Pères de l'Église. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Depuis le XVIe siècle, l'historiographie moderne appelle Pères de l'Église des auteurs ecclésiastiques, généralement (mais non exclusivement) des évêques, dont les écrits, les actes et l'exemple moral ont contribué à établir et à défendre la doctrine chrétienne. Ceux que le Père Henri de Lubac appelle « nos pères dans la Foi » sont donc des personnages qui satisfont à quatre exigences de l'Église (« notes ») : avoir appartenu à la période de l'Église antique (avant le VIIIe siècle)avoir mené une sainte vieavoir écrit une œuvre complètement exempte d'erreurs doctrinales, et qui doit constituer une excellente défense de la doctrine chrétienne ou en être une illustrationavoir bénéficié de l'approbation implicite ou explicite de l'Église Position des Églises sur les Pères[modifier | modifier le code]
Augustin d'Hippone. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Augustin d’Hippone Antiquité tardive Augustin vu par Botticelli à Ognissanti (vers 1480) Augustin d’Hippone (latin : Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le et mort le à Hippone (actuelle Annaba, Algérie) est un philosophe et théologien d'origine berbère. Sa culture et sa formation sont profondément romaines même si ses écrits laissent apparaître une sensibilité et des traits liés à sa région de naissance. Justin de Naplouse. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Justin de Naplouse ou Justin de Néapolis, né à Flavia Neapolis (actuelle Naplouse en Cisjordanie) vers le début du IIe siècle et mort (exécuté) à Rome vers 165, est un apologète et philosophe chrétien, auteur d'une œuvre en grande partie perdue, à l'exception de deux Apologies et d'un Dialogue avec Tryphon, considérés comme des premiers jalons dans la séparation entre le christianisme et le judaïsme[1].
Condamné pour avoir refusé de participer au culte d'idoles il est exécuté par décapitation vers 165. Il est ainsi également connu comme Justin Martyr, ou encore Justin le Philosophe (premier philosophe chrétien), et est vénéré comme saint et martyr par les chrétiens, il est fêté le 1er juin[2]. Tertullien. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Quintus Septimius Florens Tertullianus, dit Tertullien, né entre 150 et 160 à Carthage (actuelle Tunisie) et décédé vers 220 à Carthage, est un écrivain de langue latine issu d'une famille berbère[1],[2] romanisée et païenne. Il se convertit au christianisme à la fin du IIe siècle et devient la figure emblématique de la communauté chrétienne de Carthage. Théologien, Père de l'Église, auteur prolifique, catéchète, son influence sera grande dans l'Occident chrétien. En effet, il est le premier auteur latin à utiliser le terme de Trinité, et à développer une théologie précise de celle-ci. Il est ainsi considéré comme le plus grand théologien chrétien de son temps. Sa figure est toutefois controversée, car il rejoint le mouvement hérétique montaniste à la fin de sa vie. Biographie[modifier | modifier le code] De sa vie, on ne connaît que bien peu de choses. Il naît à Carthage entre 150 et 160.
C'est vers 193 qu'il se convertit au christianisme. Clément Ier. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Il est surtout connu pour une lettre qu'il adressa à la communauté chrétienne de Corinthe, raison pour laquelle la tradition le range parmi les pères apostoliques. Il est vénéré comme saint et martyr par nombre d'églises chrétiennes, et liturgiquement commémoré le 23 novembre. Historicité[modifier | modifier le code] Clément Ier est le quatrième évêque de Rome, selon la liste d'Irénée de Lyon écrite en 180, responsable de la communauté chrétienne de Rome de 88 à 97 selon la chronologie d'Eusèbe de Césarée au IVe siècle. Le texte chrétien du IIe siècle Le Pasteur d'Hermas[5] évoque un Clément qui avait pour fonction de maintenir le contact entre les différentes communautés.
En Lorraine, la tradition en faisait le fils d'un dénommé Faustinus, le frère de l'évêque Clément de Metz (assimilé lui-même au consul Flavius Clemens)[6]. Lettres aux Corinthiens[modifier | modifier le code] Isidore de Séville. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Il vient d'une famille influente (son frère, Léandre, ami du pape Grégoire le Grand le précède à l'épiscopat de Séville) qui contribue largement à convertir les Wisigoths, majoritairement ariens, au christianisme trinitaire. Biographie[modifier | modifier le code] En 552, Carthago Nova (Carthagène), jusqu'alors occupée par les troupes de l'empereur byzantin Justinien est reprise et détruite par le roi wisigoth Athanagild. Sévérien s'enfuit avec son épouse et ses deux enfants, Léandre et Florentine, pour s'installer à Séville où ce couple d'hispano-romains eut, plus tard, deux autres enfants, Fulgence et Isidore, né après 560. Léandre devient l'abbé du monastère de Séville, où il a comme élève son jeune frère Isidore dont il est le tuteur depuis la mort de leur père.
Isidore reçoit ainsi une instruction très complète et, à la mort de Léandre, le clergé local respecte le souhait de ce dernier en élisant Isidore à la dignité épiscopale.