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Obstacles

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Petit guide sur les profs à l’usage des politiques sérieux. D’aucuns se lancent ou se relancent dans la bataille politique à droite mais aussi à gauche, dans la perspective des prochaines élections dont les présidentielles bien sûr.

Petit guide sur les profs à l’usage des politiques sérieux

Concernant l’éducation, les propositions fleurissent qui vont toutes dans le même sens. Il s’agit de faire des économies, c’est un leitmotiv autant qu’un credo intangible et continuellement ressassé de réunion publique en déclaration de presse. Poussés par le dogme libéral qui est le moteur de l’action politique depuis des années, tous bords confondus, ces femmes et hommes politiques forcément responsables n’ont qu’une seule proposition simple à faire en matière d’éducation : supprimer des fonctionnaires, des professeurs, décidément trop nombreux, tous gauchistes et lecteurs de Télérama. Ces politiques sérieux, donc, rivalisent de bonnes idées à ce sujet, tous plus prompts les uns que les autres à la surenchère, poussés par des cabinets insatiables et éclairés. 1. 2.

Michel Guillou @michelguillou. En matière de numérique éducatif, le degré zéro de la vision politique est largement partagé. Quand Axelle Lemaire a remplacé, au secrétariat d’État en charge du Numérique, Fleur Pellerin à qui on avait confié un dossier équivalent, il n’y avait pas de raison particulière de se méfier.

En matière de numérique éducatif, le degré zéro de la vision politique est largement partagé

La précédente titulaire du poste avait engagé une politique volontariste qui avait suscité l’intérêt de la plupart des acteurs du secteur. Dans le domaine de l’éducation populaire et de la formation, elle avait continué à porter le projet des Espaces publics numériques et des Cyber-bases. Pour le reste du numérique éducatif, c’était l’affaire de Vincent Peillon qui avait lancé le chantier de l’École numérique. Ce que les Tice ont fait de mal au numérique. C’est la grande tendance du moment et je n’en avais pas pris conscience encore.

Ce que les Tice ont fait de mal au numérique

Il est de bon ton, en effet, aujourd’hui, de ne pas trop contester le numérique ou de ne le faire que mollement mais le consensus est assez grand de le réduire à une fonction anecdotique, secondaire, cosmétique, strictement utilitaire. J’en ai reçu des preuves récentes. On concède du bout des lèvres qu’il est capable de rendre quelques menus services à la pédagogie. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le code ! le code ! le code !… …Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien… J’avais envie de commencer ce billet en paraphrasant très humblement de Gaulle qui évoquait lui, non le code, mais l’Europe, bien sûr.

Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le code ! le code ! le code !…

Une autre raison est aussi qu’on me prête en d’autres lieux un ton gaullien pour évoquer ces affaires et cette invraisemblable et frénétique fièvre pour l’enseignement du code et de l’informatique à l’école. Fort heureusement, on va le voir, elle ne touche pas tout le monde… Encore ? Direz-vous, à juste titre. Numérique : quand personne ne parle de la même chose… et c’est éreintant ! Pauvre numérique, si mal compris de tous, en particulier dans le système éducatif !

Numérique : quand personne ne parle de la même chose… et c’est éreintant !

Les médias mettent en effet tout leur cœur à diffuser un discours rebattu et convenu, sous influence des lobbys tout puissants dans la place, discours relayé parfois par l’institution elle-même, ignorante et sous l’influence elle-même d’une communication politique cacophonique. Il en découle que le numérique est régulièrement pris en otage par ceux qui n’y comprennent goutte ou, plus grave ! , par ceux encore qui n’ont d’autre but que de faire progresser leur petite affaire, que leurs buts soient mercantiles ou idéologiques. Du lobbying, vous dis-je, avec des méthodes similaires dans les deux cas… Le numérique confondu avec ses outils ou ses technologies Entendre ça d’un professeur débutant est presque compréhensible tant sa formation initiale l’a tenu éloigné de ces considérations — quand va-t-on se préoccuper enfin de ce qui se passe, c’est-à-dire pas grand chose à ce sujet, dans les ESPE ?

Profs débutants : 10 bonnes raisons d’échapper au numérique. Les obstacles au changement ? (vu par les profs) – Technopédagogie en général et Ipaderies en particulier. Cette question est généralement débattue lors des congrès sur l’intégration du numérique (cf association canadienne d’éducation notamment).

Les obstacles au changement ? (vu par les profs) – Technopédagogie en général et Ipaderies en particulier

Dernièrement, lors d’une formation de professeurs (une vingtaine de profs exerçant dans des établissements associés au réseau français AEFE en Amérique du Nord, nous (mon collègue Charles Romero et moi) leur avons demandé quels étaient selon eux les obstacles à l’intégration du numérique dans leurs établissements. NOTE TRÈS IMPORTANTE: Les écoles dans lesquelles enseignent ces enseignants sont privées et très souvent très bien équipées en matériel informatique. Voici donc leurs réponses, cette consultation n’a pas vocation a être exhaustive et scientifique mais est toutefois intéressante. Voici le résultat sous forme de nuage de mots (Wordle). La collecte s’est faite à partir d’un formulaire google. Voici mes commentaires: J'aime : J'aime chargement… Phoetic: nuages de mots dans une image Une autre application superbe : PHOETIC. 75 % et les 17 restants.