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SIDA : le scandale des traitements. Une note un peu longue aujourd’hui. Je sais, moi non plus, j’aime pas ça ! Mais, le sujet mérite qu’on s’y attarde un peu sérieusement : il s’agit de l’accès aux traitements contre le sida dans les pays pauvres. 1) Des chiffres, d’abord, pour rappeler l’immensité du fléau : le sida tue chaque jour 8500 personnes dans le monde ; 38 millions de personnes sont infectées. 23 d’entre elles ont une espérance de vie de 8 à 10 ans maximum : le temps qu’il reste à vivre quand on n’a pas la possibilité de se faire soigner. l’Afrique est particulièrement touchée : l’espérance de vie au Botswana est passé de 65 ans en 1990 à 40 ans aujourd’hui, de 55 à 35 en Zambie, au Swaziland et au Zimbabwe. 2) Un fléau qui entraîne, en cascade, d’énormes difficultés économiques et sociales : dans les foyers touchés, l’incapacité de travailler d’une ou plusieurs personnes entraîne une perte de revenus alors que les dépenses liées à la prise en charge des malades augmentent ; Rappelons de quoi il s’agit :

Europe : les multinationales peuvent désormais breveter le vivant. C'est une décision de la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets datée du 25 mars 2015 qui a permis de faire avancer "la cause" des multinationales sur le brevetage du vivant . A la question "si l'on découvre un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante, peut-on devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère" , la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets a répondu …"oui". Un changement très important du droit La décision de l'Office européen des brevets (OEB) d'accorder un brevet pour une tomate et un autre pour un brocoli, fait donc réagir de nombreux acteurs de l'écologie, comme du secteur semencier et agro-alimentaire.

Cette décision d'accorder des brevets pour des plantes non modifiées génétiquement était crainte et attendue : près de mille demandes de brevets de la part des industriels du secteur ont été effectuées en quelques années. Du Pont de Nemours, pesticide et profit, par Mohamed Larbi Bouguerra (Le Monde diplomatique, mars 1997) La multinationale E. I. Du Pont de Nemours emploie 141 000 personnes ; elle a réalisé, en 1995, un chiffre d’affaires de plus de 42 milliards de dollars et déposé 454 brevets d’invention. Formidable puissance financière et scientifique, Du Pont a son siège à Wilmington dans le Delaware. Outre le Nylon, le Dacron et les chlorofluorocarbones (CFC), la firme produit des pesticides, des médicaments, du caoutchouc synthétique et les armes Remington. Elle est, par ailleurs, copropriétaire de la centrale nucléaire de Salem, connue par ses fissures et ses fuites d’eau radioactive.

A ses débuts, en 1970, le Benlate DF (alias Benomyl) - premier fongicide systémique jamais commercialisé - connut un succès foudroyant ; après 1972, il devint le pesticide le plus profitable pour la firme. Suite à une première alerte, (...) Taille de l’article complet : 2 168 mots. (1) Chemical & Engineering News, Washington, 26 août 1996, p. 59. (3) David A. . (5) Elisabeth M. . (8) Eduardo E. La chasse aux brevets permet au Nord de piller le Sud. Effet sournois des tendances commerciales qui accompagnent la mondialisation: des droits de propriété intellectuelle peuvent désormais être accordés sous la forme de brevets sur des ressources biologiques, y compris une plante indigène aux vertus curatives. Les brevets servent à stimuler l'innovation. Ils sont devenus aussi un outil des pays riches pour piller les pays du Sud et, par la même occasion, mettre en péril la biodiversité de la planète. La richesse biologique des pays en développement est en effet convoitée et prospectée par les grandes firmes semencières, pharmaceutiques et biotechnologiques des pays du Nord qui espèrent y dénicher des espèces végétales dotées d'un potentiel intéressant dont elles pourront tirer profit.

