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Audit citoyen de la dette publique

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"odieuse" la dette ? Agir ! Le rouleau compresseur médiatique de la dette justifie aujourd’hui la mise en place de mesures injustes : d’une part, des coupes violentes dans les salaires, dans les pensions, dans la fonction publique et les services publics, et des attaques sur le droit du travail ; de l’autre, un statu quo inacceptable en termes de régulation de la finance. Un des objectifs principaux du collectif pour un audit citoyen de la dette publique consiste à fournir des outils de mobilisations pour dénoncer cette « arnaque » de la dette. Il est possible d’agir, et plus que jamais nécessaire de se mobiliser collectivement. Il existe plusieurs modalités de mobilisation pour les collectifs locaux, et pour tous ceux qui souhaitent participer au niveau local à la dynamique de l’audit citoyen : Ils pourront également être inscrits sur une mailing liste des collectifs locaux pour échanger des expériences et des idées de mobilisation.

Collectifs locaux. Une centaine de collectifs locaux pour un audit citoyen de la dette publique sont d’ores et déjà formés. Si vous souhaitez entrer en contact avec un collectif local, vous pouvez consulter la liste ci-dessous ou accéder à la carte des collectifs (en cliquant ici) : Si vous faites partie d’un collectif local d’audit de la dette en cours de constitution, n’hésitez pas à nous le signaler en nous contactant à l’adresse suivante : local(a)audit-citoyen.org Pour les collectifs locaux, et pour tous ceux qui souhaitent participer au niveau local à la dynamique de l’audit citoyen, il existe plusieurs façon de se mobiliser (voir rubrique “agir”).

S’il n’existe pas de collectif local dans votre ville ou votre département, pourquoi ne pas en créer un ? Le mode d’emploi est disponible ici. Liste de contact des collectifs locaux (note : un script protège les adresses mail du spam. Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Basse-Normandie Bretagne Centre Champagne-Ardenne Franche-Comté Haute-Normandie Île-de-France. Du Sud au Nord, le droit de dire NON à la dette publique illégitime ! Le vendredi 9 décembre, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) a investi l’Assemblée nationale française pour tenir le séminaire "Du Nord au Sud : le droit de dire non à la dette publique illégitime ! ", avec la présence d’une centaine de participant-e-s. Retrouvez ci-dessous les différentes interventions. Photos : Françoise Wasservogel. Etienne Chouard - Complots et Dettes d'Etat. La prometteuse dynamique de l’audit citoyen en France. Depuis le début des années 1980, les pays du tiers-monde sont confrontés à la crise de la dette et à ses conséquences.

Le FMI et leurs créanciers ont imposé des plans d’ajustement structurel qui ont maintenu ces économies dans la soumission, provoqué des ravages sociaux pour les peuples et ouvert la voie aux profits pour les sociétés transnationales qui pouvaient venir sans entraves rafler des parts de marché face aux entreprises locales. Jusqu’au milieu des années 2000, cette logique a perduré. La hausse des cours des matières premières à partir de 2004-2005 a permis aux pays exportateurs d’engranger des réserves de change qu’ils ont souvent utilisées pour se débarrasser de la tutelle encombrante du FMI : Brésil, Argentine, Uruguay, Philippines, Indonésie, tous l’ont remboursé de manière anticipée.

Depuis 2007-2008, la crise frappe au Nord, et l’Europe est le continent le plus touché. La seule façon d’apporter une réponse est de questionner en détail l’histoire de cette dette. 148 – AJ Holbecq: Plusieurs alternatives au remboursement de la dette publique. Imaginons qu’en 2012, le nouveau Président décide de rembourser, autant que faire se peut, la dette publique. Bien évidement il se rendra compte que les administrations publiques, ne pouvant déjà pas payer plus de 50 milliards d’intérêt par an sur une dette qui sera à fin 2011 de plus de 1700 Md€, ne peuvent non plus absolument pas rembourser un centime du capital formant la dette, même en diminuant d’une façon considérable le nombre de leurs fonctionnaires et en réduisant de toute part les dépenses (car la réduction des revenus de tous, c’est en même temps la réduction de leurs dépenses, donc une baisse du PIB, donc une baisse des recettes fiscales), même en augmentant les impôts des classes moyennes déjà exsangues (avec également la conséquence sur l’activité), et que donc il ne reste qu’une seule solution : la monétisation directe par la Banque de France.

