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Pédagogie et didactique

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De l'espace d'enseigner (2/3) : entre quatre yeux - Séances numériques. Oui, on fait cours entre quatre murs, trois aveugles et un avec des fenêtres, ça nous laisse un rectangle modeste mais réglementaire à habiter et à meubler.

De l'espace d'enseigner (2/3) : entre quatre yeux - Séances numériques

Souvent d'ailleurs la disposition des meubles – la « déco » – est un héritage et il faut faire avec. C'est même un privilège que d' « avoir sa salle ». Un privilège imbécile puisque rien n'explique vraiment pourquoi ce ne sont pas les élèves qui ont leur salle, un endroit à habiter qui pourrait leur donner l'intuition qu'ils sont dans leur classe, qu'il sont arrivés, que la journée commence là, qu'elle se terminera là, qu'on viendra leur rendre visite pour leur faire cours. Sédentaires du savoir, ça serait tout de même bien plus efficace pour pas cher... Mais il y a des idées simples qui ne passent pas, celle-ci en fait partie, j'abandonne la diatribe – elle est hors-sujet.

Image par Augusto Rosa (c) Théorie des écrans. Faut-il abolir les notes ? « Le débat sur les notes est l’un des plus passionnants et passionnés qui traversent le monde de l’éducation dans les pays occidentaux francophones.

Faut-il abolir les notes ?

Sont-elles une aide à l’apprentissage ? Une entrave ? Faut-il les abolir ? Si elles ont été abolies, faut-il les remettre ? À titre d’exemple, on a observé ces dernières années en Suisse plusieurs retournements de situation dans deux cantons, Vaud et Genève, où les notes ont d’abord été supprimées de l’enseignement primaire, puis réhabilitées. « Ce qui rend passionné ce débat, c’est la forte polarisation politique des prises de position » « En France, les demandes d’abolition des notes à l’école, mises en sourdine pendant quelques années, ont repris de plus belle avec un appel de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) concernant les notes à l’école primaire, appuyé par de nombreux intellectuels, tout de suite contré par une récolte de signatures du syndicat d’étudiants Uni. Les quatre M du débat sur les notes. Vous avez dit : compétences ?

Compétences scolaires, éducatives, sociales et territoriales : quelles évolutions ?

Vous avez dit : compétences ?

Autant de questions autour de la question des compétences posées lors de l’université d’été organisée par PRISME. Conférence de Jean-Marc Berthet, Universitaire 1 - Autour du terme de compétence a) Cette notion apparaît souvent floue ou difficile à définir. Elle serait entre deux trilogies éducatives : l’une renvoyant au monde scolaire et de la formation (savoir, savoir-faire, savoir-être), l’autre renvoyant plus au monde de l’éducation populaire (formelle, non-formelle, informelle). Et pourtant, cette notion floue devient lentement mais sûrement (la loi date de 2006) un point de passage obligé. B) C’est une notion qui fonctionne par élargissement, dynamique, mouvement. 2 - Sur la dynamique des politiques publiques qu’il y a derrière. a) Il est bien possible que l’on nous refuse le coup du cheval de Troie et de la création de dispositifs à la marge des institutions qui travailleraient à leurs recompositions.

Grammaire, vocabulaire, etc... les prérequis assassins. Tout le monde ou presque, aussi bien chez les conservateurs que chez les progressistes, est persuadé que la grammaire et le vocabulaire sont des bases, des préalables, des prérequis pour l’apprentissage de l’expression orale et écrite.

Grammaire, vocabulaire, etc... les prérequis assassins

Hors de des apprentissages dits fondamentaux, point de salut. On oublie que nombre d’autodidactes, y compris parmi des célébrités du monde politique, s’exprimaient parfaitement sans en avoir fait. Leur talent était donc de l’ordre du miracle. On oublie que la plupart des orateurs et des écrivains avaient totalement oublié les cours et les exercices quand ils se sont mis à parler et à écrire, qu’ils ont réappris ensuite en fonction de besoins ponctuels, que c’est le fait de lire, de parler et d’écrire qui leur a permis de découvrir des règles, des concordances, des constantes et des exceptions. On oublie de rappeler que les enseignants eux-mêmes ont appris la grammaire en préparant leurs cours.

On oublie que C. Mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord.