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Sexisme ordinaire

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Quand la drague est une violence machiste… Le harcèlement ! J’ai un truc qui me démange, sur la langue un goût étrange, comme une crampe à la phalange. Hey ! Oui je me plains tout le temps. Déjà, il paraît que c’est un sport national, ensuite, c’est quand même la base quand on est de gauche. Par ailleurs, c’est nécessaire, voire épidermique, quand on est féministe. Alors je fais pas la tête dure pour faire genre. . « Bon il s’est passé quoi (encore) ? Une histoire banale C’est l’histoire banale d’une jeune femme, Alex (j’ai changé le nom), dans les rues de Toulouse.

L’histoire ne raconte pas non plus la taille de la jupe. Comme on s’y attend, cette femme se baladant dans la rue se prend des remarques qu’elle tente tant bien que mal d’ignorer. Elle pense à sa jupe, naturellement. Mais ce que l’histoire n’aurait pas dû dire non plus c’est sa tenue. Parce que ce n’est pas la question. C’est quoi ton problème ? Alex appelle un ami, elle cherche du soutien.

Pour partager sa colère, Alex post un statut facebook. Solidarité Romain JAMMES Like this: Slut-shaming : pas de quartier pour la femme libérée. Slut-shaming : pas de quartier pour la femme libérée © iStockphoto La stigmatisation de la femme sexuellement libérée, ou « slut-shaming », est un sport mixte. Une étude de l'université Cornell (États-Unis) montre que quand il s'agit de juger les mœurs sexuelles des unes et des autres, les femmes entre elles sont beaucoup plus sévères que les hommes.

La "salope" a toujours mauvaise réputation quand le mâle et ses conquêtes impressionnent. Pas de répit pour les accros du sexe, les épicuriennes ou les indécises qui multiplient les partenaires sexuels à l’envi et sans complexes. La société toute entière les regarde d’un œil désapprobateur, les hommes comme les femmes se livrent explicitement ou inconsciemment à ce que les Américaines ont appelé slut-shaming. La femme aux 20 partenaires sexuels jugée moins compétente Un groupe d’ étudiantes a été invité à lire le portrait ébauché d’un personnage fictif appelé « Joan ».

Jim, volage et tout puissant. Les trolls féministes. S’il est un phénomène que les militants, peu importe la cause, connaissent bien, c’est l’énergumène. Pour employer un mot gentil. Sinon je parlerais de gros connard qui n’y connait rien mais vient ramener sa pseudo science. Je vous rassure, le gros connard peut être une grosse connasse. Efforçons nous donc de disséquer les différents types qui squattent les espaces féministes. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. la victime"Je ne comprends pas. 14.

J'en oubliais ma conclusion. Ces trolls sont ce que des végétariens appelleraient "le cri de la carotte". Si vous faites donc partie d'une des catégories précitées, on sera peut être de bonne humeur et on vous répondra. Kate Winslet va avoir trois enfants de trois pères différents: où est le problème? L'actrice n'est pas la première à subir la désapprobation publique. Alors que nous aimons penser que nous vivons dans une ère moderne et tolérante, l'info selon laquelle Kate Winslet va bientôt avoir trois enfants de trois pères différents a été accueillie par un niveau plutôt choquant d'indignation moralisatrice. Dans une dénonciation virulente des «choix désastreux» de Kate Winslet, Judith Woods écrit, dans The Telegraph que «trois enfants avec trois pères différents ne semble bon pour personne» et que «les retombées pour ces petits êtres que vous mettez au monde sont trop horribles à envisager» (et on se demande immédiatement: comment savez-vous que ces petits êtres humains ne sont pas épanouis?).

Cela n'est pas sans rappeler la désapprobation publique qu'avait subi la présentatrice britannique Ulrika Jonsson il y a quelques années parce qu'elle avait eu quatre enfants de quatre pères différents (ce que les tabloïds britanniques avaient appelé le «4x4»). En quoi cela vous menace-t-il? «Ca va, parce que ça me fait bander», petit précis de lesbophobie. - Féminismes. « Oh deux filles ça va, moi ça me fait bander donc » « Ah pour vous les filles c’est moins difficile, ça excite les mecs donc ils vont moins taper » Si on m’avait donné un euro, à chaque fois que j’ai entendu ce genre de propos, j’aurais probablement de quoi m’acheter une petite île dans un endroit tranquille.

Malheureusement, la connerie n’est pas distribuée avec sa contrepartie financière. En règle générale, je laisse couler, parce que je n’ai pas forcément l’arsenal à disposition, pour expliquer ce qu’il en est, parce que je n’ai pas forcément envie de me voir répondre « tu devrais être flattée ». Parce que finalement on va toujours finir par me répondre « vous devriez laisser, c’est pas si grave ». Le porno mainstream, qui peine à produire des films lesbiens dans lequel l’homme (présent ou fantasmé) n’aurait pas une place centrale, est bien entendu l’un des premiers pourvoyeurs de ces représentations, mais il n’en est pas le seul.

