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Langage

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Le langage (1/4) : Barthes et la tyrannie de la langue. Pourquoi la langue est-elle "fasciste", selon le mot de Barthes ? En quoi consiste son pouvoir ? Roland Barthes confie son "obsession du langage", aujourd'hui. Une introduction à la sémiologie barthésienne par Eric Marty. 1/ Roland Barthes, Le degré zéro de l’écriture, 1953, dans Œuvres complètes, tome 1, Seuil, 1993, p.145-146 De « On sait que la langue… » à « … thèmes verbaux de son existence. » 2/ Roland Barthes, Le mythe, aujourd’hui, 1957, dans Œuvres complètes, tome 1, Seuil, 1993, p.699-700 De « Quel est le propre du mythe ?... 1/ Schubert, Winterreise, Fruhlingstraum 2/ Jacques Dutronc, La publicité 3/ Léo Ferré, Ta parole 4/ Nougaro, Les mots DVD : Roland Barthes, Le théâtre du langage, documentaire de Chantal Thomas et Thierry Thomas, Arte (diffusé le 22 septembre 2015) La chronique « 2 minutes papillon » de Géraldine Mosna-Savoye Écouter La chronique 2 minutes papillon : Lundi 14 mars 2016 Intervenants : Bibliographie Roland Barthes, le métier d'écrire Seuil, 2006 Œuvres complètes.

ACTES DE LANGAGE, « Quand dire, c'est faire » On considère généralement que la théorie des actes de langage est née avec la publication posthume en 1962 d'un recueil de conférences données en 1955 par John Austin, How to do Things with Words. Le titre français de cet ouvrage, Quand dire, c'est faire (1970), illustre parfaitement l'objectif de cette théorie : il s'agit en effet de prendre le contre-pied des approches logiques du langage et de s'intéresser aux nombreux énoncés qui, tels les questions ou les ordres, échappent à la problématique du vrai et du faux. Dire « Est-ce que tu viens ? » ou « Viens ! » conduit à accomplir, à travers cette énonciation, un certain type d'acte en direction de l'interlocuteur (en lui posant une question ou en lui donnant un ordre).

Les énoncés auxquels Austin s'est intéressé en tout premier lieu sont les énoncés dits performatifs. L’histoire mouvementée d’un signe transgressif et équivoque: les points de suspension... D'Adolf Eichmann à Angela Merkel, le langage de la distance pour ... Le titre complet est : D'Adolf Eichmann à Angela Merkel, le langage de la distance pour imposer aux autres inconnus le pire (à propos du film sur Hannah Arendt) - de la Décrision Dans un entretien avec Libération, Madame Barbara Cassin répond, à propos d'Hannah Arendt et d'Adolf Eichmann, puisque la professionnelle des études et de l'enseignement académique philosophiques a suivi le procès de ce "fonctionnaire de la solution finale", dont elle a parlé dans des textes publiés par The New Yorker : "La banalité du mal est aujourd’hui un poncif. Pourquoi l’expression a-t-elle perdu sa force ?

BC : Aujourd’hui, on comprend l’expression comme une manière de dire : «Le mal est la chose la mieux partagée.» Ou encore, variante légèrement plus juste mais insuffisante : «Nul n’a besoin d’être diabolique pour commettre le pire.» Si bien que l’expression paraît à tort convenir à tout criminel et l’absoudre. Or, Hannah Arendt n’arrive pas toute armée à Jérusalem avec son concept. Quelle langue parlait Dieu ? Un entretien ésotérique avec Umberto Eco. Le Nouvel Observateur. Dans «les Dix Commandements» de Cecil B. DeMille, Dieu parle un mélange d'anglais et d'effets spéciaux. C'est la version originale américaine. Dans la version originelle, en quelle langue Dieu s'adressa-t-il à Adam? Umberto Eco. Il parlait une langue parfaite, transparente, immédiate. Mon livre retrace les efforts de l'Europe à travers les siècles pour retrouver la perfection de la langue de la révélation.

Vous observez qu'Adam, dans sa langue parfaite, a nommé tous les animaux, sauf les poissons... Saint Augustin hasarde une hypothèse: les espèces de poissons ont été nommées plus tard par la descendance d'Adam, au fur et à mesure qu'elles furent pêchées. Après le Déluge, toute la terre parle encore une langue unique, associée à l'idée de concorde universelle...

Mais l'orgueil va pousser les hommes à bâtir une tour haute comme le ciel, la tour de Babel. Histoire d'une utopie, votre livre se présente comme une série de rêves et de faillites. Autour d'Umberto Eco. L'empire des signes de Roland Barthes. Une autre approche du Japon.... Extraits lus par Denis Podalydès Réalisation : Manoushak Fashahi "Pourquoi le Japon ? Parce que c’est le pays de l’écriture : de tous les pays que l’auteur a pu connaître, le Japon est celui où il a rencontré le travail du signe le plus proche de ses convictions et de ses fantasmes, ou, si l’on préfère, le plus éloigné des dégoûts, des irritations et des refus que suscite en lui la sémiocratie occidentale. Roland Barthes L’Empire des signes de Roland Barthes est publié aux éditions du Seuil Intervenants : Denis Podalydès : Acteur, metteur en scène, scénariste et écrivain français, sociétaire de la Comédie-Française Bibliographie L'empire des signes Seuil, 2015.

Le Langage célinien ou les figures de l'aporie. "Le Voyage" est la chair-même du pathos, son écriture vibrante, mordante, qui cherche à saigner le lecteur à blanc, à le laisser sans voix, sans possibilité de refuge à partir duquel pourrait s'élever un langage rassurant, où les mots seraient ronds, sans aspérités, lénifiants comme des baumes, apaisants tels des onctions, enveloppants à la façon d'une douce matrice originelle. Rien de cela chez Bardamu, l'écorché-vif du XX° siècle qui chemine dans la nuit, à la manière des héros de Victor Hugo dans les Misérables traînant leurs destins en forme de boulet; semblable aux personnages de Zola pliant sous le fardeau de la misère sociale et morale. La guerre, elle aussi, a produit son langage singulier, celui des Poilus, populaire et argotique, langage de l'obus et de la mitraille dont le dénuement, l'aridité rejaillissaient sur leurs narrateurs, à la façon des grenades qui explosaient dans les boyaux des tranchées, sombres métaphores de vies détruites avant même d'être accomplies.

Le pouvoir des mots. Mariage gay, populisme, productivisme, sociétal, gouvernance, école libre, diversité, chef de l’État, charge sociale, capital humain, race: les mots ne sont pas neutres. Leur emploi est socialement situé, et la critique de leur emploi, de leur sens devrait faire partie de la lutte politique. Le pouvoir des mots (par Josiane Boutet*) Les mots ne sont pas neutres, leur emploi est socialement situé, et la critique de leur emploi, de leur sens devrait faire partie de la lutte politique. On dit et on entend souvent que le langage sert à communiquer. Le lessivage des mots Dans les années de montée de l’hitlérisme en Allemagne, Bertolt Brecht avait en effet mis en place une méthode de subversion du discours nazi, ou plus largement des discours « faux », qui consistait à démonter systématiquement les expressions, les formules, les mots et leurs enchaînements syntaxiques, afin de faire surgir d’autres significations, un autre sens, une autre vérité.

Des usages du langage en politique Américain.