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Politique monetaire

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Quelle suite pour la politique monétaire non orthodoxe ? by Nouriel Roubini. NEW YORK – La plupart des pays avancés se relevant difficilement de la crise financière de 2008, leurs banques centrales ont renoncé aux mesures monétaires orthodoxes (diminution de leurs taux directeurs par l'achat de bons du Trésor à court terme) au profit d'une série de mesures non orthodoxes. La limite des taux d'intérêt nuls atteinte (ce qui était auparavant une simple possibilité théorique), la croissance est restée anémique. Aussi les banques centrales ont-elles adopté des mesures absentes de leur panoplie il y a 10 ans. Et les voilà maintenant conduites à recommencer. La liste des mesures non orthodoxes est longue.

Il y a eu le relâchement monétaire (QE, quantitative easing) : l'achat de bons du Trésor à long terme, une fois les taux à court terme à zéro. Ces mesures ont permis de réduire les taux d'intérêt à moyen et long terme sur les titres publics et les obligations foncières.

2016

Pourquoi Emmanuel Macron a 100% raison quand il dit "qu’on n'a pas tout fait pour l’emploi" mais totalement tort lorsqu'il dit que "Mario Draghi a été au bout de ce qu'il pouvait faire" Dans une interview donnée au quotidien Le Monde ce 6 janvier 2016, Emmanuel Macron revendique une nouvelle fois son volontarisme, et indique "Je ne suis pas de ceux qui disent qu’on a tout fait pour l’emploi et le marché du travail, c’est faux". En cette semaine anniversaire, cette déclaration fait figure d’hommage inversé à François Mitterrand, qui, en 1993, affirmait pour sa part que "dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé". Bille en tête, Emmanuel Macron poursuit sa logique de rupture avec le parti socialiste d’antan, et cherche une nouvelle fois à créer le décalage, le renouvellement. Les bougies ne seront pas soufflées sur le terrain économique. Et il est difficile de donner tort au ministre.

Car contre le chômage, la France a bien tout essayé, sauf peut-être ce qui marche. Concernant les mesures proposées par le ministre, le programme est simple. Pourtant, si cette analyse est une première étape, le ministre de l’économie commet une erreur. The Economist. IN JUNE of last year the European Central Bank reduced its benchmark interest rate, at which it lends to commercial banks, to 0.15% and its deposit rate, which it pays to banks on their reserves, to -0.1%. For a central bank that was once cautious about unconventional measures, setting a negative interest rate was a bold move. The ECB was in effect charging commercial banks to hold their excess deposits at the central bank, in the hope that this would drive down borrowing costs more generally.

Three months later, the ECB cut the deposit rate again, to -0.2%. When the ECB’s rate-setting council next meets, on December 3rd, it is widely expected to trim the deposit rate even further, as well as to approve more “quantitative easing” or QE (the creation of money to buy bonds). In a recent speech Mr Draghi claimed that the ECB’s unconventional policies over the past 18 months had been the “dominant force” in spurring the euro-zone economy and staving off deflation. La BCE noyée dans ses grilles d'interprétations, persiste et signe.

Elle a positionné ses taux directeurs à 0%, elle a prêté généreusement aux banques lors des opérations nommées LTRO (opérations de refinancement à long terme), et poursuit aujourd’hui ses opérations massives de rachats d’actifs ayant pour objectifs de relancer les économies de la zone euro et de contrarier les poussées déflationnistes. Or, il se trouve qu’aujourd’hui le consensus commence à se fissurer, et certains économistes prennent conscience qu’une telle politique menée trop longtemps peut avoir de graves conséquences sur le long terme. Ces politiques accommodantes engendrent de nombreux effets pervers, du fait que les réglages sur les taux directeurs sont non pertinents et que la création monétaire sans rapport avec les fondamentaux économiques n’a jamais rien résolu, mais plutôt aggrave les situations en créant (ou accentuant) des déséquilibres et des instabilités. L’économie complexe limite la pertinence des méthodes d’analyse causale.