(Photo AFP) . Pensez-y. Les hommes sont plutôt câlins, les femmes plutôt sexe. Foutaises. Depuis la fondation du Kinsey Institute (un centre de recherche américain sur la sexualité), les conservateurs ne cessent de l’accuser d’être un instrument de dépravation et de mener des croisades anti-chasteté. Mais voilà que la dernière étude de cet institut est présentée comme un hymne aux valeurs familiales. Selon les médias, cette étude, publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior, montre que la promiscuité sexuelle rend triste, que l’engagement rend heureux, et que les hommes préfèrent l’amour et les câlins. Y a-t-il du vrai là-dedans? Observons les chiffres. publicité 1.Les hommes aiment les câlins. C’est ce qui a le plus retenu l’attention des médias. Je n’en mettrais pas ma main à couper. Les hommes dont les relations se caractérisaient par un nombre important de bisous et de câlins étaient environ 12% de plus que les autres hommes à se dire heureux dans leur couple (voir le tableau 6). 2.Rester longtemps ensemble rend heureux. 3.La promiscuité sexuelle rend malheureux.

Galanterie. Survivre à l'absence de galanterie (ça va plutôt bien) Sur l'échelle Rotschild de la galanterie qui va de 10 : mec qui s'aplatit devant toi pour que tu évites de salir tes chaussures, à 0 : mec qui n'est pas galant, mon Danois personnel est à -10. C'est un stade jamais vu ailleurs qu'en Scandinavie, où l'éducation a été tellement débarrassée de préjugés qu'il ne viendrait à l'esprit de personne de tenir une porte. Ni pour une femme, ni pour une personne âgée, ni pour un chaton à poils longs. C’est Darwin appliqué. Si tu es trop faible pour ouvrir une porte alors il est temps de t’immoler dans un bateau viking. Si vous pensez qu'à Paris on ne laisse pas descendre avant de monter dans le métro, tentez Copenhague (aux heures de pointe, il est judicieux de se munir de planches cloutées). Mon mec ne me tient pas la porte (niveau 0) mais il me la claque régulièrement dans la gueule (sans faire exprès) (niveau -10).

Or donc : ça va. Peut-on poser les choses clairement ? Allez, laissons tomber la galanterie, et recommençons à être juste gentils. Sexisme ordinaire/Féminisme au quotidien. Veille permanente féministe. #harcèlementderue. L’équation un film + un hashtag = une prise de conscience a encore frappé ces jours-ci sur Twitter. Le film : Femme de la rue, d’une étudiante bruxelloise, Sofie Peeters. En caméra cachée, elle se promène simplement dans les rues de Bruxelles et fait entendre (enfin ?) Les commentaires que certains hommes portent sur elle, en tant que femme, en tant qu’objet. La réaction immédiate sur Twitter a donc été la création d’un hashtag, #harcèlementderue, ayant pour but de libérer la parole des femmes qui subissent, quotidiennement, ces pressions de la part d’inconnus à peine croisés dans la rue.

De là ont découlé un certain nombre de remarques et questions qui m’ont donné envie de réagir, plus d’un an après mon précédent article sur le même sujet. La prise de conscience a donc eu lieu ces deux derniers jours, chez les hommes comme chez les femmes : le harcèlement de rue, c’est constamment, peu importe le physique des femmes, peu importe l’origine des hommes, peu importe l’endroit. Sociologie du harcèlement dans les lieux publics. , la question du "harcèlement de rue" a eu un petit succès médiatique la semaine dernière ( sur Twitter. Qu'est-ce que le "harcèlement" ?

Erving Goffman va nous aider à y voir plus clair (et va même nous donner des conseils de drague). Il y a eu beaucoup de réactions à cette prise de parole d'un nombre important de femmes. Beaucoup sont d'une débilité crasse : "Pfff. Les nanas et leur #harcèlementderue. C'est comme tendre de la viande à un chien et lui dire non tu l'auras pas"... Certains, dans la même veine, ont prétendu que ce n'était que de la drague ou que les femmes étaient ou devaient se sentir flattées de cette attention.

Une remarque intéressante est de noter que l'espace privé ou domestique demeure plus dangereux pour les femmes que l'espace public - terme que je préférerais ici à "rue". Dans le chapitre 6 de La mise en scène de la vie quotidienne, Goffman s'intéresse à ce qu'il appelle les "apparences normales". La rue, fief des mâles. L'espace urbain est ultrasexué, pensé par et pour les hommes. Au point que les femmes érigent des barrières inconscientes et traversent les lieux publics bien plus qu'elles ne s'y attardent. LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Fanny Arlandis Sur le trottoir ou dans le métro, on croise des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes.

A première vue, l'espace public est mixte. A première vue seulement. Surtout, contrairement à ces derniers, "les femmes ne font que traverser l'espace urbain, elles ne stationnent pas", explique le géographe Yves Raibaud, coproducteur d'un rapport, en 2011, commandé par la communauté urbaine de Bordeaux. Sifflées, collées, insultées, autant de situations que vivent les femmes dans la rue. Les parents en tirent des conséquences en disant très tôt à leurs filles comment se comporter et s'habiller.

