Greenpeace : Les passerelles entre finance et écologie. Dans le monde de l’écologie, la nomination de Robert Lion comme président de Greenpeace-France ne semble pas faire l’unanimité.
Fabrice Nicolino , ex-journaliste de Politis et habitué des coulisses de la nébuleuse verte, s’interroge ainsi sur la pertinence de placer à la tête des « guerriers verts » cet ancien énarque. Il est vrai que la carrière de cet homme de soixante-quatorze ans, jadis chef de cabinet de Pierre Mauroy et directeur pendant dix ans de la très puissante Caisse des dépôts et consignations (CDD), tranche avec celle de Katia Kanas , qui l’a précédé chez Greenpeace. Alors qu’en 1977, M. Lion côtoyait déjà les allées du pouvoir, la jeune Katia, à peine âgée de quinze ans, participait aux campagnes contre la chasse à la baleine et contre l’énergie nucléaire.
Libéré de ses obligations à la CDD en 1992, l’ancien énarque s’est recyclé dans le business de l’environnement. . [ 1 ] Kyoto : regards rapides sur quelques affrontements, Transversales, N°48, 1997. [ 2 ] tag : greenpeace. Qui a tué l’écologie ? Autre réponse pour T_U.
Je vous conseille fortement de vous intéresser au modèle des villes en transition. Parmi beaucoup d’autres, il est une idée intéressante que soulève ce mouvement. Il y a deux échelles connues de lutte pour l’environnement : l’échelle nationale/internationales (politiques du Grenelle, actions des ONG internationales etc.) et l’échelle individuelle (sauvez le monde en éteignant vos lumières...). Une troisième échelle serait le lien entre les deux premières : l’engagement communautaire. Autrement dit, en attendant que les organismes internationaux et les gouvernements fassent réellement avancer les choses, sortons de chez nous et parlons en avec nos voisins pour voir ce qui est possible de faire à l’échelle de notre communauté. Il faut, en effet, arrêter de déléguer le problème environnemental en finançant des ONG lointaines et obscures. Je vous laisse le lien d’un modèle qui, selon moi, permet de boucler la boucle d’une manière éclairée et rationnelle. Planète sans visa. Hulot, Greenpeace et WWF ont-ils ”tué l’écologie”? - Edition - Nicolino - nucléaire - grenelle.
Le Medef en rêvait, Fabrice Nicolino l'a fait : démolir le monde associatif. Le Medef, la CGPME, les associations de maires, les élus de la majorité et quelques autres, les chambres de notaires, les promoteurs de la FNAIM, les constructeurs d’autoroute, l’ Union des Industries pour la Protection des Plantes, les industries chimiques, les pétroliers qui fantasment sur le gaz de schiste à tous les étages du pays, Areva, EDF et le gouvernement bien sur en rêvaient : Fabrice Nicolino l’a fait.
Dans son dernier livre (1) il tombe a bras raccourcis sur les associations de protection de la nature et de l’environnement. Ceux qui leur gâche la vie avec leurs contestations. Tous pourris, tous ramollis, tous complices du système, tous bon à jeter aux orties ceux qu’adepte des vieux slogans gaucho-révisionnistes il appelle la bande des quatre : France-Nature-Environnement, le WWF, la Fondation Nicolas Hulot et Greenpeace. En oubliant qu’après la mort de Mao, les « quatre » vilipendés, injuriés et arrêtés le furent pour avoir organisé la Révolution Culturelle. Des députés accusent Greenpeace d’«opacité financière» A l’occasion de la publication, mi-octobre 12011, de leur rapport sur « les vecteurs privés dans les relations internationales », présenté devant la Commission des affaires étrangères (Assemblée nationale), les députés Jacques Myard et Jean-Michel Boucheron accusent, un peu vite, Greenpeace d’être « une organisation opaque ».
Lors de leurs travaux pour ce rapport, les rapporteurs avaient demandé à rencontrer l´ONG Greenpeace. Après avoir accepté de rencontrer les rapporteurs le 7 juin 2011, Pascal Husting, président de Greenpeace France, « a décliné sèchement l´invitation des rapporteurs au prétexte que les positions « défendues par J. Myard sur un certain nombre de questions sociétales (…) étaient incompatibles avec les valeurs défendues par Greenpeace ». Relancée pour répondre par écrit à un questionnaire, Greenpeace a refusé de répondre ». Adelaïde Colin, la directrice de communication de Greenpeace France, nous précise que les « positions » de M. Lebourgeois_m. Greenpeace se voit en David affrontant Goliath.