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Geo patrimoines et patrimonialisation ASIE

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Le mythe et l'industrie ou la protection du patrimoine culturel au Japon. Patrie, patrimoines Marc Bourdier Le mythe et l'industrie en jeu l'art, la technique, l'histoire et même, dans le cas d'un individu isolé, sa personnalité. En contrepartie, l'heureux élu est astreint à l'obligation de former des jeunes artisans et bénéficie, pour ce faire, d'indemnités mensuelles. La Loi-cadre de 1Q50 Aujourd'hui, l'ensemble de la réglementation japonaise en matière de sauvegarde, de protection et de conservation du patrimoine local est contenu dans la loi de 1950 révisée à deux reprises, en 1954 et 1975, afin d'y ajouter notamment quelques chapitres concernant l'extension du domaine de compétences de l'agence de la Culture (Bunka chô), organisme créé en 1968 et placé sous tutelle du ministère de l'Éducation (Monbushô).

L'article 2 subdivise les biens culturels en cinq groupes : Thi Bao Chau Huynh , Patrimoine architectural, urbain, aménagement et tourisme : ville Hôi An – Viêt Nam. Par son emplacement sur l’embouchure de plusieurs grands fleuves qui se joignent en s’ouvrant sur la mer de Chine, la cité portuaire de Hội An a connu un brassage d’hommes venus de différents horizons apportant naturellement avec eux leurs différents cultures : tout d’abord les Chams, puis les Việt et les Japonais, et ensuite les Chinois qui l’ont particulièrement prospérée.

Ils ont tous construit leur ville et l’ont aménagée à leurs manières, en fonction non seulement de leurs besoins matériels mais également et surtout de leurs croyances d’un espace de vie humaine imprégné de présence spirituelle (forces surnaturelles, âmes des ancêtres, dieux et esprits divers). Sa taille réduite (de quelques kilomètres carrés) fait d’elle un condensé d’histoire et de diversité culturelle. L'inscription au patrimoine mondial de l'humanité. Notes Ce texte a fait l’objet d’une présentation au colloque Les mots du développement. Genèse, usages et trajectoires, organisé à l’université Paris IX – Dauphine les 13 et 14 novembre 2008, à Paris. L’auteur remercie les deux referees anonymes pour leurs remarques et critiques. Il devait à l’origine être publié dans le dossier coordonné par Jean Cartier-Bresson, Blandine Destremau et Bruno Lautier, 2009, « Les mots du développment : Trajectoires et pouvoirs », vol.

Professeur à l’Université de Paris 13, chercheur au CEPN Francoise.benhamou@univ-paris13.fr Le site a été classé en 1995. Cf aussi Choay, 1992 et Léniaud, 1992. Inspirée par Barrès dénonçant la « grande misère » des églises de France, elle fait suite à la loi de 1887 qui permettait que les propriétés privées ou publiques soient classées au nom de l’intérêt national, et ne puissent être ni restaurées, ni modifiées, ni détruites sans l’accord de l’État. Sur ce point, voir aussi Beauchain, 2006. Voir aussi Gabas et Hugon (2001).

Les territoires du sacré, le sacre du territoire. Religion, urbanité, société : l’exemple de Katmandou. Petit pays asiatique enclavé entre les géants démographiques que sont la Chine et l'Inde, le Népal, longtemps fermé au monde extérieur et à ses formes de modernité, reste mal connu. Le pays peine à se défaire de perceptions faussées liées à une image "mythique", largement entretenue dans le cadre de l'ouverture au tourisme. Cependant, bien que religion officielle, l'hindouisme n'est nullement exclusif, le bouddhisme y est également très présent, que ce soit en termes de fidèles ou de marqueurs spatiaux (voir encart en pop-up, infra) . Cette présence bouddhiste historique a par ailleurs connu un regain avec l'arrivée massive d'exilés tibétains, par vagues, depuis la fin des années 1950 [3].

Le syncrétisme entre ces deux religions est même une donnée essentielle pour comprendre le rapport des Népalais au sacré. Le terrain d'étude : la cité de Katmandou Jusqu'au XVIIIe siècle, la ville de Katmandou (ou Kathmandu) se limitait au strict périmètre cerné par son ancienne muraille. 1. 1.1. 1.2. La Corée : territoires et sociétés de la « longue partition » Valérie Gelézeau, maîtresse de conférences 1Dans la continuité des travaux de l’enseignante sur ce thème (la rue à Séoul, les grands hôtels, les bains publics), le séminaire a porté sur les espaces publics de Séoul et de Pyongyang, à partir de matériaux variés : textes contemporains en trois langues (français, anglais et coréen) mis en ligne sur l’ENT, mais aussi matériaux iconographiques recueillis sur le terrain dans les deux villes (photographies et cartes), Trois masterants, dont un venant de l’extérieur (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Institut de géographie), cinq doctorants (dont trois extérieurs : Université Paris-8/Vincennes-Saint-Denis, Université du Havre et IUP) et un étudiant de diplôme de l’École ont constitué le groupe stable des participants. 3Le deuxième axe du séminaire a été consacré à l’articulation entre espaces publics et commerces dans les villes sud-coréennes.

Patrimoine et patrimonialisation: entre le matériel et l'immatériel - Marie-Blanche Fourcade. Patrimonialisation | Lettre de L'UMR Chine Corée Japon. Patrimonialisation et mise en tourisme des anciens quartiers coloniaux de Tianjin. Patrimonialisation et mise en tourisme des anciens quartiers coloniaux de Tianjin Aujourd’hui les quartiers concessionnaires de la ville de Tianjinne constituent plus qu’une partie centrale mais géographiquement limitée de la ville.

Alors que l’architecture chinoise traditionnelle y a pratiquement disparu, ces quartiers comptent de nombreux bâtiments de style occidental de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Mieux conservés que ceux de Shanghai ou de Pékin, ces ensembles marquent profondément le paysage urbain. Notre poster présente les enjeux liés à la patrimonialisation et la mise en tourisme de ces anciens quartiers. À l’aide d’une carte, nous analysons comment s’effectue aujourd’hui l’aménagement touristique de ces quartiers en termes d’équipement: hôtels, restaurants, boutiques et musées. La proximité avec Pékin est un élément déterminant. Le pouvoir d’attraction de la capitale profite ainsi à sa voisine, mais sa notoriété a tendance à l’éclipser. L'oubli des villes de l'Inde: Pour une géographie culturelle de la ville - Odette Louiset. Les processus de patrimonialisation de la nature dans le Kodagu (Inde) : pluralités, imbrications, contradictions.

1Identifiés comme point chaud de biodiversité, les Ghâts occidentaux sont depuis une vingtaine d’années l’objet de nombreux travaux d’identification des zones à protéger en priorité, tout autant que de propositions pour une gestion durable de ces espaces (Karanth et DeFries, 2010). Du classement au patrimoine mondial de l’Unesco à la valorisation des savoir-faire, ces initiatives multiples s’inscrivent dans le contexte contemporain de mise en patrimoine d’un nombre croissant d’objets qu’ils soient culturels ou naturels. Apparaissant comme une course à la patrimonialisation, le phénomène suggère alors de s’interroger sur les conditions de son émergence, mais aussi sur les conséquences liées à cette surenchère.

Comment et par qui les objets naturels sont-ils érigés en patrimoine ? Face à ce foisonnement, assiste-t-on à une hiérarchisation de ces objets en fonction de leur valeur ou ne risque-t-on pas, au contraire, de voir le patrimoine perdre par ce biais son caractère d’exception ?