culrure informationnelle
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« Homo numericus », « generation Y », « digital native », les expressions ne manquent pas pour définir la génération de nos élèves, cette génération pour qui le numérique n’aurait pas de secret. La sollicitation des écrans est en effet omniprésente et il est possible d’avoir accès à une telle quantité d’informations que des chercheurs n’hésitent pas à évoquer une réelle info-pollution, voire infobésité. Nos élèves "pratiquent" le numérique, ils savent trouver des informations.
Une enclosure ou une clôture c’est l’action de clore quelque chose, c’est poser une frontière. Cette notion fait référence à la théorie des biens communs , elle est le plus souvent synonyme d’appropriation. Celle-ci peut être marchande (ex : les multinationales de l’eau) ou alors étatique (confiscation de terres, déplacement de populations) ou encore juridique (brevetage du vivant). Dans le domaine de l’information, clore revient à poser une frontière artificielle alors que l’ADN du numérique est de permettre le stockage et la dissémination à très bas coûts des biens informationnels qui sont par nature non rivaux, c’est-à-dire accessibles simultanément par plusieurs personnes. Or l’information peut-être un bien commun de la connaissance. Pour cela, il faut non seulement que l’information puisse circuler, mais aussi qu’elle s’inscrive dans ces principes proposés par David Bollier dans Libres Savoirs :
Le nombre d’initiatives d’enseignement visant à « éduquer aux médias » fournit un indice quant à l’importance de l’utilisation des médias électroniques pour les jeunes. Qu’apprend t’on dans ces services ? On y apprend à chercher et trouver, à sélectionner et qualifier les sources d’information, à utiliser efficacement Internet et à éviter ses pièges. On essaie surtout d’augmenter l’esprit critique tant à propos des messages, aussi bien ceux que l’on reçoit que ceux que l’on diffuse, que des médias. L’analogie entre l’information et la nourriture existe depuis longtemps.