En 2011, selon l'Insee, 1,9 % des femmes ont déclaré avoir subi une agression physique, alors que 10 % subissent des violences conjugales. Ai-je tort de me taire quand on m'appelle «salope» ? A Paris, il semble si dangereux de sortir dans une tenue sexy que les filles et les travestis, escamotant leurs talons-aiguilles, se muent en ombres discrètes. Le métro, le soir, est fréquenté en moyenne par deux femmes pour huit hommes (1). Il vaut mieux raser les murs. A Bordeaux, d’après une étude menée en 2011, plus de 56% des étudiantes qui sortent en boîte rentrent chez elles avant deux heures du matin : pas question de rater le dernier tramway… Dans le quartier nocturne de Bordeaux (Paludate), les femmes qui sont de sortie, d’une manière générale, circulent mais ne stationnent pas dans la rue : «elles se dirigent vers les discothèques, bars ou vers les transports», alors que les hommes «à deux ou en groupe stationnent ou circulent lentement sur la voie publique, assurant une présence permanente fixe d’hommes sur l’espace public.»

Paranoïa De quoi les femmes ont-elles peur ? Auto-conditionnement Il est certain que beaucoup de femmes s’auto-conditionnent à être victimes. Machisme ordinaire : non messieurs, dire "t'es bonne" n'est pas un compliment. Nous sommes toutes, nous avons toutes été, nous serons toutes, à un moment ou un autre, victimes du harcèlement de rue. Un harcèlement sexuel au quotidien, banalisé, minimisé parfois, caché, presque honteusement, le plus souvent. Extrait de "Femme de la rue" de Sofie Peeters.

Le documentaire d'une étudiante belge, intitulé "Femme de la rue", expose via une caméra cachée, le harcèlement sexuel dont elle est victime chaque jour. C'est grâce à elle que le débat a été relancé, notamment sur Twitter avec le hashtag #harcelementderue apparu mardi, invitant les femmes à relater leurs (mauvaises) expériences. Cette réaction faisait suite à un tweet malvenu de Mathieu Géniole (chroniqueur sur le Plus qui a écrit à ce sujet) : A noter sur la fille belge insultée dans la rue que je n'ai vu aucune fille se plaindre d'avoir eu à subir le même traitement en France... — Mathieu Géniole (@mathieuge) July 31, 2012 #Harcelementderue entendre un mec hurler à une jeune femme "hey t'es bonne!

Machisme ordinaire : non, le harcèlement de rue n'est pas de la drague. Femme marchant dans une rue de Paris (ANW.FR/FLICKR/CC) La diffusion du document de Sofie Peeters "Femme de la rue" met en évidence une superposition de réalités illustrée par de très intéressantes réactions, notamment en ligne. Cette superposition pourrait se résumer en quatre points : 1. Le harcèlement de rue est une réalité quotidienne pour beaucoup de femmes. 2. 3. 4.

#harcelementderue : les mots pour le dire, la négation en prime Deux tweets ont notamment suscité de vives réactions sur Twitter : Capture d'écran Twitter (source ici et là) Ce raisonnement naïf, qui laisse entendre qu'un "cas" est "extrême et isolé" sous prétexte qu'on n'en a pas entendu parler, pourrait être analysé, mais remercions surtout Valérie, auteure du blog Crêpe Georgette, pour la création du hashtag #harcelementderue, qui, bien évidemment, ne doit pas être réduite à une démarche réactionnelle ciblant Mathieu Géniole (chroniqueur au Plus, ndlr). Amener les gens à admettre ce harcèlement n'est donc pas facile : 1. Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil. Je vais vous raconter une histoire que vous connaissez déjà. Comme vous la connaissez déjà, pour la rendre un peu plus intéressante, et aussi parce que j’ai faim, les protagoniste auront des noms de fruits.

Il était une fois un garçon qui s’appelait Poire. Poire fréquentait des filles. On lui avait appris qu’il fallait être gentil avec les filles, et Poire était de toutes façons quelqu’un de gentil. Il n’y avait pas besoin de le lui dire deux fois. Il était donc gentil. Le voisin de Poire s’appelait Melon. Et pourtant, Poire enviait un peu Melon. Melon, lui, avait plein de copines, alors qu’il ne faisait rien comme il fallait. Poire ne comprenait pas pourquoi les filles aiment les salauds. Non, toujours pas. Toutes des salopes, Ou le mythe du mec trop gentil Je vous laisse deviner la suite de l’histoire. Alors, est-ce que les mecs sont trop gentils? Question métaphysique numéro un: peut-on être trop gentil? Mais au fait, qu’est-ce la gentillesse? Cette histoire, vous la connaissez surement. Moi Valérie, je : blanche, hétérosexuelle, cisgenre - des privilèges.

L'injure sexiste, simple vue de l'esprit. Bites et privilèges | Liberté (Egalité) Fraternité. Le-sexisme-bienveillant-ce-cadeau.