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Grande nation

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La République une et indivisible : une fiction juridique ? Notre Constitution énonce le principe républicain d’indifférence aux origines. La République française ne connaît ni minorités, ni groupes défavorisés ; elle ne connaît que des citoyens, égaux dans leur relation directe avec l’État. Pourtant, cette unité n’exclut pas toute reconnaissance de particularisme. Notre contrat social comme notre législation nationale ne reconnaissent pas les communautés ethniques, culturelles ou religieuses. L’article 1er de la Constitution de 1958 pose le principe de l’indivisibilité de la République. Celui-ci interdit de reconnaître une quelconque minorité ou catégorie de Français, bref de différencier les citoyens. L’identification de groupes au sein du peuple français reviendrait à nier l’égalité des citoyens.

La reconnaissance de « populations d’outre-mer » Les différenciations au sein de la population française La réalité complexe de notre société comme de notre État de droit échappe aux caricatures du discours républicaniste ou multiculturaliste. Bio. La volonté de ségrégation. L’affaire du burkini révèle une dimension essentielle du racisme. Son existence même a besoin de s’appuyer sur des éléments de la réalité, des faits réels, qui sont ensuite encodés, déformés, réinterprétés, analysés à partir de la grille de lecture raciste. L’antisémitisme s’appuie sur la présence de quelques présumés juifs dans la sphère du pouvoir, ou dans le mouvement communiste, pour construire le mythe du « complot juif » et du « judéo-bolchévisme ». Le racisme anti-noir s’appuie sur les faits-divers où des supposés Noirs sont impliqués pour construire la menace de la « délinquance noire ». L’islamophobie s’appuie les multiples faits relatés dans la presse (hijab à l’école, repas sans porc à la cantine, etc.) et, plus récemment, sur la revendication religieuse des groupes violents takfiri [1], pour conclure à l’idée d’incompatibilité entre « islam » et « république ».

Chaque forme de racisme a sa propre histoire idéologique. Cependant, il n’existe pas de « réalité » en soi. Qui a «mérité» la France? Alors qu'à l'Assemblée on décidait d'accorder automatiquement la nationalité française à tout enfant d'étranger né sur le sol national, la droite défilait, le 6 décembre à Nice, sous une banderole, sur laquelle une main, sans doute blanche, avait écrit: «La France se mérite.» Cela ne manque pas de piquant; car, enfin, qu'ont-ils fait, ce coiffeur, cet avocat, ce chauffeur de taxi marchant côte à côte pour «mériter» la France? Leur a-t-on fait passer un examen? Leur a-t-on imposé des épreuves, un parcours initiatique? En quoi la droite niçoise a-t-elle «mérité» la France?

Les fils d'étrangers auraient ­ à la rigueur ­ une supériorité sur eux: leurs parents sont venus en France, eux! Cette banderole manque d'autant moins de piquant que toute l'idéologie de la droite repose sur l'idée d'héritage, c'est-à-dire de l'immérité absolu! Les clampins de la manifestation niçoise n'ont donc pas «mérité» la France. Et pourtant, tous ces pauvres gens, on les garde avec nous. Jacques DRILLON. Un parpaing dans l’estomac. Le 30 mars sur les ondes de RMC, la ministre des familles, de l’enfance et des droits de femmes avait comparé les femmes portant le voile à des « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Entretien. Aux premiers abords, Laurence Rossignol a l’allure d’une ministre, tailleur taillé, yeux bleus, mais qui racontent tellement de turpitudes, poignée franche et un bureau sous les ors d’une République qui n’a plus la force de l’âge. Il y a deux semaines, elle a dit « nègre afri… américains » sur un plateau de télévision, propos raciste, vite éclaboussés sur tous les réseaux, 7000 tweets horrifiés qu’une ministre française puisse prononcer une telle folie, une pétition de plus de 35 000 signatures pour demander sa démission et, depuis, plus 400 plaintes déposées pour injures publiques à caractères raciales.

