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Paris - Avril 2016

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Normandie impressionniste : surprises, découvertes et valeurs sûres. Après deux éditions plébiscitées en 2010 et 2013, le festival Normandie Impressionniste revient jusqu’au 26 septembre un peu partout dans la région. Au programme : quatre grandes expositions (autour du thème des « portraits ») et des dizaines d’événements éclectiques et ouverts sur différentes pratiques, allant jusqu’à l’art contemporain, toujours dans l’esprit audacieux et rafraîchissant qu’insufflent les impressionnistes depuis le XIXème siècle. Claude Monet, Méditation On l’attendait avec enthousiasme, on l’a peut-être même bien anticipé de quelques semaines mais le fait est que, enfin, les festivités peuvent commencer.

Ce rendez-vous tant attendu est celui qui fera vibrer toute une région jusqu’à la fin de l’été, celui qui attirera sans doute les visiteurs par centaines de milliers : le festival Normandie Impressionniste. Frits Thaulow, Water Mill Parmi les très (très) nombreuses manifestations, quatre expositions majeures se détachent. Exposition Lore Krüger une photographe en exil, 1934-1944au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme. ProchainementExposition Lore Krügerune photographe en exil, 1934-194430 mars - 17 juillet 2016 Florence Henri, Portrait de Lore Krüger, Paris, 1937© Galleria Martini & Ronchetti Connue en Allemagne pour ses traductions de littérature anglo-saxonne, Lore Krüger pratiqua la photographie, entre 1934 et 1944, avec un talent que l’on ne découvre qu’aujourd’hui.

Née Lore Heinemann à Magdebourg en 1914, elle a dix-neuf ans lors de la prise de pouvoir de Hitler en 1933, et c’est en exil, à Londres, puis en Espagne et en France, qu’elle va développer son oeil de photographe. Installée à Paris pour suivre l’enseignement de Florence Henri, elle pratique le portrait et la nature morte, mais aussi le reportage. En 1940, elle est internée dans le camp de Gurs, mais elle parvient à fuir jusqu'à New York. En 1946, elle retourne vivre à Berlin-Est et abandonne la photographie pour des raisons de santé. Exposition conçue par C/O Berlin Foundation, Cornelia Bästlein et Irja Krätke ScénographieAlice Geoffroy. Exposition Édouard Moyse peintre de la vie juive au XIXe siècleau Musée d'art et d'histoire du Judaïsme. ProchainementExposition Édouard Moysepeintre de la vie juive au XIXe siècle30 mars - 15 août 2016 Édouard Moyse, autoportrait (1853)© RMN-Grand Palais / Franck Raux Édouard Moyse (1827-1908), peintre d’origine lorraine, s’est attaché à développer une œuvre de « genre israélite » – selon la formule de l’époque –, traitant à la fois des scènes de la vie juive et des moments historiques qui ancrent les principes défendus par les juifs émancipés intégrés aux nations européennes.

Tout en conservant sa fidélité à la Lorraine il entremêle les valeurs françaises à celles du judaïsme dans une synthèse propre au franco-judaïsme du xixe siècle que l’on a qualifiée d’« israélitisme ». Il s’en fait le chantre, en représentant en 1868 son acte fondateur, le Grand Sanhédrin, assemblée de rabbins convoquée par Napoléon en 1806. Édouard Moyse est le maître français incontesté de cette peinture de l’émancipation, pratiquée en Allemagne par Moritz Oppenheim ou en Pologne par Maurycy Gottlieb.

MANET, RENOIR, MONET, MORISOT... Scènes de la vie impressionniste | Musée des Beaux-Arts. Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste consacré au thème du portrait : C’est à Rouen en 1872 que Claude Monet expose pour la première fois dans un musée. A côté d’un paysage, il révèle une image plus intime, un por­trait de sa femme Camille intitulé Méditation. Après avoir organisé deux expositions de référence sur le pay­sage impressionniste, Une Ville pour l’Impressionnisme (2010) et Éblouissants reflets (2013), le musée des Beaux-Arts de Rouen propose, avec Scènes de la vie impressionniste, de se pencher sur ce versant plus secret, et de découvrir comment les impressionnistes ont investi l’art du portrait pour traduire les mouvements de la modernité, et s’affirmer sur la scène artistique.

À travers onze thèmes articulés chronologiquement, une centaine de peintures de première importance, mais aussi des photographies, des dessins, des sculptures et des correspondances, l’exposition offre une plongée au cœur d’univers personnels souvent occultés par une œuvre immense. Eugène Boudin, l’atelier de la lumière. « Comme j’ai soif de lumière » Eugène Boudin, 1888 Cette exposition est organisée par la Ville du Havre / MuMa et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, Paris, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste Après Dufy, Friesz, Signac, Pissarro, de Staël, le MuMa continue d’explorer les grandes figures de la scène artistique des XIXe et XXe siècles liées à l’histoire de ses collections et venues chercher au Havre et sur les côtes normandes la source de leur inspiration.

Dans le cadre du 3e festival Normandie Impressionniste, c’est au tour d’Eugène Boudin (1824-1898), peintre de l’estuaire par excellence, de faire l’objet d’une grande rétrospective. Avec un ensemble de 325 œuvres (peintures, dessins, aquarelles, gravures), le MuMa conserve la deuxième plus grande collection au monde de cet artiste. Boudin sera présenté face à ce paysage maritime changeant dont il s’est plu à saisir tout au long de sa vie les infinies variations. A Lille, un nouveau regard sur Modigliani et son l’œil intérieur. Pendant plusieurs mois, jusqu’au 5 juin plus précisément, le nord de la France sera l’endroit incontournable pour les amateurs d’art. Au LaM (musée d’art moderne de Lille Métropole), plus d’une centaine d’œuvres d’Amedeo Modigliani sont exposées dans : Modigliani l’oeil intérieur, première grande rétrospective de l’artiste en France depuis plus d’une dizaine d’années.

De ses inspirations à ses études formelles (sculpture comme peinture), l’exposition retrace le parcours artistique d’un génie à la carrière trop courte et installe le visiteur au cœur de sa création, du réel selon son regard unique dans l’Histoire de l’art. Si l’appellation, L’oeil interieur, n’est pas immédiatement apparue comme une évidence pour qualifier cette rétrospective, elle traduit avec précision ce que l’on traverse au fil de l’exposition. D’un côté, l’oeil intérieur, c’est son génie : lorsqu’il représente, Modigliani est fidèle à une vérité plus personnelle, à sa perception du personnage de son modèle. Dans l'atelier. Depuis les débuts de la photographie, les ateliers d’artiste fascinent les pho­tographes. Qu’elle documente les intérieurs et tire les portraits des artistes en vogue, qu’elle s’intéresse au geste créateur ou qu’elle prenne l’atelier comme métaphore de la naissance des images, la photographie n’a de cesse depuis le XIXe siècle de pénétrer et d’explorer ces espaces où s’élabore l’œuvre d’art.

Ja­mais une exposition n’a traité à grande échelle et de façon aussi spectaculaire ce regard photographique sur l’atelier. L’exposition, loin d’être une présentation exhaustive des photographies d’ateliers depuis la naissance du procédé, interro­ge la persistance d’une fascination. Près de 400 photographies permettent au public de s’approcher au plus près du processus de création de l’artiste, depuis Ingres, en passant par Picasso, Matisse, Bourdelle, Zadkine, Brancusi, jusqu’à Joan Mitchell, Miquel Barcelo ou encore Jeff Koons.