Car le marché des produits issus des ressources génétiques est en pleine expansion. Actuellement estimé à environ 25 milliards de dollars américains, il devrait atteindre les 110 milliards en 2005. Du faux riz basmati Coup bas aux paysans andins. En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto. Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine.

Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue. Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu’un rapport n’aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l’environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l’entreprise. Capitaine Martin. Deux gènes associés aux cancers du sein et de l'ovaire objets d'un monopole aux États-Unis.

SCIENCE - Nos gènes nous appartiennent-ils? Physiquement oui, mais juridiquement la réponse est... pas toujours. En témoigne le débat qui a animé la Cour suprême des États-Unis, lundi 15 avril. Objet du litige: les brevets déposés par le laboratoire Myriad Genetics sur deux gènes, BRCA1 et BRCA2 dont les mutations sont liées aux cancers de l'ovaire et du sein.

Celles-ci sont à l'origine d'environ 2% de cette dernière forme de cancer, l'une des plus répandue parmi les femmes à travers le monde. Grâce à ces brevets, l'entreprise est la seule à pouvoir pratiquer des tests de dépistage de ces cancers outre-Atlantique depuis 1994 et 1995. D'ici la fin du mois de juin, les juges devront donc déterminer si les gènes humains doivent être considérés comme des produits de la nature et briser ce monopole, ou s'il s'agit de découvertes scientifiques et donc l'entériner. Cour de récré Si les enjeux sont élevés, les arguments avancés relèvent pour leur part de la cour de récréation. Les motifs? Close. Brevets sur le vivant : Monsanto débouté en Inde. Monsanto vient de subir un profond revers en Inde. L’entreprise semencière américaine visait l’obtention d’un brevet pour un procédé permettant selon elle d’ « améliorer la résistance au stress dans les plantes ».

Soja, maïs, riz, coton, blé... seraient ainsi capables de résister à la sécheresse, aux inondations et même de pousser dans des sols salins. Mais la demande de Monsanto vient d’être refusée par la Commission d’appel des brevets en Inde. « Cette technologie est simplement une découverte d’une nouvelle propriété de substance connue et non une invention au sens de l’article 3 (d) de la Loi indienne sur les brevets », a déclaré la Commission le 5 juillet. Avec cette décision, la multinationale américaine perd un énorme marché.

Car si ce brevet avait été attribué, Monsanto aurait bénéficié de droits de brevets exclusifs pour toutes les semences vendues en Inde qui utilisaient sa technologie. Déjà 1 500 brevets sur des plantes résistantes au climat. Des brevets contre l'humanité : "Les pirates du vivant" par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto) Une guerre contre l'humanité, telle est la finalité effrayante provoquée par le brevetage du vivant et le contrôle sur les semences mondiales. Dans cette conférence donnée à l'ENS Rennes, Marie-Monique Robin explore la course aux brevets sur le vivant, qui s'apparente à une véritable guerre contre l'humanité. En effet, des multinationales comme Monsanto sont tout simplement en train de prendre le contrôle de l'alimentation mondiale, en détruisant la biodiversité et en s'octroyant un monopole sur les semences à l'échelle de la planète.

Marie-Monique Robin traite, entre autres, les sujets suivants : - biopiraterie (cas du haricot jaune du Mexique) - 3 critères d'attribution des brevets : nouveauté du produit, l'inventivité dans sa conception, le potentiel industriel de son utilisation - Jusqu'en 1980 les organismes vivants étaient exclus du brevetage - privatisation du vivant, une dérive du droit commun des brevets (violation des textes) . - en 2000, blé Round up ready de Monsanto (Canada, USA) Le brevetage du vivant : Dernier arrêt avant la fin d'un monde prométhéen. « Anything under the sun that is made by man. » « Tout ce qui est sous le soleil et qui est touché par l'homme peut être breveté » Arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis 1980 L'un des derniers bastions qui concerne l'humanité est la manipulation génétique du vivant à des fins de brevets.

