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SIDA : le scandale des traitements. Une note un peu longue aujourd’hui.

SIDA : le scandale des traitements

Je sais, moi non plus, j’aime pas ça ! Mais, le sujet mérite qu’on s’y attarde un peu sérieusement : il s’agit de l’accès aux traitements contre le sida dans les pays pauvres. 1) Des chiffres, d’abord, pour rappeler l’immensité du fléau : Europe : les multinationales peuvent désormais breveter le vivant. C'est une décision de la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets datée du 25 mars 2015 qui a permis de faire avancer "la cause" des multinationales sur le brevetage du vivant .

Europe : les multinationales peuvent désormais breveter le vivant

A la question "si l'on découvre un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante, peut-on devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère" , la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets a répondu …"oui". Du Pont de Nemours, pesticide et profit, par Mohamed Larbi Bouguerra (Le Monde diplomatique, mars 1997) La multinationale E.

Du Pont de Nemours, pesticide et profit, par Mohamed Larbi Bouguerra (Le Monde diplomatique, mars 1997)

I. Du Pont de Nemours emploie 141 000 personnes ; elle a réalisé, en 1995, un chiffre d’affaires de plus de 42 milliards de dollars et déposé 454 brevets d’invention. Formidable puissance financière et scientifique, Du Pont a son siège à Wilmington dans le Delaware. Outre le Nylon, le Dacron et les chlorofluorocarbones (CFC), la firme produit des pesticides, des médicaments, du caoutchouc synthétique et les armes Remington. La chasse aux brevets permet au Nord de piller le Sud. Effet sournois des tendances commerciales qui accompagnent la mondialisation: des droits de propriété intellectuelle peuvent désormais être accordés sous la forme de brevets sur des ressources biologiques, y compris une plante indigène aux vertus curatives.

La chasse aux brevets permet au Nord de piller le Sud

Les brevets servent à stimuler l'innovation. Ils sont devenus aussi un outil des pays riches pour piller les pays du Sud et, par la même occasion, mettre en péril la biodiversité de la planète. La richesse biologique des pays en développement est en effet convoitée et prospectée par les grandes firmes semencières, pharmaceutiques et biotechnologiques des pays du Nord qui espèrent y dénicher des espèces végétales dotées d'un potentiel intéressant dont elles pourront tirer profit. Car le marché des produits issus des ressources génétiques est en pleine expansion.

Actuellement estimé à environ 25 milliards de dollars américains, il devrait atteindre les 110 milliards en 2005. Du faux riz basmati Coup bas aux paysans andins. En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto. Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine.

En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto

Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue. Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. Deux gènes associés aux cancers du sein et de l'ovaire objets d'un monopole aux États-Unis. SCIENCE - Nos gènes nous appartiennent-ils?

Deux gènes associés aux cancers du sein et de l'ovaire objets d'un monopole aux États-Unis

Physiquement oui, mais juridiquement la réponse est... pas toujours. En témoigne le débat qui a animé la Cour suprême des États-Unis, lundi 15 avril. Brevets sur le vivant : Monsanto débouté en Inde. Monsanto vient de subir un profond revers en Inde.

Brevets sur le vivant : Monsanto débouté en Inde

L’entreprise semencière américaine visait l’obtention d’un brevet pour un procédé permettant selon elle d’ « améliorer la résistance au stress dans les plantes ». Soja, maïs, riz, coton, blé... seraient ainsi capables de résister à la sécheresse, aux inondations et même de pousser dans des sols salins. Mais la demande de Monsanto vient d’être refusée par la Commission d’appel des brevets en Inde. « Cette technologie est simplement une découverte d’une nouvelle propriété de substance connue et non une invention au sens de l’article 3 (d) de la Loi indienne sur les brevets », a déclaré la Commission le 5 juillet. Avec cette décision, la multinationale américaine perd un énorme marché. Car si ce brevet avait été attribué, Monsanto aurait bénéficié de droits de brevets exclusifs pour toutes les semences vendues en Inde qui utilisaient sa technologie. Des brevets contre l'humanité : "Les pirates du vivant" par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto)

Une guerre contre l'humanité, telle est la finalité effrayante provoquée par le brevetage du vivant et le contrôle sur les semences mondiales.

