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Violences gynéco et obstétr

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Deuil périnatal

Endometriose. Accouchement. Informez vous sur vos droits. Plateforme pour une naissance respectée - On l’appelait Gygy. Je ne suis pas un grand habitué des conversations de filles. Je n’en suis pas une et je n’en ai pas à la maison. Je ne fréquente pas non plus beaucoup les forums de nanas et de mamans. Mais parfois, au détour d’un clic ou sur Twitter, je les vois parler de « gygy ». « Gygy », un petit nom gentil qui respire la complicité et l’intimité. Un peu comme « Doudou » ou « Loulou ». Presque un parfum d’enfance. À qui donc est destinée cette tendre appellation ? Non. Si vous êtes une fille, vous avez probablement déjà deviné : elles parlent de leur gynécologue. Eh bien, quand je lis ce mot, mes yeux saignent (et je ne vous raconte pas lorsqu’il en est fait usage dans les commentaires sur mon propre blog ou que ça se passe chez l’ami Winckler).

Merde, quoi ! En écrivant ce billet je me suis demandé ce qu’il fallait en penser. La vie privée, amoureuse en particulier, a toujours vu fleurir les mignons petits diminutifs. De quelle autre spécialité parleriez-vous ainsi ? Sinon, panpan cucul. Sur le fond. Ces gynécos archaïques qui font souffrir leurs patientes. Julie a lâché son gynécologue du jour au lendemain. Elle était loin de s’attendre à la réflexion qu’il lui décocherait en plein examen. « J’étais assise nue sur le siège et lui me tâtait les seins, à la recherche, j'imagine, de petites boules douteuses. À la fin, il a souri et a dit "c'est quand même bien plus agréable quand ça a vingt ans que quand ça en a soixante".

Je me suis sentie violée », raconte la jeune femme. Elle avait bien remarqué son « attitude paternaliste et familière » qui la mettait « mal à l’aise » lors de précédentes séances, sans oser s’en plaindre. Rendez-vous intime et régulier dans la vie d'une femme, l'examen gynécologique est parfois vécu comme une intrusion ou une source d'embarras. Manger un yaourt pour soigner une mycose Lucile se dit elle aussi écœurée par ses déboires gynécologiques successifs. Certaines font part de problèmes d’écoute et d’information. "On m'a imposé la pilule" Aurélia a, pour sa part, réussi à s'en faire poser un. Écouter les femmes. Une drôle de chronique sur la maltraitance ordinaire en gynéco | En jupe !

La maltraitance ordinaire en gynécologie obstétrique c’est aussi très drôle quand c’est raconté par Noémie Delattre. En 4 mn la chroniqueuse nous fait un florilège des situations de maltraitance, jugements moraux, petites humiliations ou simples « oublis » de ce qui existe « au dessus de l’utérus » : une femme. Une bonne manière de se rappeler que la maltraitance n’est pas forcément un comportement actif de nature violente ou perverse, limité à de très rares soignants. Non, la maltraitance « ordinaire » est tellement banale.

En gynécologie-obstétrique elle est tellement « facile ». Pour celles et ceux qui ne pourraient écouter la chronique, voici sa transcription. . « Il y quelques temps à propos du droit à l’avortement, il y a un con dont j’ai oublié le nom qui avait dit qu’il fallait que les femmes comprennent que leur corps ne leur appartient pas (…). Alors qu’après avoir discuté 2 mn avec elle j’ai appris qu’elle avait été évidemment estropiée, mutilée, terrorisée. J'aime : "Il me fait un bisou sur un sein" : maltraitance gynécologique, vos témoignages. Témoignages forts, échanges, expression d'un soulagement à pouvoir partager, enfin, certains traumatismes vécus lors de visites chez le ou la gynécologue... En voici un florilège, enrichi par vos commentaires, en bas de cet article.

Il s'agit bien sûr de témoignages apportant une vision partielle de la réalité du monde médical, qu'il n'est donc pas question ici d'incriminer dans sa globalité. Pas plus qu'il n'est question de remettre en cause l'importance d'un suivi médical régulier. "Parfait pour la levrette", par Léa Au CHU de Nantes, mon gynéco m'a dit une fois : "Votre col de l'utérus doit être parfait pour la levrette ". "L'ancienne gynéco de ma mère lui a caché un cancer", témoignage anonyme L'ancienne gynéco de ma mère lui a caché un CANCER (oui, oui) parce qu'elle était enceinte (bah oui, des fois que ma mère aurait préféré avorter et se faire soigner 8 mois plus tôt !!!). A écouter : Accoucher dans la violence. Marie accouche là | Explorations politiques et féministes autour de la naissance.