Mehdi : Après vos propos polémiques, avez-vous pensé démissionner ? Laurence Rossignol : Non. Mehdi : Pas une fois vous ne vous êtes dit que vous deviez quitter vos fonctions ? « Nous devons assumer le fait que nous sommes une société multiculturelle » Patrick Simon, sociodémographe à l’Institut national d’études démographiques (INED), a coordonné la vaste enquête Trajectoires et origines (TeO), publiée le 9 janvier, qui a scruté les vies de 8 300 immigrés issus de sept vagues d’entrées successives, les comparant à celles des Français sans ascendance étrangère.

Depuis les attentats, on ne cesse d’entendre que l’intégration à la française serait un échec. Vous prétendez le contraire en vous basant sur les résultats de l’étude « Trajectoires et origines », qui a été réalisée auprès de 21 000 immigrés et de leurs descendants. Pourquoi ? Il est toujours difficile de faire le bilan de l’intégration, car c’est une notion ambiguë et fortement politisée. Si l’on considère qu’elle fonctionne quand les ressources pour participer pleinement à la société s’accroissent d’une génération à l’autre, on peut affirmer que le bilan est positif, même s’il contient des zones d’ombre. Rejet du récépissé pour les contrôles d'identité. POLICE Il était proposé par des amendements au projet de réforme pénale pour lutter contre les contrôles au faciès… M.C. avec AFP Publié le Mis à jour le Un vif débat, et au final le rejet de ce dispositif censé lutter contre les contrôles au faciès.

L’Assemblée a voté mercredi contre la mise en place d’un récépissé de contrôle d’identité, que proposaient des députés PS et écologistes par des amendements au projet de réforme pénale. >> A lire aussi : Un rapport dénonce de nombreux abus « Ces discriminations sont une réalité aujourd’hui », a insisté le député socialiste de Seine-Saint-Denis Mathieu Hanotin, auteur d’un des amendements. « Beaucoup des contrôles d’identité sont des contrôles au faciès.

Engagement de campagne de Hollande Tous ont rappelé l’engagement du candidat François Hollande, qui avait promis, lors de sa campagne 2012, de lutter contre le « délit de faciès » dans les contrôles d’identité par « une procédure respectueuse des citoyens ». « Caméras mobiles » Mots-clés : Je me souviens d’aujourd’hui. 2005-2015 : SOUVIENS-TOI ? Les blogueurs se rappellent de leur octobre et novembre 2005. Je me souviens d’aujourd’hui. Des vacances scolaires qui creusaient le temps. D’un passement de jambe, d’un beau geste du pied, de la balle au fond de la cage, des cris exaltés, de l’équipe vainqueur. Je me souviens d’aujourd’hui, du paysage qui ne changeait pas, des frères qui retenaient les tours pour ne pas qu’elles tombent en lambeaux, des vapeurs de shit, des groupes des centres aérés qui allaient à la piscine pour vivre sous l’eau, des enfants qui s’amusaient comme ils pouvaient.

Je me souviens d’aujourd’hui, des survêtements des enfants, des nouvelles baskets bien blanches, des crampons acidulés qui s’accrochaient au terrain de foot, des enfants qui jouaient sur ce terrain et des autres qui regardaient autour. Je me souviens d’aujourd’hui, de cette journée comme une autre, des vies qui se déployaient sans trop d’effort. Je me souviens d’aujourd’hui. Je me souviens d’aujourd’hui. On vient de subir un contrôle au faciès. Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah, auteurs et journalistes, se promenaient sur les Champs-Elysées lorsque six policiers ont procédé à un contrôle d'identité, comme ça. Ils racontent. Ça arrive tous les jours, ce genre de choses. Mais aujourd’hui, ça nous est arrivé à nous. Ce n’est pourtant pas la première fois et on arrive jamais à s’habituer à ça. Six policiers errent sur les Champs Elysées à 18H49. Dehors, le temps est moisi. Pourquoi nous ? Et puis, on demande « une réquisition qui justifie ce contrôle ».

Rapidement, ils se rétractent. . « Ça s’appelle un contrôle au faciès, messieurs », on dit. Donc il y a eux et nous ? Ils nous séparent l’un de l’autre. Et puis un deuxième policier reprend, en tendant sa joue : « Tape-moi, vas-y si t’es un homme ». Il prend le poignet et serre très fort : « Essaye de fuir le contrôle maintenant, vas-y ». Évidemment, ils ne trouvent rien. Mehdi MEKLAT et Badroudine SAID ABDALLAH Société Police témoignage. Le « Grand Remplacement » et le polypier géant | Au coeur de l'antiracisme. Le « racisme anti-Blancs » et la thèse du « Grand Remplacement » constituent des questions hautement clivantes. La réalité de ces phénomènes est une évidence pour les uns, quand leur évocation ne relève, pour d’autres, que du fantasme et de l’imposture. La généalogie des deux notions, dans leur dimension polémique, a à voir avec notre histoire coloniale ; elles ont en commun de s’être déplacées, en ce qui concerne leurs aires d’application présumées, des colonies vers la métropole française.

J'évoquerai dans ce billet la thèse du « Grand Remplacement » dont on sait qu’elle repose sur l’idée d’une substitution, par le truchement d’une immigration fulgurante et d’une forte fécondité, de populations extra-européennes, principalement subsahariennes et maghrébines, au peuplement « originel » de notre continent. Elle annoncerait de fait un changement de civilisation. La généalogie du « Grand Remplacement » La décolonisation et les grandes invasions Le racisme, principe organisateur de l’humanité.

2014-023 - Emploi et chômage des descendants d'immigrés en 2012. En 2012, 3,9 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans résidant en France métropolitaine sont nées en France d’au moins un parent immigré, soit 9,8 % de la population en âge de travailler. 53 % d’entre elles sont d’origine européenne ; issues de vagues d’immigration plus anciennes que les autres descendants d’immigrés, et donc globalement plus âgées, leur situation sur le marché du travail est en moyenne proche de celle des personnes non issues de l’immigration (ni immigrées, ni descendantes d’immigrés). 5,7 % des descendants d’immigrés occupant un emploi sont en situation de sous-emploi en 2012 et 9,4 % des salariés de 30-54 ans sont en contrat temporaire, soit respectivement 0,8 et 2,2 points de plus que les actifs occupés non issus de l’immigration.

Ces situations sont, en outre, plus fréquentes pour les descendants d’immigrés d’origine africaine. Sept idées reçues sur l'immigration et les immigrés. Le gouvernement français doit présenter, mercredi 17 juin, un plan visant à améliorer la prise en charge des demandeurs d'asile et à mieux lutter contre l'immigration irrégulière. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Le gouvernement français doit présenter, mercredi 17 juin, un plan visant à améliorer la prise en charge des demandeurs d'asile et à mieux lutter contre l'immigration irrégulière. Un thème que se disputent les partis politiques depuis des années. Aides sociales, afflux de migrants, « laxisme », tout est bon pour dénoncer l'arrivée ou la présence d'immigrés sur le sol français. 1. « Il y a une "explosion" de l'immigration en France » Premier cliché démenti par les faits : la part des immigrés et des étrangers en France est certes en hausse depuis trente ans, mais à un rythme qui est loin de « l'explosion », et qui ne s'accélère pas sur les dernières années.

Un tiers des immigrés provenaient en 2008 de pays de l'UE, 38 % d'Europe. Or... c'est déjà le cas ! D'Internet aux urnes ; la victoire annoncée des réactionnaires. J'emploierai au cours de ce texte deux mots différents. J'appellerai réactionnaires celles et ceux qui revendiquent une volonté politique et/ou idéologique (les deux ne vont pas forcément voire rarement de pair) à conserver les choses en état voire le retour à une situation antérieure, souvent fantasmée. Ainsi nombre d'europhobes du Front National fantasment la situation de la France avant son entrée dans l'Europe.