BCE : la cavalerie de la planche à billets. Par Jean-Pierre Chevallier. Comme je l’ai expliqué maintes fois, les dirigeants de la BCE ont recours à une bonne grosse cavalerie grâce à laquelle ils espèrent faire repartir la croissance. En effet, ils prêtent aux banques les centaines de milliards d’euros qu’elles y déposent en retour, ce qui aboutit à faire circuler en vain de l’argent entre ces banques et la BCE, ce qui est très clair quand on prend la peine d’examiner les bilans de la BCE. Ainsi, avant le début du QE en mars 2015, les dirigeants de la BCE prêtaient 600 milliards d’euros aux banques de la zone (rubriques 5 et 6 de l’actif)… Document 1 : … et en retour ces banques déposaient 200 milliards d’euros (rubrique 2 du passif)… Document 2 : … le trou étant comblé par 1 000 milliards d’euros de billets émis (rubrique 1 du passif) qui permettaient de financer pour 600 milliards de titres (rubriques 7 du passif), ces grandes masses s’équilibrant autour de 1 200 milliards, Document 3 : —Sur le web.

Les Echos.fr - Actualité à la Une. Après le currency board, le fiscal board : la souveraineté budgétaire existe-t-elle ? Après le Currency Board (caisse d’émission monétaire) mis en place dans des pays comme l’Argentine où l’instabilité monétaire endémique enfonçait le pays toujours plus dans le cycle infernal de l’hyperinflation, voilà venu le temps du « fiscal board » avec la Grèce. Il s’agit de la mise sous tutelle des finances publiques grecques dans le but de rompre cette fois avec le cycle infernal de l’hyper endettement. À l’origine, le même mal en cause : l’incapacité des gouvernements à gérer de manière disciplinée leur budget. En effet, l’hyperinflation est en général l’expression de finances publiques non maîtrisées qui conduisent inéluctablement à l’indiscipline monétaire à travers la monétisation de la dette. Dans le cas de la Grèce, l’indiscipline budgétaire a trouvé en l’euro une limite qui l’a empêchée de monétiser sa dette - même si parfois le Quantitative Easing (QE) de Mario Draghi peut y ressembler.

La souveraineté fiscale n’a-t-elle aucune limite ? Pourquoi la dérive grecque ? » Mario Draghi et le Saint Graal, par Frances Coppola. En réponse à un commentaire sur mon post récent relatif à Target2 et à l’ELA (Emergency Liquidity Assistance), j’avais dit ceci : Il n’y a pas “d’euros grecs” ou “d’euros allemands”. Il y a seulement des euros européens. Donc, la BCE n’échange pas des euros grecs et des euros allemands à parité. Les deux pays utilisent la même monnaie, laquelle est produite par l’Euro-système.

C’est ainsi que fonctionne une monnaie unique. Donc, la personne qui soutenait que les euros grecs et allemands sont échangés à parité par la BCE, et que ce n’est pas le bon prix, avait tort, n’est-ce pas ? Si l’euro était réellement une monnaie unique, elle aurait eu tort. Mais à la réflexion, il y a quelque chose qui cloche. Dans une monnaie unique, la provenance des billets de banque est sans importance. La construction de Target2 reflète la structure de l’Euro-système. Mais pour Hans Werner Sinn, les balances de Target2 ne sont pas symboliques. Cette attitude ne se limite pas à la Grèce. P_imk_wp_152_2015.pdf.

La monnaie scripturale détruit les États! | Le blog de Liliane Held-Khawam. Subprimes. Marché financier. Crise financière. Dettes publiques. Sauvetage de banques. Injection massive et dangereuse de liquidités par les banques centrales. Dans l’imaginaire d’un être humain, la monnaie est une pièce physique en métal ou en billets qui sert aux échanges commerciaux ou à l’épargne. 1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération. 2 En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération. Cet article de la constitution suisse reflète aussi la compréhension du public. Cet argent créé par la banque centrale porte le nom de « monnaie centrale ».

Pourtant, une monnaie dite scripturale peu connue du grand public et parallèle à la monnaie centrale a fait son apparition. Références: La BCE aurait-elle perdu le contrôle de la création monétaire en zone euro ? En stérilisant ses opérations visant à fournir le marché bancaire en liquidités en exigeant des garanties en échange, la Banque centrale européenne (BCE) disait vouloir éviter de faire marcher la planche à billets. Selon le quotidien allemand Die Welt, une faille juridique dans l'Eurosystème, et un peu de mauvaise volonté de la part des banques centrales nationales et du président de la BCE Mario Draghi, auraient pourtant permis la création d'une bulle financière et la perte de contrôle sur le mécanisme de création monétaire par l'institution de Francfort.