Des brevets contre l'humanité : "Les pirates du vivant" par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto)

Dans cette conférence donnée à l'ENS Rennes, Marie-Monique Robin explore la course aux brevets sur le vivant, qui s'apparente à une véritable guerre contre l'humanité. En effet, des multinationales comme Monsanto sont tout simplement en train de prendre le contrôle de l'alimentation mondiale, en détruisant la biodiversité et en s'octroyant un monopole sur les semences à l'échelle de la planète. Marie-Monique Robin traite, entre autres, les sujets suivants :

Le brevetage du vivant : Dernier arrêt avant la fin d'un monde prométhéen. « Anything under the sun that is made by man. » « Tout ce qui est sous le soleil et qui est touché par l'homme peut être breveté » Arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis 1980 L'un des derniers bastions qui concerne l'humanité est la manipulation génétique du vivant à des fins de brevets.

Le brevetage du vivant : Dernier arrêt avant la fin d'un monde prométhéen

L'homme en Prométhée des temps modernes rentre en compétition avec la nature « La brevetabilité du vivant lit-on sur Wikipédia, désigne la possibilité de déposer un brevet sur un organisme vivant, animal ou végétal, qu'il soit pluricellulaire ou non. Longtemps exclus du domaine d'application des brevets ou de tout autre système semblable, les organismes vivants font aujourd'hui l'objet de multiples demandes de brevets qui varient en fonction des systèmes juridiques, parfois concurrents, et de la nature des organismes visés. Ce développement, accéléré par celui des biotechnologies, pose des questions non seulement économiques et commerciales, mais aussi éthiques. Rue89.nouvelobs. Les conséquences délétères du brevetage du vivant - Le Temps. Le droit des brevets n’a qu’une raison d’être: stimuler l’innovation.

Les conséquences délétères du brevetage du vivant - Le Temps

En réalité, la façon dont il est appliqué dans le secteur des semences a des effets délétères. En Allemagne, une loi particulièrement stricte - La Croix. Depuis 2013, le brevetage de plantes et animaux issus de croisements classiques est interdit outre-Rhin. Les autorités allemandes souhaitent inverser la tendance au niveau européen. L’Allemagne possède, avec les Pays-Bas, la législation la plus stricte d’Europe en matière de brevetage de plantes et d’animaux issus de croisements conventionnels, tout simplement interdit depuis juin 2013. En janvier 2012, les députés allemands, toutes tendances confondues, ont adopté une résolution particulièrement contraignante en la matière qui a servi de base à cette loi. Le texte final, plus strict que la directive européenne de 1998, n’est toutefois pas aussi ambitieux que la résolution initiale.

Députés écologistes et sociaux-démocrates ne l’ont finalement pas soutenu ; ils allaient jusqu’à demander une interdiction de brevetage pour les produits issus de plantes et d’animaux eux-mêmes issus de croisements classiques (tels qu’une huile fabriquée à partir de tournesol). Delphine Nerbollier (à Berlin) Les agriculteurs payeront des droits de copie privée de leurs semences - Politique. Une proposition de loi débattue la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale prévoit d'obliger les agriculteurs à payer des droits lorsqu'ils voudront utiliser les semences qu'ils auront eux-mêmes produites, dès lors qu'il s'agit de variétés protégées par un droit exclusif.

Une situation qui rappelle par certains aspects le droit à la copie privée. Mise à jour – Selon Le Monde, 21 semences seraient concernées par la proposition de loi, adoptée par les députés. Il s’agirait essentiellement de céréales, même si la liste définitive n’est pas encore arrêtée. D’autres semences pourraient être concernées, notamment celles de légumes. Sujet du 25 novembre – Lorsque l’on parle de propriété intellectuelle, les droits d’auteur, les brevets et les marques commerciales viennent immédiatement en tête.