Retrouvez toutes nos activités ici Commissaires : #danslatelier. George Desvallières. Première rétrospective consacrée au peintre George Desvallières (1861-1950), l’exposition invite à découvrir un homme d’engagement, à l’occasion de la paru­tion du catalogue raisonné de son oeuvre complet sous la direction de Catherine Ambroselli de Bayser. Peintre au style puissant et raffiné, Desval­lières accorde une place centrale à la figure humaine, incarnation héroïque d’une spiritualité ardente. Ce dialogue entre le corps et l’esprit, le charnel et le spirituel, est le fil conducteur de l’exposition. Esprit libre et curieux de toutes les formes d’art, Desvallières fut l’un des fon­dateurs du Salon d’automne, inauguré en 1903 au Petit Palais. Son retour à la foi chrétienne attisé par l’expérience douloureuse de la première guerre mondiale en fit l’un des plus actifs défenseurs du renouveau de l’art sacré, formant aux côtés de Maurice Denis une jeune génération d’artistes chrétiens.

Son enseigne­ment prône un art audacieux, à la lumière de l’Évangile. Commissaires : L'atelier en plein air. Le XIXe siècle voit l’émergence d’un genre pictural nouveau : le paysage en plein air. Grâce à cette révolution picturale, la Normandie va devenir, pendant un siècle, la destination favorite de tous les peintres d’avant-garde, au premier rang desquels les Impressionnistes. Pour attirer les artistes, la Normandie dispose de sérieux atouts : la beauté et la diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine architectural, la mode des bains de mer, la facilité d’accès depuis Londres et Paris, les deux capitales artistiques de l’époque. La Normandie s’impose ainsi comme l’atelier en plein air préféré des Impressionnistes (Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Sisley, Boudin, Morisot, Gauguin...), qui vont y épanouir leur art et le renouveler constamment.

Visuels Claude Monet - Etretat, la porte d'Aval, bateaux de pêche sortant du port1885, huile sur toile, 60 x 81 cm Musée des Beaux Arts, Dijon © Musée des beaux-arts de Dijon. Photo François Jay. Lille programme une grande expo Modigliani pour 2016. À partir du 27 février 2016, le musée d’art moderne de Lille Métropole présentera l’exposition Modigliani : L’Œil intérieur. Au programme : 49 peintures, 43 dessins et 5 sculptures réunis par Roger Dutilleul, proche de Modigliani, et son neveu Jean Masurel, fondateur de la collection du musée. Amedeo Modigliani, Autoportrait en Pierrot, 1915, National Gallery of Denmark Dans l’Histoire récente on associe son nom à l’argent, à l’outrance, à la folie : celle de ce collectionneur chinois qui, en achetant aux enchères l’un de ses tableaux (pour un montant de 170 millions de dollars), a propulsé son nom sur le podium des peintres les plus chers en salle des vente.

Mais cette exubérance est loin de lui, de sa vie, de son œuvre. A partir du mois de février, Amedeo Modigliani brillera par sa modestie au LaM (Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut) à travers une expo événement organisée en partenariat avec la RMN. Exposition "Frontières" au Musée national de l'histoire de l'immigration. L'exposition Si l’on excepte les frontières naturelles, qui ont constitué depuis les premières civilisations des barrières physiques à la mobilité humaine (océans, chaînes de montagne, fleuves), les frontières édifiées de main de l’homme ont eu tout d’abord la vocation de marquer son territoire, de se protéger de l’autre, du “barbare”. Les vestiges du mur d’Hadrien en Grande-Bretagne ou la Grande muraille de Chine attestent, en des temps et des lieux distincts, de ces préoccupations.

Les frontières y compris intérieures ont également eu pour objectif majeur de contrôler les échanges de marchandises et les recettes fiscales des pouvoirs en place. La structuration d’un monde en “blocs”, empires coloniaux, bloc communiste, a connu son apogée puis son effondrement à la fin du XXe siècle. Il convient de s’interroger aujourd'hui sur la réalité à laquelle renvoie la notion de frontière. Commissariat scientifique Catherine Wihtol de Wenden, docteur en science politique. Catalogue de l'exposition. Expositions. L'ART ET L'ENFANT Chefs-d’œuvre de la peinture française : Cézanne, Chardin, Corot, Manet, Monet, Matisse, Renoir, Picasso… Du 10 mars 2016 au 03 juillet 2016.