Je parlerai d'extrêmes-droites lorsqu'il s'agira de qualifier des groupes politiques identifiés et reconnus comme tels. Je sais que le mot ne recouvre plus rien de précis ; d'aucuns, avec raison, y placeront des politiques et des journalistes qui ne font pas pour autant partie de groupes politiques identifiés comme d'extrêmes droites. Dés lés début des années 2000, les groupes d'extrême-droite ont très bien compris les avantages d'Internet : - se regrouper entre soi pour discuter et se renforcer dans un anonymat relatif. - la possibilité donc de fédérer. Stains choisit Azzédine Taïbi. MUNICIPALES 2014. Dans cette commune de Seine-Saint-Denis, trois candidats issus de la diversité s’opposaient au second tour. Azzédine Taïbi représentant l’Union de la gauche a remporté 50,33% des voix.

Une victoire forte en symbole, même si le taux d’abstention, 56%, doit être mis dans la balance. Il y avait longtemps que Stains n’avait pas connu de second tour. La soirée électorale à Stains est placée sous le signe du symbole, de la première fois et de l’inédit. Il est 21h10, c’est officiel Azzédine Taïbi est élu maire de Stains. L’espoir est immense. Un cortège euphorique et bruyant dans le concert des klaxons, des casseroles, des percussions se dirige vers l’espace Paul Éluard afin d’écouter le nouveau maire qui suscite une grande attente. Balla Fofana. Alain Finkielkraut offre de mauvaises réponses à de mauvaises questions. C’est un livre malheureux d’un homme qui ne s’aime plus. Un homme qui nous dit qu’il a mal à la France –sans se rendre compte qu’il se fait du mal à lui-même. Alain Finkielkraut publie ce mercredi L’identité malheureuse. La presse s’est agitée avant même la parution de l’ouvrage pour interviewer son auteur: de pleines pages dans Le Point, Le Figaro et Le Journal du Dimanche – au risque de l’avoir trop vite lu.

Imprudences. Lisons-le. Minutieusement et sans préjugés. Sur chacun de ces thèmes, reconnaissons-lui une forme de cohérence et de continuité. Un essai contre l’immigration Mécontemporain lui-même, Finkielkraut déteste, c’est un fait, la France comme elle va. Le livre de Finkielkraut, disons-le clairement, est un essai contre l’immigration. La thèse de Finkielkraut est simple, terriblement simple: le changement démographique et l’immigration de masse affectent l’identité nationale. Le philosophe regrette le bon vieux temps et pleure l’homogénéité perdue. Il va plus loin. Roms : la vocation de Manuel Valls. Charte de Peillon : je suis prof en ZEP, la laïcité n'est pas LE problème. Affichage de la charte de la laïcité dans une école de Bordeaux, le 09/09/2013 (POUZET/SIPA) J’enseigne depuis huit ans avec plaisir et intérêt.

De Bobigny à Clichy sous Bois en passant par l’Essonne et la Charente, j’ai eu le plaisir de croiser la route et les copies de plus de mille élèves aux origines aussi variées que le monde. Cette année encore, dans mes classes, mes élèves sont français avec des prénoms, des sourires, des couleurs et des regards qui rappellent l’origine de leurs parents venus d’Asie, d’Afrique, du Maghreb ou d’Europe.

Alors quand j’ai lu la très médiatique "charte de la laïcité" cela m’a laissée sans voix. J’avais l’impression de voir quelqu’un arriver, avec des gyrophares, près d’un blessé grave pour lui donner du déodorant. Quel est l’intérêt d’une charte qui ne sert qu’à répéter ce que le règlement intérieur des établissements scolaires stipule déjà et ce que la loi impose ? A l’adolescence, certains sont musulmans comme d’autres sont gothiques Qui est dupe ?

Désintégrer la politique. L’intégration, une politique à réinventer. "L'intégration ne concerne pas que les immigrés, mais aussi ceux qui vivent avec" Un rapport au vitriol fustige les politiques d'intégration. Thierry Tuot « C’est tellement simple de dire 
qu’il y a trop d’immigrés…» Thierry Tuot, volontaire d’asile. La Grande nation.