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Migration

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Le XVIème arrondissement de Paris, une France en plus petit. La réaction des habitants du XVIème arrondissement de Paris lors de la réunion d'information organisée par la mairie à propos de l'établissement d'un centre d'hébergement en bordure du bois de Boulogne est peut-être représentatif de l'accueil que réserve l'opinion française aux migrants.

Le XVIème arrondissement de Paris, une France en plus petit

J’ai envie de vous mettre de bonne humeur ce matin, alors je vais vous parler du XVIème arrondissement de Paris. Comme vous le savez, ce riche arrondissement de la capitale, qui accueille notamment votre radio préférée, ne veut pas d’un centre d’hébergement pour SDF. Du coup, une réunion d’information au sujet de ce centre a dégénéré hier, fait particulièrement regrettable puisque cela s’est déroulé devant à peu près tout ce que la France compte de micros et de caméras.

Les images et les sons repassent en boucle depuis, tant il est vrai qu’en France on adore se moquer des cocus, des vieilles dames indignes et des habitants du XVIème arrondissement. Jungle de Calais, démantèlement sous tension. Les containers de la honte. Au mois de janvier, sur cette zone dunaire de Calais, dire que le climat est rude est un euphémisme.

Les containers de la honte

(2) A Calais, les migrants pas vraiment emballés par le camp de containers. La mise en route est modeste.

(2) A Calais, les migrants pas vraiment emballés par le camp de containers

Ouvert lundi, le campement de containers au milieu de la «jungle» de Calais n’accueille pour l’instant que quelques dizaines de personnes, pour une capacité théorique de 1 500 places. Voulu par l’Etat, ce lieu géré par l’association «La vie active» suscite la méfiance des migrants, qui seraient entre 4 000 et 7 000 à vivre sur place. Dans un texte publié sur Internet, le «peuple uni de la jungle» indique «respectueusement décliner la demande du gouvernement français de réduire la taille» du bidonville. Ils affirment vouloir «rester» où ils sont et être prêts à «résister pacifiquement au plan du gouvernement de détruire [nos] maisons». A lire aussi : Un camp des années 30.

A Calais, les migrants pas vraiment emballés par le camp de containers. Immigration : les fantasmes à l'épreuve des faits. La recrudescence récente de l'immigration clandestine relance le débat sur l'immigration.

Immigration : les fantasmes à l'épreuve des faits

Pour beaucoup, il y aurait de plus en plus d'immigrés et ils seraient de moins en moins bien intégrés. Des idées reçues qui ne correspondent pas à la réalité. Petite mise au point. Les Français sont de plus en plus intolérants. C'est ce qui ressort du dernier rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), publié le 1er avril. 1. On entend en effet souvent dire que la France subirait une immigration massive. L'Hexagone délivre en effet chaque année environ 200 000 titres de séjour de plus d'un an, un niveau stable depuis le début des années 2000. Est-ce beaucoup ? Il s'agit là des nouveaux arrivants. Mais qu'en est-il du "stock", c'est-à-dire du nombre d'immigrés présents sur le territoire ? Bref, la France n'est plus aujourd'hui un grand pays d'immigration.

D'où vient alors ce fantasme d'une immigration massive ? 2. Notes auteur Commentaires. Polémique sur une éventuelle « taxe migrants » en Europe. L’info est venue d’Allemagne : la Commission européenne et le gouvernement allemand mèneraient des discussions au sujet de la création d’une taxe européenne exceptionnelle destinée à financer la gestion de la crise des migrants, selon le Süddeutsche Zeitung.

Polémique sur une éventuelle « taxe migrants » en Europe

L’idée d’un impôt de solidarité, qui circule depuis plusieurs semaines, aurait été évoquée lors d’échanges informels en marge de l’assemblée générale FMI-Banque mondiale cette semaine. Les pistes envisagées, une sorte de surtaxe sur les carburants ou sur la TVA, seraient inspirées du mécanisme de soutien des Allemands de l’Ouest envers ceux de l’Est au moment de la Réunification en 1990, appelé le « Soli-Zuschlag », et pourraient être versées à des pays comme l’Espagne, l’Italie, la Bulgarie ou la Grèce pour mieux sécuriser leurs frontières.

Des réfugiés se dirigent vers un bus après avoir traversé la frontière entre la Grèce et la Macédoine, près de Gevgelija, en Macédoine, le 8 octobre 2015 (ROBERT ATANASOVSKI/AFP) Quand la France ouvrait les bras à 120 000 réfugiés sauvés en mer. Imaginez l’image : les plus grands intellectuels du pays, de droite comme de gauche, unis pour lancer un appel à sauver les migrants menacés de naufrage en Méditerranée, et à les accueillir à bras ouverts en France !

Quand la France ouvrait les bras à 120 000 réfugiés sauvés en mer

Impensable aujourd’hui, et pourtant, ça s’est produit. Oui, notre pays a été exemplaire il y a plus de 35 ans, et n’a jamais eu à le regretter. Calais: bidonville "made in Cazeneuve" À Calais, on « déménage » les migrants.

Calais: bidonville "made in Cazeneuve"

Les pouvoirs publics refusent en effet de parler d’expulsion. On ne chasse plus les migrants et les demandeurs d’asile qui s’entassent aux portes de l’Angleterre : on organise leur « translation ». Mais loin d’en finir avec les « jungles » qui échappaient à leur contrôle, les pouvoirs publics créent à Calais une jungle d’État. Le ministre de l’Intérieur peut se rendre à Calais : pour l’essentiel, le ménage a été fait. Ou plutôt le « déménagement » : les pouvoirs publics refusent de parler d’expulsion. On ne verra plus les migrants : ils ne seront plus en ville. Parler de déménagement, ce n’est pas seulement euphémiser la dure réalité, en donnant l’illusion qu’un hébergement attend les étrangers ; c’est aussi mettre en place une nouvelle forme de gouvernementalité. Puis, le 2 juillet 2014, à 6 heures du matin, 600 hommes, femmes et enfants sont encerclés par les CRS.