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Participations » Numéros. Malaise dans la démocratie. Cette semaine, Alain Finkielkraut reçoit les sociologues Alain Caillé et Jean-Pierre Le Goff. Alain Caillé qui dirige depuis sa fondation la revue du MAUSS mouvement anti-utilitariste dans les Sciences Sociales a publié l'an dernier « Le convivialisme en 10 questions : un nouvel imaginaire politique » où il définit le convivialisme comme un art de vivre ensemble qui permet aux humains de prendre soin de la nature sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité.

Jean-Pierre Le Goff a écrit « Malaise dans la démocratie » et on trouve dans cet ouvrage, entre autre anecdote significative, le récit du sommet des consciences pour le climat qui s’est tenu en juillet 2015 à Paris. L’appel pour ce sommet invitait à s’interroger en son for intérieur « Why do I care ? ». www.revuedumauss.com "Décroissance et star system : Pierre Rabhi, enquête sur un prophète".

Bibliographie La raison des nations : réflexion sur la démocratie en Europe Gallimard, 2006. ENTRETIEN Malaise dans la démocratie, avec Jean-Pierre Le Goff. Dans cet ouvrage polémique, Jean-Pierre Le Goff, sociologue et chercheur au CNRS, décrypte le malaise de nos sociétés démocratiques. Nonfiction : Une interprétation largement partagée du malaise français souligne avant tout le poids de la mondialisation et du néo-libéralisme dans ses fondements même.

Cette interprétation, que vous qualifiez d’« économiste », réduit le malaise démocratique au simple effet de la pesanteur de l’infrastructure économique. À l’inverse, et c’est toute la force de votre ouvrage, vous retournez le problème en invoquant la faiblesse de nos ressources morales, intellectuelles et culturelles qui constituaient des garde-fous contre le libre jeu de la concurrence et l’hégémonie du modèle marchand. Comment expliquez-vous la déroute de ces ressources ? JPLG : La déroute de ses ressources ne date pas d’aujourd’hui et est liée au basculement qui s’est produit dans la seconde moitié du XXe siècle. JPLG : Bien sûr que non. Jacques Donzelot : quel « pouvoir d’agir » dans les banlieues ? Le 11-03-2013 Par Erwan Ruty Jacques Donzelot, chercheur spécialiste des questions sociales et d’urbanisme, qui a indirectement influencé le gouvernement en matière de participation des habitants, et contribué à faire émerger le concept d’empowerment (pouvoir d’agir) en France, revient sur le récent Conseil interministériel à la ville.

Une dose de scepticisme, et une pincée d’espoir : participation et intercommunalités. Que pensez-vous de l’esprit des mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault, lors du conseil interministériel à la ville ? On assiste à un retour d’une vision de gauche de la politique de la ville, disant que les quartiers doivent revenir à un niveau « républicain » normal. En gros : renforçons les moyens de l’Etat dans ces quartiers, avec plus d’enseignants, plus de policiers etc, et aidons les gens à y vivre mieux, valorisons leur potentiel… Avant, on appelait ça le « Développement social des quartiers ». Oui, infléchir ce programme est difficile.

Participation des habitants : les conseils citoyens changeront-ils la donne ? Mesure phare du pilier "participation" de la loi Lamy, les conseils citoyens sont encore en cours d'installation dans la majorité des quartiers prioritaires. Les habitants pourront-ils raccrocher les wagons des contrats de ville, qui seront bientôt signés un peu partout ? Périmètre, désignation des membres, rôle des conseils et relations avec la commune... Panorama des questions que se posent les élus pour tenter de se saisir de cet "ovni institutionnel". La participation des habitants constitue depuis l'origine le serpent de mer de la politique de la ville. La loi du 21 février 2014 de "programmation pour la ville et la cohésion urbaine", dite loi Lamy, a introduit plusieurs obligations en la matière, dont celle de mettre en place un conseil citoyen dans chaque quartier prioritaire. Définis par la loi, le rôle et les modalités de constitution et de fonctionnement de ces comités ont été détaillés par la suite dans un "cadre de référence". 1.500 quartiers, 1.200 conseils...

Moi Citoyen - Pour reprendre le pouvoir dans ses lieux de vie. Qu’y a-t-il de commun entre les relations hiérarchiques, l’aménagement d’un quartier, la reprise par ses salariés d’une entreprise en faillite sous forme coopérative, le choix des plantations des espaces verts, la décision de construire un incinérateur ou une zone d’activités, l’interdiction de produire ses propres semences, le conseil de quartier, la monnaie… et le rôle du capitaine ?

Rien ? Si. Ce sont des exemples de situations où l’action citoyenne semble impossible et pourtant des moyens d’agir existent. MOI CITOYEN/CITOYENNE, je peux choisir de reprendre le pouvoir dans mes lieux de vie, pour moi et pour les autres. Des lieux de vie « démocratiques » font la place à une citoyenneté active, à la liberté d’innover, d’expérimenter, d’agir dans des organisations transparentes où les décisions sont partagées et collectives. Chapitre 1 – Des citoyens expérimentent, innovent, tracent les chemins de l’après… ou tout simplement s’engagent Je peux porter des voix (et des voies) alternatives. Ecrire nous-mêmes les Constitutions pour améliorer nos sociétés (Gouvernance) | Initiative positive. Etienne Chouard : On passe à l'acte ! «Post-démocratie», un concept qui traduit le malaise citoyen. La démocratie continuerait-elle sans nous ?

En Europe, le bras de fer entre le gouvernement grec et la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a crûment mis en scène le fossé séparant désormais les citoyens des institutions non élues mais en mesure de peser sur leur quotidien. En France, l’état d’urgence, par principe exceptionnel, se prolonge. Et alors qu’une pétition a réuni plus de 1 million de signatures contre la réforme du code du travail, les élections, elles, sont délaissées : tout se passe comme si l’abstention venait sanctionner des institutions représentatives auxquelles on ne croit plus, et contribuait encore à les délégitimer.

A lire aussi : Il n’y a pas lieu de désespérer C’est le politologue britannique Colin Crouch qui a formalisé et qui a popularisé l’expression dans son livre Post-démocratie, paru en 2004, et traduit en français en 2013 (aux éditions Diaphanes). «La pensée de Colin Crouch est celle d’un déclin. POLITEIA#2 | La démocratie participative est-elle un conte de fées ? | Clément Viktorovitch.

Conférence "les limites de la démocratie participative", par Philippe Aldrin de Sciences Po Aix. YOUROPE ARTE - démocratie participative - mobilisation citoyenne. Ordolibéralisme contre démocratie par Denis Sieffert | Politis. Pierre Dardot et Christian Laval montrent en quoi le néolibéralisme est le produit d’une volonté politique plus que d’un processus économique.

Après La Nouvelle Raison du monde (2009) et Commun (2014), le tandem Pierre Dardot-Christian Laval nous propose une passionnante analyse du processus néolibéral. Dardot, le philosophe, et Laval, le sociologue, posent d’emblée cette question en forme de paradoxe : pourquoi, après tant d’échecs, tant de crises – notamment celle de 2008 – et tant de ravages, le système néolibéral ne s’effondre-t-il pas de lui-même ? Ils avancent une réponse qui sert de fil conducteur à leur essai au titre sombre : Ce ... Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte : Article réservé aux abonnés Pour lire cet article : Déjà abonné(e) ? Consultez nos offres d’abonnement,à partir de 5€/mois. Chrono2007 internet un mode de participation politique. Web et participation politique : quelles promesses et quels pièges ? 1Pendant la décennie qui s'est écoulée, je me suis préoccupé de ce problème d'ordre général : la relation entre l’internet et la démocratie. Plus précisément, j'ai étudié comment et à quel point les médias numériques facilitent la participation à la vie politique, comment ils favorisent l'engagement citoyen dans la vie publique.

Comme on peut s'y attendre – et c'est une chance – je ne suis pas le seul à m'être lancé dans cette entreprise, et j'ai pu profiter d'amples retours de la part de collègues tandis que j’ai pu lire de nombreux travaux. À ce stade, on peut dire que le sujet « internet et démocratie » constitue en quelque sorte un sous-domaine interdisciplinaire spécialisé qui intéresse quantité de chercheurs venus des études médiatiques, de la communication politique, de la sociologie politique, voire des études culturelles. 3J'ai publié assez régulièrement sur ce sujet. 6Au mieux, la démocratie apparaît, tout au plus de manière inégale, suite à des luttes politiques. « Démocratie », par Nicolas Grimaldi • Les idées, Démocratie, Grimaldi. C'est le plus paradoxal des régimes politiques. Quoiqu'il soit unanimement célébré, le grand art des constitutions a toujours consisté à s'en garder. « Tout pour le peuple, mais rien par le peuple », avait prévenu Voltaire, avant qu'aucune expérience ne l'en eût vraiment instruit.

La démocratie, il n'est aujourd'hui jusqu'aux monarchies qui ne s'en réclament. Et, en effet, connaît-on pays plus démocratiques que la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Hollande ou la Suède ? Qui, par ailleurs, s'est jamais prétendu plus démocrate que l'autocrate auquel des élections ont confié pour cinq ou six ans un pouvoir sans limites et sans contrôle, tel qu'on l'observe en France et, mieux encore, en Russie ? On a même vu, lors du dernier demi-siècle, les régimes les plus despotiques se réclamer tellement de la démocratie qu'ils la revendiquaient deux fois. Ainsi y avait-il eu des « démocraties populaires ».

La démocratie est-elle encore représentative ? Les Nuits debout sont-elles un symptôme de plus d'une crise de la représentation ? L'historien Pierre Rosanvallon, spécialiste des mutations de la démocratie, nous livre ses réflexions. Et en seconde partie d'émission, Alain Finkielkraut nous parle de Nuit Debout. Pas d’affiliation à un parti ou à un syndicat, pas de revendications, mais des assemblées citoyennes et une volonté de reprendre la parole : les Nuits Debout qui se déroulent désormais un peu partout en France sont-elles avant tout un symptôme de plus d’une crise de la représentation ?

De l’incapacité des partis et des syndicats de réellement représenter les citoyens ? « Pour les citoyens, le défaut de démocratie signifie ne pas être écoutés », écrivait Pierre Rosanvallon dans son livre Le bon gouvernement publié en août. Alors la démocratie représentative est-elle à bout de souffle ? Ecoutez ici la deuxième partie de l'émission. Vague 7 - janvier 2016 - > Résultats par vague - Le Baromètre de la confiance politique. Les classes moyennes rêvent «d’un coup d’Etat citoyen» Mettre des mots sur les maux des classes moyennes.

«Leurs mots sur leurs opinions, sur leurs sentiments», précisent Véronique Langlois et Xavier Charpentier. A la tête de FreeThinking, «le laboratoire de tendances et d’études qualicollaboratives» du groupe Publicis, ils s’apprêtent à publier «Dissonances. Quand les classes moyennes parlent de la France d’après le 11 janvier, deux ans avant 2017», une étude qu’ils ont menée durant deux semaines pendant la campagne des départementales, auprès de 190 Français des classes moyennes âgés de 18 à 65 ans (1) – et dont Libération a obtenu la primeur (lire le document ci-dessous). S’appuyant sur les 1 220 contributions récoltées en ligne, Véronique Langlois souligne que s’en dégage «une vision âpre et sans concession de la réalité». Et une grande frustration après un scrutin départemental où les électeurs ont jugé leur choix contraint entre «contenir» le FN ou «punir» le gouvernement. «Double fragmentation» Jonathan Bouchet-Petersen. La France a besoin d’une nouvelle étape démocratique.

Par Bruno Cautrès Le rapport des Français à la politique - et à leurs hommes et femmes politiques - semble durablement marqué par un sentiment diffus de « désenchantement », voire de véritable « fracture démocratique » aujourd’hui. Comme l’a montré l’historien Pierre Rosanvallon, la déception des citoyens vis-à-vis de la politique résulte en partie de ce qu’il appelle un « changement de référentiel impliqué par le passage du moment électoral à l’action gouvernementale ». Démocratie représentative, démocratie directe, démocratie délibérative sont de fait structurellement en tension et renvoient à des mécanismes démocratiques différenciés. Ces tensions inhérentes à la démocratie représentative semblent néanmoins s’être accentuées depuis ces dernières décennies. Une désacralisation du politique Ce malaise démocratique n’est pas spécifique à la France, ni à l’Europe. Une forme de désacralisation du politique s’en est suivie. Pour un « audit démocratique » en France.

8 indices qui montrent que vous êtes (sans doute) face à une théorie du complot - Letudiant.fr - L'Etudiant. SEMAINE DE LA PRESSE ET DES MÉDIAS DANS L'ÉCOLE - Se mettre en quête d’explications pour donner du sens aux événements peut mener à la rencontre de théories du complot. Ces récits de fiction promettent de révéler "LA" vérité. Ils mettent en cause la version officielle d’un fait derrière lequel se cacherait un complot. Quels en sont les ingrédients ? Décryptage de Lionel Vighier, professeur de français en collège, qui apprend à ses élèves à reconnaître les théories du complot. #1 Promesse de vérité De manière générale, les théories du complot prétendent vous donner une version officieuse d’un fait, d’un événement, différente de la version officielle, qui, elle, serait mensongère. Cette version est présentée comme “LA” vraie version des faits.

. #2 Tape à l'œil Dès les premières secondes, votre œil est attiré par un article, une page Web ou une vidéo enrobés de couleurs "flashy" . #3 Invérifiable #4 Pas de hasard Le hasard n’existe pas pour les complotistes. . #6 Une seule cause. Les parlements de la rue. Espaces publics de la parole et citoyenneté en Afrique. La revue Politique Africaine prépare un dossier sur les "parlements de la rue", ces espaces de délibération publique et de débat où s’opèrent des prises de parole politique.

"Parlementaires debout" de Kinshasa, "People’s Parliaments" de Nairobi et d’Eldoret au Kenya, "Ebimeeza" en Ouganda, "agoras", "parlements" et autres "congrès" patriotiques en Côte d’Ivoire, "grins" de Bamako et de Ouagadougou : un peu partout en Afrique fleurissent, dans la rue, des instances de débat et de discussion publique, des lieux de rassemblement et de prise de parole qui réunissent des publics variés, selon divers types d’affinités, sociales, culturelles ou politiques. Certains s’établissent parfois en structures pérennes, s’institutionnalisent et se bureaucratisent, à l’échelle locale comme nationale. Comment analyser ces rassemblements populaires et ces pratiques d’assemblée ?

Faut-il y voir des espaces de confrontation avec le pouvoir ou des courroies de transmission des mots d’ordre de celui-ci ? 1. Les expériences démocratiques en Afrique. Historien sénégalais, Mamadou Diouf dirige l’Institute for African Studies à la School of International and Public Affairs de l’université de Columbia (New York). Lors du forum « Réinventer la démocratie » organisé par la République des Idées à Grenoble les 8, 9 et 10 mai derniers, il a participé – avec l’anthropologue Jean-Pierre Dozon – à une table-ronde sur « les expériences démocratiques en Afrique », animée par Philippe Bernard, journaliste au Monde.

Les deux intervenants ont souligné que, pour bien comprendre les expériences politiques africaines, il était nécessaire de se départir des concepts et des représentations qui informent la vision de la démocratie en Europe. Le vote, souvent considéré comme la procédure démocratique par excellence, a pu être domestiqué par certaines dictatures africaines, jusqu’à devenir un simple rituel électoral dépourvu de toute potentialité d’expression et de contestation pour les peuples qui en font usage. Sommaire des vidéos : Nota bene :

Scrutins

Réflexions. Représentation. Participation - Capacité d'agir.