Eduquer au XXIe siècle. Entre 1900 et 2011, tout a changé pour les écoliers qui vivent à présent dans le virtuel et dans une société multiculturelle, analyse Michel Serres. Il faut aider l'école à prendre la mesure de cette nouvelle ère. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Michel Serres, de l'Académie française Avant d'enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître. Qui se présente, aujourd'hui, à l'école, au collège, au lycée, à l'université ? Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n'a jamais vu veau, vache, cochon ni couvée. En 1900, la majorité des humains, sur la planète, travaillaient au labour et à la pâture ; en 2011, la France, comme les pays analogues, ne compte plus qu'un pour cent de paysans. Sans doute faut-il voir là une des plus fortes ruptures de l'histoire, depuis le néolithique.
. - Il habite la ville. . - Son espérance de vie va vers quatre-vingts ans. . - Alors que leurs parents furent conçus à l'aveuglette, leur naissance est programmée. Bilan temporaire. Je répète. Les nouveaux défis de l'éducation. Le Chancelier de l’Institut de France Gabriel de Broglie a ouvert cette séance exceptionnelle qui réunissait sous la Coupole de nombreux invités en présence de M.
Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France © Didier Plowy / Institut de France "Notre pays a longtemps bénéficié d’une réputation enviée et méritée en matière d’éducation. Lire la suite sur le site de l’Institut de France : 2 - Après Gabriel de Broglie, c’est Xavier Darcos, qui fut professeur et ministre de l’Éducation nationale, qui a pris la parole sur le thème "École et Nation". Xavier Darcos © Brigitte Eymann / Institut de France Comparaison n’est pas raison, me direz-vous, car la France d’aujourd’hui n’est pas la France de Clemenceau, encore moins l’Athènes de Démosthène...
Lire la suite sur le site de l’Institut de France : Voici le début de son discours : Entretien avec George Steiner [2/3] Ce n’est qu’un début ! / accueil. Le site de Bernard Defrance. Albert Jacquard et l'Humanistique. Gaston Bachelard et la nouvelle pédagogie : Savoyard de la Tribune. Si on peut saisir aisément ce que Gaston Bachelard critique, je crois qu'il n'est pas toujours facile de savoir ce qu'il défend. Certains l'en louent, parce qu'il aurait ainsi évité tout dogmatisme; mais en réalité, sur un plan moral strict, il est un peu facile de critiquer sans rien proposer - et, d'un point de vue pratique, assez inutile.
Julien Lamy, commentant Bachelard, a magnifiquement synthétisé les idées sur la pédagogie la plus courante qu'avait le maître de la façon qui suit: Dans le cadre d'un enseignement réduit à la transmission de savoirs positifs, à la diffusion des résultats de la science, sans mise en perspective de leur genèse épistémologique, la pédagogie se contente de transmettre des connaissances particulières et d'inculquer des règles qui deviennent vite des automatismes de la raison.
Fort bellement dit! On avait déjà vu que malgré sa propension à encourager l'imagination, celui-ci n'osait pas remettre en cause le culte des sciences exactes. Collège International de Philosophie : accueil. Rudolf Steiner.