Las, c’est interdit… doublement interdit. D’abord par une loi française, l’article L141-3 du code monétaire et financier. Like this: Crise économique et résistance politique: La dette ?… c’est le vol ! La dette ? C’est le vol ! Par la Fédération Anarchiste (Strasbourg) Le vendredi 28 octobre 2011 Face à la vaste entreprise de conditionnement que subissent les exploité-e-s ces dernières semaines, la Fédération anarchiste dénonce le règne de la pensée unique et appelle à pratiquer l’autodéfense intellectuelle. Asséner sans sourciller que payer une dette est un devoir impérieux revient à passer sous silence que, comme la propriété privée des moyens de production et de distribution, la dette est un vol. Concernant la dette dite publique, contractée par l’État et ses déclinaisons locales que sont les régions et les départements, on cherche à nous faire croire que l’argent emprunté le serait pour une bonne cause : assurer à chacun-e l’accès aux services publics qui caractérisent l’État-Providence.

Que fait l’État de l’argent qu’il ventile dans son budget, si ça n’est pas, comme voudraient nous le faire croire les bien-pensants de la gauche réformiste, pour redistribuer les richesses ? France - CADTM. La campagne pour un audit de la dette publique grecque : après des débuts encourageants, il s’agit maintenant de transformer l’essai… En Grèce, tout a changé en un temps record. Début 2010, pratiquement personne ne parlait de la dette publique. Quelques mois plus tard, cette même dette publique dominait tout, occupant le devant de la scène sociale, politique et économique, et prenant d’assaut la vie quotidienne et même l’équilibre psychique de l’écrasante majorité des Grecs ! L’explication est facile : l’avalanche des mesures d’austérité et autres déréglementations profondes du marche du travail qui, jour après jour, tombaient sur la tête de la malheureuse population étaient justifiées par les contraintes imposées par l’abyssale dette publique grecque.

Subitement, cette dette publique totalement inconnue et « exotique », car réservée exclusivement aux lointains pays du tiers-monde, devenait familière et surtout, un véritable Père Fouettard évoqué par les gouvernants pour assagir une population « trop dépensière, paresseuse et turbulente »… Évidemment, la suite n’était pas peinte uniquement en rose. Quelles priorités, tâches et ambitions pour l’audit citoyen de la dette publique en Europe aux temps de la Troïka ? Au moment où la Campagne grecque pour l’audit de la dette publique fait des émules un peu partout en Europe, un premier bilan de son activité s’impose afin de tirer des leçons utiles pour tout le monde. En effet, étant donné que cette campagne grecque a fait ses premiers pas, il y a exactement un an, et qu’elle a été la première à tenter cette expérience jusqu’alors totalement inédite au Nord planétaire, il est plus que normal qu’on se penche sur ses acquis et ses dilemmes, ses succès et ses impasses pour lancer, enfin (!)

, le débat non plus sur la dette elle-même, mais plutôt sur les dimensions politique, sociale et surtout movimentiste et émancipatrice du combat pour son audit indépendant et « par en bas ». Cette première constatation est riche d’enseignements très pratiques. D’abord, elle aide grandement à situer avec plus de précision les ambitions et la mission des campagnes pour l’audit de la dette publique qui sont en train de naître un peu partout en Europe. Pourquoi faire un audit citoyen de la dette publique française ? La tentation est forte au vu de quelques éléments déjà connus des causes de l’endettement public de considérer un audit comme un passage inutile. Parmi ces éléments connus qui permettent de qualifier cette dette comme illégitime et non due, on peut citer pêle-mêle pour la dette publique française (à compléter) : Pour la dette publique de l’Etat central : l’obligation depuis 1973 d’avoir recours aux marchés financiers ; l’effet « boule de neige » qui a consisté à payer des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat supérieurs à l’accroissement des ressources nécessaires à ce paiement (décision politique) ; la réforme de l’Etat suivie de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et son impact sur les pertes de moyens des administrations publiques ; la dérèglementation des marchés financiers depuis 1983 ; la privatisation systématique des banques et assurances depuis 1986 ; les privatisations des autres entreprises publiques depuis cette date Pour la dette des collectivités locales :