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Sociologie de la sécurité

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Esp1501. 2004 Sécuriser. Sous la direction de Alain Mougniotte 152 pages La sécurité reste au centre du débat public, à l'école et dans la société.

2004 Sécuriser

Les textes présentés ici se situent non pas du côté de la violence telle qu'elle est exercée mais de celui du sentiment d'insécurité, tel qu'il est vécu et se placent délibérément dans la perspective des victimes éventuelles, en étudiant le vécu objectif. Intensification des dérives sécuritaires : Contexte d’émergence et conséquences sur le « terrain » 1La prépondérance sans précédent qu’ont pris les questions relatives à la « sécurité » dans les discours politiques et médiatiques, mérite que l’on examine rapidement les conditions de leurs développements, avant de chercher à déceler quelles peuvent en être les incidences. 2Sans revenir en détail sur les prémisses d’une question complexe aux ramifications multiples, l’émergence de ces questions trouve un éclairage dans le changement d’échelle d’appréhension des phénomènes sociaux et sur la nature des interventions qui s’y sont progressivement développées.

Intensification des dérives sécuritaires : Contexte d’émergence et conséquences sur le « terrain »

Appréhension locale des phénomènes sociaux et effets de stigmatisation 1 Selon l’expression d’Hubert Dubedout, il s’agissait de « Ensemble, refaire la ville », La Documenta (...) 3Au début des années 80, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, l’accent est mis sur le local. Dossier : Pauvreté et contrôle social. REGULATIONPUNITIVEPAUVRETRE. Revue Cahiers internationaux de sociologie 2003/1. Anthropologie de la matraque. Recensé : Didier Fassin, La Force de l’ordre.

Anthropologie de la matraque

Une anthropologie de la police des quartiers, coll. La Couleur des idées, Le Seuil, octobre 2011, 408 p., 21 €. La force de l’ordre, l’ouvrage que publie l’anthropologue Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, s’annonce comme une « ethnographie de la force publique » (p. 33). On peut le lire comme un manifeste ethnographique.

Entre politique sécuritaire et délinquance d’exclusion : le malaise de la prévention spécialisée. Prisons, quel avenir. Jean Bérard et Jean-Marie Delarue, Prisons, quel avenir ?

Prisons, quel avenir

, Puf - La vie des idées, 2016. 109 p., 9 €. Ce livre est présenté par Jean-Marie Delarue. Conseiller d’État, il a été, de 2008 à 2014, le premier Contrôleur général des lieux de privation de liberté. De 2014 à 2015, il a présidé la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Enquêter sur la violence légitime. En définissant l’État comme une « entreprise politique à caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès, dans l’application des règlements, le monopole de la contrainte physique légitime » (Weber, 1995, p. 97), Max Weber accorde à la violence légitime [1] une place centrale dans le programme d’une sociologie des groupements politiques [2].

Enquêter sur la violence légitime

La violence légitime est en effet décrite à la fois comme le moyen spécifique de l’État, et comme la condition nécessaire, si ce n’est suffisante pour que celui-ci puisse être appelé « État ». Pourtant, malgré cette importance proclamée et le rappel à l’envi de cette définition dans nombre de travaux de sociologie de l’État, la notion de violence légitime n’a que peu fait l’objet d’investigations empiriques de la part des sciences sociales. Pourquoi cette étrange lacune ? L’image des banlieues.

Recensé : Julie Sedel, Les médias & la banlieue, Collection INA | Penser les médias, Éditions Le Bord de l’eau, 2009, 230 pp. , 18€.

L’image des banlieues

Dans un livre au style alerte et précis, Julie Sedel restitue l’essentiel de son travail de thèse mené entre 1999 et 2006 dans deux quartiers populaires de la banlieue parisienne et dans les rédactions de plusieurs organes de presse. En mobilisant sociologie, science politique et analyse du discours, elle étudie trois dimensions qui, étroitement articulées, rendent compte de la construction de la représentation médiatique des banlieues : les transformations du monde médiatique, les évolutions économiques, culturelles et sociales des quartiers HLM, les luttes symboliques des différents acteurs concernés pour la production légitime de l’image des banlieues. Le troisième chapitre entre dans le vif du sujet en détaillant les logiques de production de l’information en banlieue. Photo (cc) : Alain Bachellier Pour citer cet article : La peur de l’islam. Recensés : Robert Spencer, « The Rise of « Eurabia » », FrontPageMagazine.com, 18 mars 2004 Bat Ye’or, Eurabia : The Euro-Arab Axis, Fairleigh Dickinson University Press, 2005 David Pryce-Jones, “Captive Continent”, National Review, 9 mai 2005.

La peur de l’islam

Quand la police fait le crime. Le 25 novembre 2010, la police de Rio de Janeiro annonçait avoir repris le contrôle d’une favela du nord de la ville.

