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Education et numérique

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“La main dans le sac” : les orthophonistes alertent sur les dangers des écrans pour les enfants. Le projet "La main dans le sac" est né de la rencontre de quatre orthophonistes dont Elodie Pascual qui exerce à La Rochelle. Avec ses collègues, elle est convaincue de la nécessité de jouer, de parler et de limiter les écrans pour prévenir les troubles du langage oral des enfants.Tous nos enfants sont objets éduqués avec les écrans et les téléphones portables, ceux des parents et les leurs, devenus nouveaux objets du quotidien.

Au cours de leurs consultations, les orthophonistes ont constaté que si leur usage n'est pas correctement maîtrisé par les parents, ils peuvent être à l'origine de troubles attentionnels et de retard du langage. "Pour se construire, l'enfant a besoin avant tout de parler, de jouer et ces écrans réduisent le temps de jeu et de communication avec les adultes" explique Elodie Pascual, invitée du Midi Pile de France 3 Poitou-Charentes. "Nous devons repositionner le temps de la communication avec notre enfant". Grand format : quand les écrans sont une drogue. L'expérience a été menée dans quatre familles parfaitement banales des temps modernes, c'est-à-dire où des enfants ont les yeux rivés sur leur tablette. L'objectif est d'observer ce qui les poussera à quitter leur écran des yeux, alors qu'autour d'eux, la réalité change.

Les parents sont complices de l'expérience. Débuts modestes avec changement des tableaux aux murs, qui ne suscitent aucune réaction. Plus audacieux, la mère de famille est échangée avec une inconnue portant la même couleur de vêtements. Le JT JT de 20h du samedi 3 février 2018 L'intégrale Les autres sujets du JT. Bill Gates, Steve Jobs… Quand les patrons de la Silicon Valley interdisent les écrans à leurs enfants. Troubles de l'attention, retard de langage, addiction… En mai, les professionnels de la santé et de la petite enfance ont publié une tribune dans Le Monde dénonçant les "graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans". "Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs", écrivaient-ils.

Au-delà des professionnels de santé, des personnalités plus inattendues mettent en avant les risques des écrans ou des réseaux sociaux pour les plus jeunes. A l'image de Chamath Palihapitiya, un ancien cadre de Facebook, qui défend à ses enfants de toucher à "cette merde", comme il l'a expliqué lors d'un débat organisé en novembre à la Stanford Graduate School of Business. Chez Bill Gates, pas de smartphones avant 14 ans Pas d'iPad pour les enfants de Steve Jobs. Rue89.nouvelobs. Les secrets des ingénieurs qui vous rendent accros à vos portables. Beaucoup de médecins pensent que l’addiction à Internet n’existe pas. Pourtant dans la vie quotidienne, nous sommes nombreux à parler de nos téléphones comme de cuillères de crack. « Il est complètement accro à Tinder », « j’essaie de décrocher un peu », « quand j’ai pas mon téléphone, je suis super nerveux », « je checke mes mails toutes les 5 minutes ».

Face à ça, nous nous flagellons : trop faibles, trop nuls, trop dispersés, trop déconcentrés : nous nous reprochons sans cesse de nous faire dévorer par nos téléphones. Pourtant, si nous nous sentons dépendants de certaines applis, c’est parce que des gens ont travaillé très dur pour nous y rendre accros. Designers, chercheurs en architecture réseau, informaticiens, entrepreneurs... dans la Silicon Valley et ailleurs, ils cherchent à inventer des produits dont nous ne pourrons pas nous passer.

Plongée dans une des bibles de « l’addiction par design », pour comprendre d’un peu plus près les mécanismes qui nous enchaînent à nos écrans. Contre « l’invasion numérique » à l’école, ces enseignants en résistance. Numérique au collège : et les parents, dans tout ça ? Quelques toiles au mur, une moquette à pois blanc sur fond bleu et une petite vitrine dans un coin où stationnent des voitures miniatures. Voici le bureau de Christian Garcia, le principal du collège Sonia Delaunay, un établissement de 490 élèves en Réseau d’éducation prioritaire (Rep), entre le bassin de la Villette et les Buttes Chaumont, à Paris.

Depuis la rentrée 2015, il fait partie des 500 établissements chargés d’expérimenter en avant-première le plan numérique – dans la capitale, douze collèges sont concernés [PDF]. Quelles questions soulèvent l’arrivée de cartons de tablettes pour les parents ? Que faire de ceux qui sont mal-connectés ? Trois histoires pour en parler. Des élèves travaillent à l’aide de tablettes, à l’école anglaise de Paris, en décembre 2012 - FRED DUFOUR / AFP Seulement 10% de parents inscrits au cahier de liaison en ligne Début 2015, des permanences ont été organisées au collège. 15 à 20 minutes de tâtonnement 10%, c’est peu. Service après-vente Et l’e-mail ?

TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision. L’école à l’ère numérique : le concept ne passe pas partout. Toutes les questions que je me pose sur la tablette au collège | Monsieur Samovar. C’est devenu LA question posée aux enseignants depuis la dernière intervention de notre actuel chef de l’Etat à la télévision : « Et toi, tu en penses quoi de l’idée de refiler des tablettes à tous les élèves de cinquième en 2016 ?

» Ma réponse la plus construite s’était jusque-là limitée à quelque chose comme : « Hmpffffuiiiiiiiiimmmmmboaaaarf. » Concis, direct et sans concession. Mais je peux comprendre que certains esprits cartésiens ne s’en contentent pas. Or donc, hormis le fait que je trouve toujours délicieusement ironique qu’on parle de révolution numérique sur ce vieux media poussiéreux qu’est la télévision, mon opinion sur le sujet tient en une phrase : je trouve cette proposition incongrue (et là, certains commencent à regretter le « Hmpffffuiiiiiiiiimmmmmboaaaarf »).

