Kerviel - 16.06.2010
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Nouvelle journée du procès Kerviel devant le tribunal correctionnel de Paris et nouvelle révélation aujourd'hui. « Je lui ai dit: si tu recommences, tu seras viré » : un ancien chef de Jérôme Kerviel a raconté mercredi le premier dérapage de l'ancien trader, en juillet 2005. Tu gagnes combien ?
Pour montrer la réalité de la trésorerie de l'ex-trader, les avocats de la Société Générale et ceux de Jérôme Kerviel ont recours à des courbes et des histogrammes qui aboutissent plutôt à semer la confusion. Quoi de mieux qu'un joli graphique pour mettre à la portée de tous une assertion complexe en matière financière?
L'ancien trader de la Société Générale a notamment reconnu mercredi avoir confectionné de faux e-mails pour contourner les contrôles de la banque.
Jérôme Kerviel 16/06/2010 à 20h14 - mis à jour le 16/06/2010 à 20h16 | vues | réactions
Jérôme Kerviel a parfaitement intégré les consignes de son ancien employeur, la Société Générale: "Utiliser la complexité technique" pour noyer l'interlocuteur dès que l'on est mis en difficulté. Au septième jour d'audience, il en maîtrise parfaitement l'art. Plus le procès avance et plus on est frappé par cela: Jérôme Kerviel est un pur produit du système qu'il dénonce.
Au septième jour de son procès, Jérôme Kerviel a reconnu avoir fait des faux pour déjouer les contrôles et cacher ses opérations frauduleuses. «Que ce soit bête, débile, je vous le concède, mais j'étais dans une spirale... c'était un boulevard», s'est encore une fois justifié l'ancien trader de la Société Générale, 33 ans, jugé depuis le 8 juin pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros début 2008. A partir de mars 2007, ses prises de positions ont commencé à représenter des sommes astronomiques, pour atteindre près de 50 milliards d'euros début 2008, lorsque la «fraude» a été découverte. Il devait donc dissimuler ses engagements, ses gains et ses pertes, beaucoup trop importants par rapport à son mandat. Pour justifier ses prises de positions, il utilisait de nombreux artifices: «écart de méthodes», «erreur de saisie», fabrication de faux mails de supposées «contreparties»...