L'homme en Prométhée des temps modernes rentre en compétition avec la nature « La brevetabilité du vivant lit-on sur Wikipédia, désigne la possibilité de déposer un brevet sur un organisme vivant, animal ou végétal, qu'il soit pluricellulaire ou non. Longtemps exclus du domaine d'application des brevets ou de tout autre système semblable, les organismes vivants font aujourd'hui l'objet de multiples demandes de brevets qui varient en fonction des systèmes juridiques, parfois concurrents, et de la nature des organismes visés. Ce développement, accéléré par celui des biotechnologies, pose des questions non seulement économiques et commerciales, mais aussi éthiques.

Souvenons-nous ! Le drame des abeilles 4. Rue89.nouvelobs. Les conséquences délétères du brevetage du vivant - Le Temps. Le droit des brevets n’a qu’une raison d’être: stimuler l’innovation. En réalité, la façon dont il est appliqué dans le secteur des semences a des effets délétères. Toujours plus nombreux, les brevets sur le vivant contribuent à la domination de quelques multinationales, qui profitent ainsi de positions de marché qu’aucun Etat n’oserait leur accorder. Au final, la protection de la propriété intellectuelle dans ce secteur empêche l’innovation, au lieu de l’encourager, et menace la sécurité alimentaire. Du point de vue du droit des brevets, le secteur des semences est particulier, car les sélectionneurs doivent toujours se baser sur des variétés de plantes existantes pour en développer de nouvelles.

Aujourd’hui, chaque sélectionneur doit donc s’assurer que ses ressources phytogénétiques ne sont pas brevetées. Les conséquences néfastes du brevetage du vivant ne s’arrêtent pas là. Réunies au sein de la coalition internationale «Pas de brevets sur les semences!» En Allemagne, une loi particulièrement stricte - La Croix. Depuis 2013, le brevetage de plantes et animaux issus de croisements classiques est interdit outre-Rhin. Les autorités allemandes souhaitent inverser la tendance au niveau européen. L’Allemagne possède, avec les Pays-Bas, la législation la plus stricte d’Europe en matière de brevetage de plantes et d’animaux issus de croisements conventionnels, tout simplement interdit depuis juin 2013. En janvier 2012, les députés allemands, toutes tendances confondues, ont adopté une résolution particulièrement contraignante en la matière qui a servi de base à cette loi. Le texte final, plus strict que la directive européenne de 1998, n’est toutefois pas aussi ambitieux que la résolution initiale.

Députés écologistes et sociaux-démocrates ne l’ont finalement pas soutenu ; ils allaient jusqu’à demander une interdiction de brevetage pour les produits issus de plantes et d’animaux eux-mêmes issus de croisements classiques (tels qu’une huile fabriquée à partir de tournesol). Delphine Nerbollier (à Berlin) Les agriculteurs payeront des droits de copie privée de leurs semences - Politique.

Une proposition de loi débattue la semaine prochaine à l'Assemblée Nationale prévoit d'obliger les agriculteurs à payer des droits lorsqu'ils voudront utiliser les semences qu'ils auront eux-mêmes produites, dès lors qu'il s'agit de variétés protégées par un droit exclusif. Une situation qui rappelle par certains aspects le droit à la copie privée. Mise à jour – Selon Le Monde, 21 semences seraient concernées par la proposition de loi, adoptée par les députés.

Il s’agirait essentiellement de céréales, même si la liste définitive n’est pas encore arrêtée. D’autres semences pourraient être concernées, notamment celles de légumes. Sujet du 25 novembre – Lorsque l’on parle de propriété intellectuelle, les droits d’auteur, les brevets et les marques commerciales viennent immédiatement en tête. Le texte présenté au Parlement provoque la colère des agriculteurs, qui y voient la volonté de les rendre dépendants de l’industrie des semences.

Un droit aux semences de ferme, contre rémunération Lire.