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Monsieur stratégie: Henry Guaino

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Henri Guaino dit ignorer si Nicolas Sarkozy a reçu Patrice de Maistre. Politique : Guaino : «Il faut garder son sang-froid»  Le conseiller spécial du chef de l'État évoque le gel des dépenses publiques, la crise grecque et tire les leçons des trois premières années du mandat de Nicolas Sarkozy. LE FIGARO. - François Fillon a annoncé jeudi un gel des dépenses publiques jusqu'en 2013. La gauche dénonce un «plan de rigueur». Que lui répondez-vous ? Henri GUAINO.- La «rigueur», c'est l'ajustement économique par la baisse du pouvoir d'achat. Ce n'est pas du tout la politique du président de la République et du gouvernement. Depuis trois ans, le déficit s'est beaucoup creusé… Comme dans tous les pays, parce que la crise a provoqué une chute des recettes fiscales et une augmentation des dépenses sociales.

La situation de nos finances publiques n'est-elle pas dangereuse ? Il faut apurer le passif de la crise, mais sans étouffer le retour de la croissance. Pour Henri Guaino, les politiques sont des opportunistes avides de pouvoir - Vidéo - France Inter. Henri Guaino : "Les peuples riverains de la Mediterranée doivent s'unir pour assumer leur part de destin commun".

Politique : Guaino espère «une nouvelle conscience nationale»  Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, appelle à «élever et élargir» le débat.

Politique : Guaino espère «une nouvelle conscience nationale» 

LE FIGARO. - Le débat sur l'identité nationale a été lancé le 25 octobre. Près de deux mois plus tard, les Français, selon les sondages, désapprouvent la manière dont il est mené. A-t-il été mal posé ? Henri GUAINO. - Je préférerai toujours la démocratie du débat à la démocratie du sondage… Ceux qui critiquent le bien-fondé de ce débat alimentent eux-mêmes la discussion et c'est très bien ainsi. Une démocratie vivante, ce n'est pas une démocratie où tout le monde se tait, c'est une démocratie où l'on parle des problèmes qui préoccupent les gens. Mais les Français ne s'intéressent-ils pas plus à leur pouvoir d'achat ou au chômage qu'à l'identité nationale ? Ce n'est pas exclusif.

Que pensez-vous des dérapages auxquels a donné lieu le débat ? Les dérapages sont scandaleux et doivent être condamnés. Jean-Marie Le Pen se réjouit que le gouvernement mette fin «à la pensée unique » sur l'immigration. Non. Bien sûr. Réponse modeste à Henri Guaino. Henri Guaino, qui est conseiller spécial du président de la République, n'a évidemment ni le temps ni l'envie de lire les billets que j'écris.

Réponse modeste à Henri Guaino

En revanche, j'essaie toujours de "suivre" les entretiens auxquels il consent dans la presse écrite - notamment un remarquable dialogue dans Medias-, à la radio et à la télévision. Parce que ses propos ont de l'intérêt et que je n'imagine pas qu'il soit contraint dans leur expression. Plus d'une fois, il a affirmé qu'il était libre et indépendant et quelle raison sérieuse nous conduirait à en douter ? Aussi, il est normal que nous attachions la plus grande importance aux opinions d'un homme qui n'est tenu apparemment par rien d'autre que la volonté de dire ce qu'il estime être le vrai et que nous ayons la faiblesse, parfois, d'oser lui répliquer.

Henri Guaino : «Tous les responsables publics doivent être exemplaires» Il est à la fois l'homme qui murmure à l'oreille de Nicolas Sarkozy et celui qui écrit ses discours.

Henri Guaino : «Tous les responsables publics doivent être exemplaires»

L'ancien séguiniste Henri Guaino, 53 ans, conseiller spécial du président de la République, féru d'histoire de France, répond avec vigueur et passion aux attaques et aux accusations contre le gouvernement sur les « affaires » éclaboussant Eric Woerth et d'autres ministres. Il a reçu jeudi après-midi « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » deux heures durant dans les salons de l'Hôtel Marigny, la résidence des hôtes de l'Elysée.

Pour un entretien sans concession. On assiste à une cascade d'affaires touchant le gouvernement. Y aurait-il quelque chose de pourri dans la République ? Henri Guaino. Né le 11 mars 1957 à Arles (Bouches-du-Rhône).

Henri Guaino

Économiste gaulliste et républicain cherchant la meilleure voie (actuellement l'influence au sommet de l'État) pour lutter contre la "pensée unique" néolibérale (démantèlement des services publics) et monétariste (banque centrale indépendante, politique du franc fort puis de l'euro fort). Chargé de mission auprès de Philippe Séguin (RPR), président de l'Assemblée Nationale (1993), dont il avait été le directeur de campagne lors du référendum sur le traité de Maastricht (1992). Conseiller technique au cabinet de Charles Pasqua, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire (1993-1995). Contribue, avec Philippe Séguin, à la victoire de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995, sur le thème de la "fracture sociale" et du "pacte républicain". Nommé Commissaire général au Plan après l'élection présidentielle de 1995.