Je m’explique, avec prudence, car il ne fait pas bon trop critiquer la politique numérique de l’Education nationale en ce moment. Des ordis qui se croient en 1430 La même, de ma banlieue au Limousin Ah, ah. En Corrèze, iPads pour tous à l’école : « Vous allez voir, ce sont des mages » Céline Alvarez, une institutrice révolutionnaire. L'ancienne enseignante a démissionné de l'éducation nationale, mais n'a pas renoncé à diffuser les outils de l'école de demain Ne dites pas d'elle qu'elle est « professeure » : cela efface son sourire, assombrit son humeur. D'abord parce que l'année scolaire qui vient de débuter se fera sans elle : Céline Alvarez n'a pas repris, ce 2 septembre, le chemin de l'école maternelle Jean-Lurçat de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) où elle avait entrepris, en 2011, de croiser la pédagogie Montessori avec la recherche en sciences cognitives.

Faute de pouvoir élargir l'expérimentation, elle a pris la lourde décision de donner sa démission. Ensuite parce que ce n'est pas pour « professer », comme elle dit, que cette jolie trentenaire a passé en candidat libre, il y a cinq ans, le concours de l'enseignement. Et elle le justifie sans s'embarrasser de fausse modestie : « C'était pour infiltrer le système et parvenir à le changer, pas pour enseigner. . « Manque de recul », « manque d'évaluation »... Le numérique à l’école : des outils au service de l’apprentissage des élèves, vraiment. Tableau interactif, ordinateur, tablette : le numérique pénètre les écoles.

Ces nouveaux outils servent-ils l’apprentissage et la pédagogie ? Ou les intérêts commerciaux des géants de l’Internet et de l’électronique ? Roberto Casati, philosophe spécialiste des sciences cognitives, s’interroge sur les conséquences de ces technologies. Selon lui, elles altèrent nos capacités à lire avec attention, à se concentrer. Sans que les élèves en sachent beaucoup plus sur le fonctionnement d’un ordinateur, d’un logiciel ou d’un moteur de recherche. « Ce qui compte, pour les géants de ce système, c’est que vous soyez connectés en permanence afin de pouvoir vous proposer continuellement des produits. » Entretien. Basta ! Roberto Casati [1] : D’après des spécialistes de la lecture comme Maryanne Wolf [2], les enfants qui appartiennent à des familles qui les font lire ou leur lisent des livres ont un lexique presque double, vers leurs dix ans, par rapport aux enfants qui n’ont pas ce privilège.

Waldorf School. Pas d’ordi à l’école pour les enfants des cadres de Google ou d’eBay. Les employés de sociétés high-tech de la Silicon Valley dépensent une fortune pour envoyer leurs enfants dans une école Waldorf dépourvue d'ordinateurs. Crédit photo : Jim Wilson/The New York Times. Cliquer pour accéder à un diaporama sur l'école Waldorf. Le directeur technique d’eBay partage un point commun avec plusieurs cadres supérieurs de sociétés de pointe de la Silicon Valley comme Google, Apple, Yahoo et Hewlett-Packard : ils envoient leurs enfants dans une école… sans ordinateurs. La Waldorf School of the Peninsula est l’une des 160 écoles Waldorf des Etats-Unis, dont 40 en Californie, pourtant un bastion des nouvelles technologies. La pédagogie de cet établissement repose avant tout sur l’éducation physique et le travail manuel. Il n’y a pas d’écran en classe : seulement du papier, des stylos, des aiguilles à tricoter, parfois de la terre glaise.

De bons vieux tableaux noirs, des pupitres en bois et des encyclopédies sur des étagères contribuent à l’ambiance rétro. Ces branchés qui débranchent. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Guillemette Faure. Illustrations : Le Creative Sweatshop PAS UN ORDINATEUR, pas une télé, pas le moindre petit ou grand écran à la Waldorf School of the Peninsula. En revanche, on a trouvé un four à pain dans le jardin, que les petites classes utilisent chaque semaine, des chaussettes faites main – les cours de tricot, pour filles comme pour garçons, commencent en CP –, des tableaux noirs et des craies de couleur. Mais on n'a pas vu les machines à coudre, sur un autre site, celui du collège, avec lesquelles les sixièmes se sont fait des pyjamas.

Cette école privée – environ 20 000 dollars de frais de scolarité annuels – de la Silicon Valley recommande aux parents de limiter l'exposition aux écrans jusqu'à l'équivalent de la sixième et n'introduit l'outil informatique qu'en quatrième. Installé aux Etats-Unis depuis 1987, Pierre Laurent est l'un de ces parents. C'EST DÉJÀ LE CAS. "Il y a une aspiration très forte à faire des pauses. Silicon Valley: une école interdit tout appareil high-tech. Le New-York Times fait le point sur un phénomène qui prend de l’ampleur dans cette partie ultra-connectée de la Californie. La Waldorf School of Peninsula est située dans la région de Palo Alto, haut lieu de la recherche high-tech et des sociétés informatiques comme Google, Facebook, Apple ou Hewlett-Packard. La philosophie de l’école est simple, l’enseignement y est donné sur base des méthodes qui ont fait leurs preuves : un apprentissage transmis par des activités créatives, physique et manuelles.

Le projet éducatif de l’école Waldorf prône le bannissement dans l’établissement de tous les appareils high-tech. Les ordinateurs, tablettes et autres smartphones y sont donc interdits et leurs utilisation à la maison est fortement déconseillée. Une philosophie à contre-courant A l’école Waldorf, on retrouve les vieux tableaux noirs et les craies de couleurs, les bancs en bois remplis de cahiers de notes, et les étagères pleines d’encyclopédies. Pas de contradiction pour les parents.