Qu’est-ce que la violence obstétricale ? « Comment définir la violence obstétricale ? » est une question qui m’est régulièrement posée. J’ai donc décidé de vous livrer l’état de mes réflexions sur cette violence particulière qui a lieu pendant la grossesse et l’accouchement. La violence obstétricale est l’addition de deux types de violences : la violence institutionnelle et les violences basées sur le genre. De nombreux auteurs ont décortiqué la violence institutionnelle produite dans les institutions de soin, d’éducation ou de rééducation, telles que les hôpitaux, les homes pour personnes âgées ou pour enfants ou encore les lieux d’accueil pour les personnes handicapées. Toute institution a tendance à fabriquer de la violence, notamment par la mise en place de procédures, de gestes techniques et d’organisation du service, qui surplombent voire annihilent les besoins fondamentaux des personnes qui y sont prises en charge.

La violence obstétricale, un concept né en Amérique latine Ma définition de la violence obstétricale M.C. Tu sauras jamais.... Deux précisions :- J'ai déjà servi et je continuerai à servir de cobaye pour les étudiants en santé, par une bête question de principe donnant / donnant. Y compris en gynéco. Mais je ne voudrais pas imaginer qu'on puisse m'examiner à mon insu, et je me réserve le droit de refuser un examen. Ne pas faire aux autres ce que l'on ne voudrait pas pour soi-même...- Le Dr A, bien qu'anonymisé par le dessin, existe. C'est un excellent chirurgien ET un excellent soignant. Il a été à l'origine de la création de mon Top Ten des Chefs, c'est tout dire. Faudra que je vous fasse une note là-dessus, d'ailleurs, un jour. Et tiens, allez chez notre amie Jaddo relire cette note et cette autre note. Bibliographie violenceobs 2016. Attention à l'épilation définitive : la mise en garde du gynécologue Jean-Marc Bohbot.

Selon un sondage IFOP, 82% des Françaises s'épilent le maillot. Ce qui n'est pas sans conséquences sur leur santé, comme l'expliquent dans "La Tête au carré" le médecin Jean-Marc Bohbot et la journaliste Rica Etienne, qui viennent de sortir un livre sur le microbiote vaginal. L'épilation totale du maillot est aujourd'hui une pratique de plus en plus courante : les trois quarts des jeunes femmes s'épilent le maillot, contre seulement une sur deux chez les plus de 26 ans. Et comme l'IFOP Le soulignait dans un tweet cet été : 22% des (dont 45% des - 25 ans) vont pratiquer l’épilation intégrale.

Interrogé sur le microbiote vaginal au micro de Mathieu Vidard, le gynécologue Jean-Marc Bohbot met en garde contre l'épilation : "De plus en plus de publications internationales montrent qu'il y a une augmentation du nombre de maladies sexuellement transmissibles directement lié à l'épilation : papillomavirus, herpès, syphilis... Violence obstétricale pure et dure - Bénédicte de Thysebaert. Lors de mes récentes supervisions de stage d'étudiantes sages-femmes, j'ai assisté à un accouchement particulièrement violent pour la maman et le bébé. Dans le premier cas, une maman enceinte à terme de son premier bébé arrive à dilatation complète. Elle souhaite une péridurale et, comme la tête du bébé est encore haute, la sage-femme appelle l'anesthésiste. Jusque là, tout va bien. Sauf que l'anesthésiste lui fait une dose "béton", tellement forte que les contractions s'arrêtent totalement.

La sage-femme décide alors de rompre la poche des eaux pour restimuler le travail et place une perfusion d'ocytocine pour relancer les contractions. Nous sommes face à la théorie des dominos : "Quand on commence à intervenir dans un processus naturel, on amorce une escalade d'interventions" en allusion au premier domino qui vacille et fait tomber tous les suivants. Cette femme a tout eu sauf l'accouchement respecté auquel elle et son bébé avaient droit.

C'était d'une violence indescriptible.