background preloader

Societe

Facebook Twitter

Laurent Bouvet : « Recréer du commun, c’est se remettre à faire de la politique  | «Le Comptoir. Le Comptoir : Karl Marx et Friedrich Engels écrivaient que l’« insécurité perpétuelle » est ce qui distingue « l’époque bourgeoise de toutes les précédentes »[i]. La résolution du problème de l’insécurité – qu’elle soit « culturelle », « sociale » pour reprendre l’expression du sociologue Robert Castel, ou au sens strict – peut-elle faire l’économie de la critique du capitalisme comme « fait social total » ? Photo © Margot L’Hermite Laurent Bouvet : Certainement pas.

L’insécurité culturelle, telle que je l’analyse dans mon livre, renvoie précisément aux conditions actuelles du capitalisme et des rapports de forces qu’il induit dans une société comme la nôtre. Selon vous, la gauche reste prisonnière de l’« économisme », en concevant tous les faits sociaux comme des faits économiques. . « Il est donc indispensable si l’on veut bien combattre les différentes formes d’insécurité (…) de mettre en cause les formes actuelles de la mondialisation. » Or, qui oppose ces populations politiquement ?

L’obsession identitaire. À propos d’un livre de Laurent Bouvet. Laurent Bouvet est un chercheur en science politique. Il a fait partie des promoteurs du courant socialisant de la "Gauche populaire", constitué en riposte à la publication du rapport du think tank Terra Nova, au printemps 2011 (Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?). Au début de 2013, il s’est séparé des "politiques" de ce courant de pensée, Laurent Baumel, Philippe Doucet et François Kalfon. Mais avec L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français, il poursuit sa démarche intellectuelle [1], la seule à même, explique-t-il, de regagner la confiance des catégories populaires et de contrer la montée du Front national.

Signification d’un concept Qu’entend-il par « insécurité culturelle » ? Quelle est le moteur de cette grande translation, qui déstabilise les repères classiques de la gauche et du mouvement ouvrier ? Les impasses d’un parcours Une part du propos liminaire de Bouvet est parfaitement recevable. Extraordinaire paradoxe !

Que suggère Bouvet ? Alain Touraine, sociologue : "La mondialisation a fait disparaître le social. On l'a remplacé par l'humanitaire" - Le monde bouge. Qui arrêtera la finance, cette machine folle qui détruit nos sociétés occidentales ? Pour le philosophe, il appartient à chacun de se révolter pour sauver la démocratie. Depuis près d'un demi-siècle, il est un des penseurs majeurs des mouvements sociaux. Deux ans avant Mai 68 (La Conscience ouvrière), il analysait les capacités d'action de ce qu'on pouvait encore appeler la classe ouvrière.

Puis il s'est penché sur le mouvement antinucléaire, la démocratisation en Amérique latine, la Pologne communiste avec Solidarnosc... Quel peut être l'apport d'un sociologue à l'analyse d'une crise largement étudiée par les économistes ? Ils l'ont étudiée, mais ils ne l'avaient pas prévue, à deux ou trois exceptions près ! "C'est pour la City, qui a ruiné leur pays, que les Anglais se serrent la ceinture.

" Certains disent pourtant qu'on est en train de sortir de la crise, Wall Street est euphorique... C'est se moquer du monde ! Pourtant, les peuples ne se révoltent pas contre la finance. L'individu ! Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre. L’enquête « Génération quoi ? », menée auprès des 18-34 ans, dessine le portrait d’une jeunesse éduquée, qui enrage de voir les portes se fermer devant elle. LE MONDE | 25.02.2014 à 12h56 • Mis à jour le 25.02.2014 à 13h28 | Par Pascale Krémer L'autoportrait est sombre. Amenés à définir leur génération, ce sont les mots « sacrifiée » ou « perdue » qui leur viennent le plus souvent à l'esprit. A l'automne 2013, les jeunes de 18 à 34 ans étaient conviés par France Télévisions à répondre à un long questionnaire en ligne sur eux-mêmes et leur génération. 210 000 se sont pris au jeu de cette opération « Génération quoi ?

La vie en noir Interrogés sur leur devenir personnel, les jeunes répondants sont près des deux tiers à se déclarer plutôt ou très optimistes. Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Deux pondérations à apporter, selon lui, néanmoins. Un besoin de reconnaissance La valeur travail La tentation du départ Famille, je t'aime. Haine sur internet: la guerre est déclarée | Daniel Makonnen. Quand on s'occupe des réseaux sociaux d'une association antiraciste, on a de quoi se faire du souci pour la cohésion sociale en France. Tous les jours, j'assiste à un déferlement de haine (propos racistes, images violentes, insultes homophobes et sexistes) visant la Licra sur Facebook, Twitter et YouTube.

J'ai décidé de parler de ce que je vois au quotidien et de donner quelques clés pour lutter contre la haine sur internet. Automne 2013, le cauchemar français Tout le monde n'est pas continuellement sur les réseaux sociaux comme moi, à surveiller les conversations sur le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le sexisme. Mon constat: les propos les plus violents et insultants sont totalement banalisés. L'automne 2013 a été la saison du cauchemar français sur les réseaux sociaux.

Le nouveau raciste: portrait à la quenelle Qui est à l'origine de ces publications haineuses? Le "quenellier", pour reprendre la terminologie consacrée, est un ennemi du sionisme. « Internet est terminé », Groklaw ferme ses portes. Le site Groklaw est connu depuis plusieurs années pour son travail sur l’environnement juridique autour du monde open source. Mais sa fondatrice, Pamela Jones, a annoncé hier soir que l’aventure était désormais terminée. La raison invoquée en inquiètera plus d’un : la surveillance totale des communications internet ne lui permet plus d’assurer convenablement sa mission.

Crédits : Neil Turner, licence Creative Commons Une référence dans le domaine légal pour l'open source Groklaw a été fondé en 2003 par la paralégale Pamela Jones comme un blog centré sur les lois qui touchaient de près ou de loin l’univers open source. Le site s’est particulièrement fait un nom durant les nombreux affrontements entre la société SCO et les revendeurs de solutions Linux, l’entreprise s’estimant en possession de brevets fondamentaux sur le système d’exploitation Unix. Le site est intervenu sur de nombreux sujets polémiques, ayant notamment trait à Microsoft. Une atmosphère délétère « Internet est terminé »