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The wire

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David Simon
6 saisons

The Wire - Season Four Trailer.

Doc de travail

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The Wire sur écoute. Dossier : La ville des séries télé La série The Wire, produite par HBO au début des années 2000, vous est apparue complexe, parfois obscure, mystérieuse et sibylline ? Ce livre collectif, sous la direction d’Emmanuel Burdeau et de Nicolas Vieillescazes, vous fera le même effet. Tant mieux. Parce qu’il est, en fait, une invitation à vous (re-)plonger dans la série, à (re-)visionner des épisodes, des scènes, à décortiquer et apprécier ce que vous n’aviez fait qu’effleurer. Cette série est d’une telle densité qu’un seul visionnage ne peut suffire.

C’est à travers la description historique, sociale et politique du déclin et de la décrépitude de la ville de Baltimore que les auteurs de la série mettent en œuvre ce vaste programme. Aux confins du réel et de la fiction, la série ouvre de « nouvelles possibilités » et produit « des utopies fécondes » (P. En somme, la série bouscule et violente le (télé-)spectateur de façon incessante.

On peut ainsi conclure, avec K. « The Wire » : le fil d’Ariane sociologique de la complexité urbaine américaine. 1 Manuel Gárate, « Battlestar Galactica (2004) », Nuevo Mundo Mundos Nuevos, Imágenes en movimiento, (...) 2 Que l’on peut définir comme une production télévisuelle découpée en épisodes, eux-mêmes regroupés (...) 1En avril 2008, Manuel Gárate justifiait, dans ces mêmes pages1, son analyse de la série télévisée « Battlestar Galactica » par le caractère culturel de cette forme de production médiatique.

Autrement dit, le genre « série »2 représente selon lui une manifestation historiquement représentative du contexte socioculturel d’une société donnée. En ce sens, la « série télévisée » est singularisée par son caractère médiatique (du fait de l’utilisation du support « image » et de sa diffusion télévisuelle), par sa durée (plusieurs saisons, en général) et par sa construction séquencée et suivie (le format de l’épisode, dont la production et la diffusion « en série » ont donné son nom même à cette forme spécifique). The Wire: une série TV comme terrain d’étude.

1La série The Wire, diffusée entre 2002 et 2008 sur HBO, laisse rarement indifférent. Les adeptes deviennent rapidement fanatiques, alors que les autres, désarçonnés par la complexité et le rythme particulier de cette production à part dans le paysage audiovisuel nord-américain, abandonnent rapidement. Disons le franchement : pour celui ou celle qui se laisse séduire, The Wire est proprement exceptionnel.

L’originalité du propos, la virtuosité de la narration, la qualité de l’interprétation, la sobriété de la réalisation et l’ambition de l’ensemble en font un divertissement passionnant. Au fil du récit, l’empathie avec les personnages grandit. 2Après cet hommage rendu en tant que « fan », je me propose d’explorer cet objet dans la perspective des sciences sociales. 1 Voir notamment les articles de Slate : « The Wire on Fire », septembre 2006, (...) 2 Traduction de l’auteur : "The Wire is the most anti-TV show out there"

. (...) Sérierama #12 : La “question raciale” dans les séries américaines - Sérierama, le blog séries TV de Pierre Langlais. Invités cette semaine du podcast 100 % séries de “Télérama”, Sébastien Lefait, co-auteur de “La Question raciale dans les séries américaines”, essai publié aux Presses de Sciences-Po. Ensemble, nous discutons du traitement que font les séries américaines des minorités ethniques, des problèmes raciaux, à travers des œuvres comme The Wire, Oz, Homeland ou Les Soprano, mais aussi à la lumière des récents événements de Ferguson et New York et de séries plus récentes comme Black-ish. Aussi au menu, la chronique de Julia Vergely sur Grey's Anatomy, la B.O de Homeland, et mes réponses à vos questions. “The Wire”, la série qui a conquis les banlieues. Et si la meilleure peinture des banlieues françaises était une série américaine ?

Peu connue du grand public mais louée par les critiques, “The Wire” est devenue la référence culturelle d'une jeunesse en quête d'identification. Dans certaines cités de la banlieue parisienne, des canapés trônent au milieu des parkings et des immeubles. Exposés au vent et au soleil. « Les jeunes les ont mis là pour imiter les dealers de The Wire », explique Rachid Santaki, auteur originaire de Seine-Saint-Denis. Dans son quartier de Haute­pierre, à Strasbourg, le boxeur Ludovic Groguhé a lui aussi vu des jeunes sortir des bancs de musculation sur le trottoir. Pour faire « comme dans la série ». Pas étonnant. La série créée par David Simon raconte, de façon hyperréaliste, le quotidien des flics et des vendeurs de drogue à Baltimore, Etats-Unis.

Une série pour intellectuels Diffusée sur HBO, The Wire a souvent été présentée comme une série pour intellectuels. Pas de flics, de journalistes ou de politiques. “The Wire” vu par deux philosophes : extraits commentés. La série “The Wire” a bâti son succès sur son extrême réalisme sociologique. Deux philosophes, Grégoire Chamayou et Kieran Aarons, en analysent trois scènes. Si les enquêtes de The Wire (Sur écoute en VF), la série créée par David Simon, ont ravi, pendant cinq saisons, les fans de séries du monde entier, elles ont aussi intrigué de nombreux chercheurs, impressionnés par leur capacité à explorer la réalité urbaine de l'Amérique de Bush et ses terribles désillusions.

Dans The Wire, reconstitution collective, un petit groupe de critiques, historiens et philosophes analyse les problématiques esthétiques et sociales de chaque saison. Grégoire Chamayou et Kieran Aarons, tout deux philosophes politiques, commentent pour nous trois extraits de la saison 3, actuellement diffusée par France Ô. Grégoire Chamayou : Quel moment cocasse ! Grégoire Chamayou : Si on devait définir cette scène, on parlerait de changements de perspective. La série “The Wire” plus forte que les sociologues ?

La série américaine “The Wire” capte mieux la réalité que bien des études sociologiques. Peut-on s'en servir pour remédier à nos propres dysfonctionnements sociaux ? Le point de vue de deux philosophes. Plus de trois ans après son arrêt sur la chaîne HBO, la série américaine The Wire (Sur écoute en VF) est toujours considérée comme la plus ambitieuse fiction télé jamais réalisée. En soixante épisodes, ses enquêtes captivantes dans les quartiers de Baltimore ravagés par la drogue ont dévoilé la réalité urbaine de l'Amérique de Bush et ses terribles désillusions, à la manière d'une minutieuse étude sociologique. Quoi de plus normal, donc, qu'un petit groupe de philosophes, d'historiens et de critiques aient eu envie de porter leur regard d'amateurs éclairés sur cette fresque balzacienne ?

En quoi une série télé peut-elle devenir un objet philosophique ? Kieran Aarons : The Wire n'est pas une série comme les autres. Quelles sont les leçons d'une telle expérience ? “The Wire” : deux scènes décryptées par David Simon, créateur de la série. Rencontre avec le showrunner David Simon, qui commente deux scènes de sa série “The Wire” (“Sur écoute”). Auteur hors pair, David Simon, créateur de The Wire (Sur écoute) et Treme, est aussi un showrunner amené à se prononcer sur les choix de réalisation de ses séries. Il nous en explique les principes, puis illustre son propos en commentant deux scènes de son œuvre majeure. « Je n’ai jamais pris de cours de réalisation, je ne sais pas faire la différence entre un objectif et l’autre, et je n’ai aucune idée de là où il faut placer les lumières. Je me fie essentiellement à ce que je vois à l’image. Si la scène doit se dérouler de nuit et qu’il y a trop de lumière, ça ne me va pas.

Ça ne me gêne pas qu’on n’aperçoive que la moitié du visage d’un personnage, si le bar auquel il est assis est plongé dans la pénombre. Mon mètre étalon, c’est le réalisme. Laissez-moi vous donner deux exemples à partir de scènes de The Wire, une mauvaise et une bonne : Bref. Online. Résultats Google Recherche d'images correspondant à. The Wire ou les frontières invisibles de Baltimore. West Baltimore. Au printemps, à l'angle de McAllister Street et de Guilford Avenue, l'herbe pousse entre les dalles disjointes du trottoir. Du chiendent ronge le pied des maisons de briques rouges, et court dans les allées qui mènent à des arrière-cours faméliques.

Des rectangles de verdure maigre et sale, abandonnés et hésitants, côtoient des grillages éventrés, des barils dévorés par la rouille, une carcasse de voiture sans roues, des détritus. Des panneaux de contreplaqué cloués à la hâte cachent des portes ou ornent des fenêtres borgnes. Les maisons alignées comme des rangées de fantômes font penser aux logements ouvriers du Nord de la France. Avec les premiers rayons du soleil, les petits dealers se mettent à éclore en nombre à l'angle de la rue.

Dans ce quartier pauvre, comme dans le reste de la ville, la seule loi qui vaille est celle du marché. Baltimore a vu sa population décliner de manière constante, passant de 733 000 habitants en 1993 à 621 000 en 2010.