Le musée Marmottan Monet organise, du 10 mars au 3 juillet 2016, l’exposition L’art et l’enfant. Chefs-d’œuvre de la peinture française. Provenant de collections particulières et de prestigieux musées français et étrangers, une centaine d’œuvres signées Le Nain, Champaigne, Fragonard, Chardin, Greuze, Corot, Millet, Manet, Monet, Morisot, Renoir, Cézanne, Matisse, Picasso… composent une fresque inédite. A travers une sélection de rares peintures, le parcours retrace l’évolution du statut de l’enfant du XVe au XXe siècle et s’interroge, in fine, sur le rôle du dessin enfantin sur les avant-gardes du début du siècle passé. Normandie. L'atelier en plein air. Le XIXe siècle voit l’émergence d’un genre pictural nouveau : le paysage en plein air. Grâce à cette révolution picturale, la Normandie va devenir, pendant un siècle, la destination favorite de tous les peintres d’avant-garde, au premier rang desquels les Impressionnistes.

Pour attirer les artistes, la Normandie dispose de sérieux atouts : la beauté et la diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine architectural, la mode des bains de mer, la facilité d’accès depuis Londres et Paris, les deux capitales artistiques de l’époque. La Normandie s’impose ainsi comme l’atelier en plein air préféré des Impressionnistes (Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Sisley, Boudin, Morisot, Gauguin...), qui vont y épanouir leur art et le renouveler constamment.

Visuels Claude Monet - Etretat, la porte d'Aval, bateaux de pêche sortant du port1885, huile sur toile, 60 x 81 cm Musée des Beaux Arts, Dijon © Musée des beaux-arts de Dijon. Photo François Jay. Chefs-d’oeuvre des musées de Budapest | RMN - Grand Palais Budapest, chefs-d'oeuvre, Dürer, Cranach, Raphaël, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka, Szépmuvészeti Múzeum. Amadeo de Souza Cardoso | RMN - Grand Palais Amadeo de Souza Cardoso.

Carambolages | RMN - Grand Palais Affinités insolites. Seydou Keïta | RMN - Grand Palais Seydou Keïta. Seydou Keïta (1921-2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Il prend sa retraite en 1977, après avoir été le photographe officiel d’un Mali devenu indépendant. Son oeuvre constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de son époque. Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais avec la participation de la Contemporary African Art Collection (CAAC) – The Pigozzi Collection. L’exposition bénéficie du soutien d’Imerys et de la Fondation Louis Roederer.

Commissaires : Yves Aupetitallot, en collaboration avec Elisabeth Whitelaw, directrice de la Contemporary African Art Collection (CAAC) - The Pigozzi Collection. Scénographie : Gare du Nord architecture Conception graphique : Building Paris Conception lumière : Abraxas Concepts. Chroniques d’une renaissance. Lever de rideau en trois temps L'exposition d'ouverture anticipe les questions des nouveaux visiteurs comme celles des nostalgiques de l’ancien musée. Elle dévoile les coulisses du chantier qui s’est déroulé à l’abri des murs. Le parcours* se décline en trois séquences : la transformation du bâtiment et la conception de la muséographie de la Galerie de l'Homme ; le périmètre des collections ; les thématiques abordées par le nouveau musée. Le commissariat de l’exposition est confié à deux scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle : Serge Bahuchet, ethnobiologiste, directeur du département « Hommes, Natures et Sociétés » et du laboratoire « Éco-Anthropologie et Ethnobiologie » et François Semah, préhistorien, directeur de lEnseignement, de la Pédagogie et des Formations, tous deux commissaires de la dernière exposition temporaire « La saga de lHomme » avant la fermeture du Musée de l'Homme en 2009.

Une autre dimension des collections : le patrimoine immatériel. Musée de l'Homme. Apollinaire, le regard du poète | Musée de l'Orangerie. Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque.