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Culture

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Peut-on critiquer l’interaction de l’art et du marché sans être qualifié de « réactionnaires » ? Ce que les dissidences contre les œuvres d’art manifestent n’est pas seulement une résistance nauséabonde mais le rejet d’un réseau où l’action des inspecteurs de la création est au service de la finance, estime l’artiste et essayiste Aude de Kerros. Aude de Kerros, graveur, peintre, essayiste Tout a commencé au cours de la semaine de septembre 2008 où Lehman Brothers s’effondre à New York en entraînant à sa suite le marché financier, où la cote de Damian Hirst monte vertigineusement à Londres, chez Sotheby’s, où Jeef Koons lance à Versailles de nouvelles stratégies de globalisation de l’art.

En 2008, la place de Paris était déconsidérée dans les milieux de l’art contemporain. Les galeries new-yorkaises n’y ont aucune succursale. Les inspecteurs de la création dirigent de façon princière la vie artistique en France depuis 24 ans. Jean Jacques Aillagon, est président du domaine de Versailles, après avoir été président du Centre Pompidou et ministre de la Culture. Dissidence. » La finalité de l’art. Bergson. « A quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience?

Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'à un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et à mesure qu'ils nous parlent, des nuances d'émotion et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps mais qui demeuraient invisibles telle l'image photographique qui n'a pas encore été plongée dans le bain où elle se révélera.

Le poète est ce révélateur. [...] Remarquons que l'artiste a toujours passé pour un «idéaliste ». Henri Bergson. Thème : L'art. Question : Quelle est la finalité de l'art ? Avec cette question, Bergson nous invite à interroger l'essence de l'art et à affronter la question au niveau qui est celui du grand art. Hannah Arendt : "C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal" Mieux connaitre cette pensée qui n’est pas si facile, cette pensée qui peut être finalement un peu trop schématisée, cette pensée qui est convoquée, y compris par les politiques en ce moment. C’est une pensée qui est utilisée en termes de communication politique et idéologique, or c’est une pensée d’une complexité intense, qu’il faut essayer de décrypter à plusieurs niveaux : philosophique, intellectuel… C’est une pensée qu’il faut contextualiser historiquement, car Hannah Arendt s’est alimentée aux grands drames de l’Histoire ; elle a pensé ce qu’elle a vécu.

Une vénéneuse coïncidence entre sa vie et la pensée de ce qu’elle a enduré dans sa chaire et dans son esprit. Vivre avec Hannah Arendt. Comment vivre avec Hannah Arendt, avec les pensées fulgurantes qu’elle a eues, les concepts qu’elle a développés, les hésitations, les volte-face ? Hannah Arendt est l'un des intellectuelles les plus importantes du XXe siècle. Eric Fassin, sociologue, professeur, Université Paris 8.

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