P?riph?ries - Ecoum?ne et M?diance, d'Augustin Berque. « Je ne puis méditer qu’en marchant et ma tête ne va qu’avec mes pieds. » Jean-Jacques Rousseau « Entre moi et moi-même, il y a la Terre » : cette citation de Jean-Marc Besse, Augustin Berque l’a placée en exergue d’Ecoumène.
Elle résume l’intuition que son livre, avec rigueur et érudition, s’attache à fonder rationnellement. Le diagnostic que pose Berque, au terme d’un passionnant cheminement intellectuel de plusieurs décennies, c’est qu’« il manque à l’ontologie [l’étude de l’être] une géographie, et à la géographie une ontologie ». Drôle de livre ! A priori, on ne verrait aucune raison pour qu’un non-spécialiste s’y intéresse : l’abondance de termes savants, les citations en grec, en latin, en allemand, en chinois, en japonais, toutes langues que l’auteur manie avec un naturel affolant, semblent le réserver à un public universitaire. Ces questions représentent pour lui bien davantage qu’un simple sujet d’étude : il les a chevillées au corps, et cela se sent. Un paysage ? Mona Chollet. Oekouméne. Oikos : demeure Oiken : habiter é (sous entendu gê) oikoumené : terre habitée.
Notion relative au "sens et à l’objet de la géographie humaine" pour reprendre le titre de l’article de Paul Vidal de la Blache qui ouvre les Principes de géographie humaine. L’objet est la terre, comme demeure de l’espèce humaine, et le sens interroge la relation d’interdépendance entre l’humanité et son habitat. La perspective "oekouménale" est inégalement explicite dans les ouvrages de géographie humaine. Elle est affichée quand l’auteur tient à donner à son propos une valeur éthique ou ontologique, et ambitionne de refonder le projet de la géographie humaine, en retournant aux origines et en soulignant la nouveauté 1/ Antiquité De l’oikoumène comme notion de référence à la connaissance proprement géographique la géographie antique occidentale de fondation est grecque dans sa langue et dans sa problématique. 2/ La géographie classique et la notion d’oekoumène Max.
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L'écoumène[1] est une notion géographique pour désigner l'ensemble des terres anthropisées (habitées ou exploitées par l'Homme). L'acception moderne du mot concerne généralement l'humanité entière mais il a eu des significations plus ciblées, notamment à des périodes plus lointaines depuis la terre grecque antique (Terra cognita, terre connue).
Le terme est réintroduit de nos jours, notamment par le géographe Augustin Berque, pour désigner la relation de l'humain à son milieu : sensible et concrète, symbolique et technique, mais également par le penseur Serge Valdinoci, dans son exploration d'une théorie de l'habitat immanent de l'humain dans son univers sémantique (voir article europanalyse). Grèce antique[modifier | modifier le code] L'écoumène n'occupait qu'un quart de la surface du globe terrestre, s'étendant des colonnes d'Hercule à l'ouest aux colonnes d'Alexandre à l'est, sur une distance d'environ 120 à 180 °.