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Blaise Pascal

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Blaise Pascal. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Pascal. Blaise Pascal Philosophe et scientifique Époque moderne À 19 ans[1], en 1642, il invente la calculatrice mécanique[2],[3] et après trois ans de développement et 50 prototypes, il la présente à ses contemporains en la dédiant au chancelier Séguier[4]. Dénommée machine d’arithmétique, puis roue pascaline et enfin pascaline, il en construisit une vingtaine d'exemplaires dans la décennie suivante[5].

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs : tout d’abord il publie un traité de géométrie projective à seize ans ; ensuite il développe en 1654 une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales. Biographie[modifier | modifier le code] Jeunesse[modifier | modifier le code] T. En 1659, Pascal tombe sérieusement malade. AUTEUR Blaise Pascal. L'Encyclopédie de L'Agora: Blaise Pascal. Jugements sur Pascal ANDRÉ SUARÈSPascal «a été le plus grand, car il a eu les grandeurs de presque tous les autres.

Il est à la fois le poète, le saint et le savant, l’homme qui voit, l’homme qui sait, l’homme qui pense.» SAINTE-BEUVETout homme a dans Pascal un semblable et un miroir«Pour ceux qui lisent les Pensées, le génie de l'écrivain a quelquefois donné le change sur la méthode et sur le fond. L'éclat soudain de cette vive parole, l'impétuosité et presque la brusquerie de l'accent, font croire à quelque chose d'excessif, et même de maladif, qui tient à une singularité de nature. On se sent en présence d'un individu extraordinaire. En mettant à part la qualité incomparable du talent, tout homme a dans Pascal un semblable et un miroir, s'il sait bien regarder. «C'est le cœur qui sent Dieu et non la raison. VOLTAIRE«Il me paraît qu'en général l'esprit dans lequel M.

Bibliographies Livres Bord, André. Brun, Jean. Brunschvicg, Léon. Descotes, D. Gouhier, Henri. Gouhier, Henri. Pascal. Les Pensées de Blaise Pascal. [Web Philo] aide en philosophie pour préparer le bac et les conc. Un été avec Pascal - Page 2. Tyrannie. La tyrannie et un grand thème pascalien. Si Pascal, grâce à une « pensée de derrière », respecte la force et la juge légitime, même lorsqu’elle s’impose au mépris de la justice car elle garantit l’ordre, il se dresse toujours contre la tyrannie, qu’il définit dans les Pensées. La tyrannie consiste au désir de domination universel et hors de son ordre (92-58). La tyrannie est une force illégitime parce qu’elle exerce son autorité dans un domaine qui ne relève pas de sa compétence ou juridiction. C’est donc un abus de pouvoir. Ainsi l’autorité politique n’a pas de légitimité à s’imposer en matière scientifique, artistique, intellectuelle ou religieuse, matières qui relèvent d’ordres distincts : « Diverses chambres, de forts, de beaux, de bons esprits, de pieux, dont chacun règne chez soi, non ailleurs, et quelquefois ils se rencontrent.

Et le fort et le beau se battent sottement à qui sera le maître l’un de l’autre, car leur maîtrise est de divers genre. La suite à écouter... Violence et vérité selon Pascal. Les rapports de la force et de la justice sont l’un des motifs récurrents de la pensée de Pascal. Il n’approuvait pas la Fronde, qui, on l’a vu, « élève sa prétendue justice contre la force » (119-85). En revanche, il accepte la doctrine traditionnelle qui voit dans la force le fondement légitime de l’autorité, « car l’épée, dit-il, donne un véritable droit » (119-85). Ce droit, c’est la possession de la force qui le confère. La formule de Pascal rappelle l’axiome de la monarchie française, d’origine féodale : « Le roi ne tient que de Dieu et de son épée. » Cela veut dire que les rois francs ne relèvent ni du Pape ni de l’Empereur, et qu’ils se font rendre par la force de leurs armes la justice qui leur est due. Pascal renvoie ici à la XIIe Provinciale, ce qui vérifie la continuité entre les Petites Lettres contre les jésuites et les Pensées.

Vous croyez avoir la force et l’impunité, mais je crois avoir la vérité et l’innocence. Blaise Pascal : « Je trouve bon qu’on n’approfondisse pas l’opinion de Copernic » Pascal grandit parmi les savants. Dès son plus jeune âge, il accompagna son père aux séances de l’académie du père Mersenne. Dans ce salon scientifique, il rencontra Roberval, Descartes, Gassendi. Et il correspondit très tôt avec Fermat. Pascal vécut l’âge exact où la vision du monde fut bouleversée : il assista à la révolution scientifique qui, rompant avec l’image du monde venue de la Bible et d’Aristote, fit passer « du monde clos à l’univers infini », selon la formule d’Alexandre Koyré, du monde clos des anciens et du Moyen Âge à l’univers infini des modernes.

Une panique légitime s’ensuivit, que Pascal dramatise dans les Pensées pour effrayer le libertin. Mais il fut d’abord sensible à l’incompréhension qui s’éleva entre la science et la foi à la suite des théories de Copernic, Kepler et Galilée. Ce sera un motif de la polémique des Provinciales contre leur ordre : La suite à écouter... Pascal et les marxistes. Les marxistes ont toujours respecté Pascal. Ils aiment son cynisme politique, son style offensif, sa virtuosité dialectique, son austérité morale, sa foi épurée. On faisait lire les Provinciales aux militants pour les entraîner à combattre leurs ennemis de classe. Dans le film de Rohmer, Ma nuit chez Maud, l’ami de jeunesse que retrouve le catholique Jean-Louis Trintignant à Clermont-Ferrand est un professeur de philosophie marxiste, joué par Antoine Vitez. Dans un café, ils se lancent dans une longue discussion sur le pari de Pascal. Vitez défend l’argument en substituant au pari sur l’existence de Dieu un pari sur le sens de l’histoire.

Alors que Pascal, comme son père, se montrait d’une grande prudence politique. La suite à écouter... « Pensée échappée » : de la mémoire chez Pascal. Il y a tout un art de penser, un art d’écrire, un art de lire, à découvrir dans les Pensées de Pascal. Dans les marges de l’anthropologie et de la théologie, se cachent nombre de petites réflexions auxquelles nous, modernes, nous pouvons nous montrer sensibles.

Pour entendre le sens d’un auteur, il faut accorder tous les passages contraires. […] Tout auteur a un sens auquel tous les passages contraires s’accordent ou il n’a point de sens du tout. (289-257). Le fragment est intitulé « Contradiction », et Pascal pense avant tout à la Bible et à ses nombreux « passages contraires » qui peuvent scandaliser le libertin. Ailleurs, on s’arrête devant cette fusée : « Pensée échappée, je la voulais écrire : j’écris au lieu qu’elle m’est échappée » (459-542).

La réflexion vient après cette remarque : « Hasard donne les pensées, et hasard les ôte : point d’art pour conserver ni pour acquérir. » Art d’acquérir et de conserver les pensées : on reconnaît la vieille rhétorique, inventio et memoria.