A l'origine, un marché dérégulé permettant aux banques de se refinancer En ligne de mire du quotidien allemand, le marché STEP (Short-Term European Paper). Des titres opaques éligibles comme garantie au refinancement des banques par la BCE... Mais la raison pourrait être ailleurs. En effet, ces titres sont éligibles au refinancement de l'Eurosystème depuis avril 2007. Et c'est là que le bât blesse. Compléter l’Euro, Note du CAE n°3, avril 2013. Patrick Artus , Agnès Bénassy-Quéré , Laurence Boone , Jacques Cailloux , Jacques Delpla , Emmanuel Farhi , Pierre-Olivier Gourinchas , Jean Tirole et Guntram Wolff La crise des dettes souveraines qui frappe la zone euro depuis l’automne a révélé les faiblesses, notamment institutionnelles, de la construction monétaire européenne.

L’architecture de la zone euro, telle qu’elle a été dessinée par le Traité de Maastricht, a laissé s’installer de graves déséquilibres : bulles immobilières, boom du crédit, expansion démesurée des bilans bancaires, dérive budgétaire, malgré le Pacte de stabilité. Depuis l’été 2012, un scénario cohérent de sortie de crise a été engagé, reposant sur une surveillance macroéconomique et budgétaire renforcée, la construction d’une union bancaire et l’annonce, par la BCE, d’un programme de rachat de dettes souveraines conditionnées à des réformes structurelles, qui vient compléter le mécanisme européen de stabilité. Télécharger la Note du CAE n°3.

L’union monétaire n’est pas condamnée à l’échec. Le bout du tunnel n’apparaît toujours pas dans la crise de la zone euro. Le Sud se sent pris à la gorge par une austérité coûteuse et sans avenir. Le Nord se sent pris en otage : il s’est déjà réformé et refuse de payer plus pour des pays perçus comme tricheurs et menaçant de faire exploser l’euro.

La fracture politique entre les deux est profonde. La France se trouve tiraillée entre les deux. Mais, économiquement, elle dérive du Nord vers le Sud. Que faire ? Dans ces trois domaines, avec l’euro, les décisions ne peuvent plus être simplement nationales. Côté budgétaire, incapables pendant dix ans de sanctionner les manquements au pacte de stabilité, le Conseil et la Commission européenne mettent les bouchées doubles : semestre européen, «Six-Pack», «Two-Pack», traité de stabilité budgétaire… Mais rien ne permet de penser que cet arsenal aurait permis d’éviter la crise actuelle. . (1) «Compléter l’euro», note du Conseil d’analyse économique, numéro 3, avril 2013. Le LTRO, arme anti-crise de la BCE, mode d'emploi. Y aura-t-il un nouveau LTRO ?

C'est la question principale que se pose la plupart des observateurs de la Banque centrale européenne (BCE) avant la réunion du Conseil des gouverneurs qui, ce mercredi, se déroulera exceptionnellement à Paris. Cette question est devenue très pressante après que Mario Draghi eut évoqué en septembre cette possibilité. Mais qu'est-ce que le LTRO ? Le LTRO késaco ? Cet acronyme désigne le programme connu en anglais - la langue officielle de la BCE - sous le nom de Long Term Refinancing Operations. Il s'agit d'un changement considérable de paradigme pour la politique monétaire qui, d'ordinaire, prête à très court terme aux banques.

A quoi sert-il ? Quel est le but d'une telle opération ? En 2011 et 2012, le LTRO avait un autre objectif - caché celui-là - qui était de soutenir le marché des obligations d'État des pays périphériques. Pourquoi est-il nécessaire aujourd'hui ? Or, sans crédit, la reprise économique risque de n'être (au mieux) qu'une stabilisation.

Non. La nouvelle baisse des taux de la BCE n'aura aucun effet - Paroles d’entrepreneurs. Eric Dior, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management (Paris et Lille) , analyse la récente décision de la Banque Centrale Européenne (BCE) de baisser les taux. La BCE s’est engagée le 2 mai à diminuer son taux des opérations principales de refinancement de 50 points de base, pour le porter à 0,5%, un minimum historique, à partir du 8 mai. Le taux de la facilité de prêt marginal sera également réduit de 50 points de base, pour s’établir à 1%. Un pas supplémentaire pour une même politique. Cette décision est simplement un pas supplémentaire de la politique constante qu’a suivi la BCE. Depuis le début de la crise financière, contrairement à d’autres banques centrales comme la Federal Reserve ou la Bank of England, la politique de la Banque Centrale Européenne se limite essentiellement à fournir de la liquidité abondante et bon marché aux banques.

La BCE utilise essentiellement les repos pour leur prêter toutes les quantités de liquidité qu’elles désirent.