Quand la police fait le crime

Sur le terrain, les policiers exhibaient des armes de gros calibres aux fenêtres de leurs voitures, dans les hélicoptères qui survolaient les favelas, devant les commissariats de police judiciaire, et pénétraient dans les favelas équipés de blindés [1]. Ces événements, loin d’être exceptionnels, sont des conflits routiniers qui coûtent la vie à des milliers de jeunes. Dans la seule ville de Rio de Janeiro, le nombre de victimes d’homicides a certes diminué de 24,4 % entre 2000 et 2008, mais les « actes de résistance » ont augmenté de 147,5 % sur la même période. Pourquoi les Britanniques ont confiance en leur police. L’exercice de la police, ou l’ensemble des processus de contrôle social, existe sous une forme ou sous une autre dans toutes les sociétés humaines.

Pourquoi les Britanniques ont confiance en leur police

Mais la police, en tant que corps organisé d’individus ayant des obligations et des responsabilités spécifiques, en particulier dans le domaine de la délinquance et du maintien de l’ordre, est essentiellement une création des deux ou trois derniers siècles. Que l’on situe son origine à Paris au milieu du XVIIIe siècle (où le lieutenant général de police avait 3 000 hommes sous ses ordres, Emsley, 2007, p. 65), à Londres (avec la création de la London Metropolitan Police en 1829), ou ailleurs, une chose est sûre : dans un laps de temps relativement court, la police est devenue une institution publique majeure dans la plupart des pays d’Europe, comme dans les autres pays du monde. Le Royaume-Uni est sur ce point un exemple intéressant. On dit souvent, à juste titre, que les Britanniques sont obsédés par leur police. La légitimité de la police. Les chiffres du crime. Recensé : Philippe Robert et Renée Zauberman, Mesurer la délinquance, Paris, Presses de Sciences Po, 2011. 177 p., 15 €.

Les chiffres du crime

En matière de délinquance, dans la presse comme dans les discours politiques, les « faits divers » l’emportent sur les « faits sociaux ». Et lorsque des informations quantitatives sont mobilisées dans le débat public, rare est la confiance accordée aux chiffres. L’ouvrage de Philippe Robert et Renée Zauberman, publié dans la collection La bibliothèque du citoyen des Presses de Science Po, pourrait aider à sortir de cette situation regrettable. Représentant l’aboutissement de plus d’un quart de siècle de recherche sur la délinquance au Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP), ce livre, écrit dans un style limpide, s’adresse à tous. New York, ville sans crimes. Recensés : Franklin E. Zimring, The City That Became Safe. New York’s Lessons for Urban Crime and its Control, Oxford, Oxford University Press, 2012, et John E. L'evolution de la delinquance juvenile en France (1980-2000) À quoi servent les « chiffres de la délinquance » ?

La délinquance générale constatée par les forces de police et de gendarmerie en 2004 « a baissé de 3,76% » par rapport à celle enregistrée en 2003. C’est ce qu’a annoncé le 14 janvier le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin. Avec 3.825.442 faits constatés contre 3.974.694 en 2003, cette baisse de la délinquance est « la plus forte depuis 1995 », a-t-il souligné, ajoutant qu’elle représentait « plus de dix points d’écart en seulement trois ans ». La délinquance de voie publique, pour sa part, a baissé de 8,4%, passant ainsi « pour la première fois sous la barre des deux millions d’infractions ». Le miroir des inquiétudes contemporaines. L’« insécurité » occupe une place centrale dans la société française, à la fois comme peur, comme plainte, comme sujet de débat et comme objet de mobilisation des pouvoirs publics. Dans un contexte de désenchantement du monde et de perte de crédibilité des élites, l’avenir est devenu incertain. Si l’on y ajoute la précarité d’une frange grandissante de la population, le développement d’un processus de « ghettoïsation » - processus contraint et subi dans les quartiers populaires, processus visant à la recherche d’un entre-soi protecteur dans les zones périurbaines ou sélectif dans les quartiers huppés des centres-villes - et l’affaiblissement de nombreuses formes de solidarités, l’avenir est aussi devenu inquiétant.

Il faut pourtant résister à la panique car elle ne permet aucune analyse et ne peut donc permettre d’envisager aucune solution. Une société plus violente ? Notes Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP/CNRS). L? Auteur remercie Sophie Nevanen pour son aide à la présentation des graphiques. La violence des jeunes en question. Publications de Laurent Mucchielli. Vers une criminologie d'État en France ? Armes à feu en France : des discours, des faits divers … et des indices scientifiques qui démentent l'alarmisme. Après la question des affrontements entre bandes il y a quelques mois (veille d’autres élections), c’est cette semaine la question des armes à feu qui monte « à la une » de l’actualité. Les discours politiques redoublent de fermeté et de promesses, et annoncent naturellement une nouvelle loi. Certains syndicats de police se déchaînent : les armes à feu seraient de plus en plus nombreuses, et maintenant des armes de guerre !

On se souviendra que ces affirmations sont récurrentes depuis la fin de la guerre de Yougoslavie en 1995. C’était il y a presque 15 ans… Certes, quelques faits divers dramatiques tombent à point nommé et se trouvent subitement érigés en faits de société. Mais les mêmes faits divers n’existaient-ils pas il y a quelques semaines ? Armes à feu en France : des discours, des faits divers … et des indices scientifiques qui démentent l'alarmisme. L'évolution de la délinquance des mineurs.