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Poèmes

Régis Debray: "je crains une école qui reproduirait les vices du monde extérieur" La crise moderne de la pédagogie ou la critique du progressisme est-elle réactionnaire ? Nous mettons en évidence les grandes tensions qui sous-tendent la crise moderne de la pédagogie en représentant les différents courants de pensée en conflit dans un espace pluridimensionnel. Une première dimension, épistémologique, est définie par l’axe I « réalisme versus idéalisme ; une deuxième dimension, méthodologique, est définie par l’axe II « activité propre de l’élève versus transmissions » ; une troisième dimension, psychologique, est définie par l’axe III « naturalisme versus rationalisme ».

Les débats ont jusqu’à présent porté sur les deux premiers axes, en les réduisant généralement à un seul, ce qui a conduit à occulter leurs véritables enjeux et à confondre des positions essentiellement différentes. Notre thèse est que la crise de la pédagogie se joue sur le troisième axe défini, qui révèle qu’en liaison avec les questions de méthode, le problème plus fondamental et négligé est celui de la logique et des finalités des programmes d’enseignement. De la créativité à l'école. De la créativité à l’école Il n'y a qu'une méthode pour inventer, qui est d'imiter.

De la créativité à l'école

Alain L’école doit favoriser la créativité des élèves, c’est là le credo que le journal Le Monde avait choisi de défendre dans son supplément « Education » daté du 16 Septembre 2009, en y consacrant un dossier de plusieurs pages, titré en une, reprenant un slogan de Mai 68 : « L’imagination au pouvoir ». Enoncé ainsi, sans plus, qui pourrait s’opposer à un tel objectif ? Qui oserait réclamer en effet que l’école freine la créativité individuelle, ou même qu’elle ne doive pas s’en préoccuper d’une manière ou d’une autre ?

Mais le premier problème est de savoir ce que l’on entend au juste ici par « créativité » et d’examiner les moyens préconisés pour développer une telle « créativité » à l’école. Finlande versus France Tête bien faite versus tête bien pleine Jardinage versus moulage. Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres. Depuis un an, le petit livre de M.

Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres

Serres, Petite poucette[1], fait partie des essais les plus vendus en librairie et les plus relayés dans les medias, où son auteur est très régulièrement invité. Dans cet opuscule, issu d’un discours prononcé à l’Académie française, Serres porte un regard résolument optimiste sur le monde numérique et sur les nouvelles générations qui le portent – les petit(e)s poucet(te)s du titre -, promises selon l’auteur à une libération sans précédent, cognitive et politique, grâce aux vertus d’un monde numérisé et librement connecté.

M. Serres commence par souligner l’ampleur des multiples transformations de ces dernières décennies. De cette mutation civilisationnelle serait né ou en train de naître un nouvel humain, « petite poucette », individu enfin libre et pleinement lui-même, dégagé de tout un ensemble de fardeaux et de servitudes issus du passé, grâce aux vertus des technologies numériques. Petite Poucette tient-elle vraiment sa tête entre ses mains ? Your Outboard Brain Knows All. We're running out of memory.

Your Outboard Brain Knows All

I don't mean computer memory. That stuff's half-price at Costco these days. No, I'm talking about human memory, stored by the gray matter inside our heads. According to recent research, we're remembering fewer and fewer basic facts these days. This summer, neuroscientist Ian Robertson polled 3,000 people and found that the younger ones were less able than their elders to recall standard personal info. That reflexive gesture — reaching into your pocket for the answer — tells the story in a nutshell. I've long noticed this phenomenon in my own life. In fact, the line between where my memory leaves off and Google picks up is getting blurrier by the second. My point is that the cyborg future is here. And frankly, I kind of like it. You could argue that by offloading data onto silicon, we free our own gray matter for more germanely "human" tasks like brainstorming and daydreaming.

La Nouvelle Ecole Capitaliste : l'introduction. Les transformations des systèmes éducatifs ne sont guère compréhensibles si on les isole des évolutions économiques, sociales et politiques de ces trente dernières années.

La Nouvelle Ecole Capitaliste : l'introduction

Les inscrire dans le mouvement d’ensemble d’une société de plus en plus marquée par les contraintes de la mondialisation, de la financiarisation du capitalisme et des politiques néolibérales, c’est se donner les moyens de comprendre le changement de forme de l’école, les nouvelles normes qui la régissent, en un mot, le nouvel âge de l’école. Les systèmes d’enseignement connaissent une mutation progressive qui obéit à un nouveau modèle. Ce modèle combine deux aspects complémentaires : l’incorporation économique, qui les transforme en vastes réseaux d’entreprises de formation de « capital humain », et la compétition sociale généralisée, qui devient le mode de régulation du système lui-même.