Noël avant l’heure ! La presse belge francophone a-t-elle vraiment réussi à faire payer Google ? Les partisans en France d’une « loi Google » l’avaient claironné un peu trop tôt.

A en croire Le Monde, il semble qu’un accord ait néanmoins été signé : « Google indemnise la presse belge », titre le journal (article payant). Alleluia ? Autrement dit (bis), l’auteur de l’article, Xavier Ternisien, spécialiste médias du journal, n’a pas tenu entre les mains ledit accord. « On » lui en aura lu quelques extraits, arrangeant la personne qui les lui aura lus. Dans ce brouillard de « il semble que », une chose semble sûre, et d’autant plus sûre qu’elle est hautement vraisemblable : Google souhaitait que l’accord conclu avec les journaux belges reste secret.

Il y a quelque chose de vertigineux à voir Google, premier outil mondial de recherche d’informations, s’acharner à préserver un secret commercial. France : OWNI, le site indépendant de journalisme de données, menacé de fermeture. [Tous les liens de ce billet renvoient à des pages en français, sauf mention contraire.] La nouvelle de la fermeture imminente d’OWNI, un média web indépendant français spécialisé en journalisme de données, est tombée la semaine dernière.

Connu pour son étroite collaboration avec WikiLeaks, OWNI a notamment développé l’application WarLogs [facilitant la consultation des documents dévoilés par Wikileaks] et réalisé d’intéressantes analyses sur les Spy Files. En outre, le site a effectué un travail régulier d’information sur des sujets tels que la surveillance, la gouvernance d’Internet et la liberté d’expression en ligne. La disparition du site sous sa formule actuelle relance un débat ouvert depuis plusieurs années en France : quel modèle permettrait à un média en ligne souhaitant traiter l’actualité de manière indépendante d’être viable ? Dans la vidéo ci-dessous, l’équipe de Rage Mag présente OWNI : #OWNIoupas, capture d’écran de la page d’accueil du site. @OWNI: #OWNIoupas. « Crise et Web ont généré une très large économie de la débrouille » | Rue89 Eco. L’Union européenne renforce les règles relatives aux exportations de technologies de surveillance.