La beauté féminine, un culte éternel et universel. La femme idéale à travers les siècles. L’invention médiatique de la beauté | L'appareil des apparences. Communication au Colloque Si la photo est bonne, jeudi 20 et vendredi 21 octobre, INHA. Retrouvez au fur et à mesure l’ensemble des contributions sur le blog attitré ! « Le premier vrai périodique pour les femmes dont on ait gardé trace en France est le Courrier de la Nouveauté, feuille hebdomadaire à l’usage des Dames, de 1758. » [1] écrit l’historienne Evelyne Sullerot dans la première histoire de la presse féminine. L’historienne Monique Vincent, redéfinit, en 2005, cette date de naissance avec la création en 1672 du Mercure Galant [2].
Ce type de presse traite alors de sujets culturels, littéraires et mondains dont la destination est explicitement précisée : le public féminin. La mode occupe rapidement ses pages et en devient un pilier central. Parallèlement à cette première forme de presse féminine, une alternative plus revendicatrice, féministe prend son essor [3], écrite tantôt par des ouvrières tantôt par des bourgeoises avec la volonté de défendre les droits des femmes. Que devient la beauté féminine? Des seins hauts et ronds, des lèvres parfaitement dessinées, des cuisses et un visage de rêve...Les médias véhiculent une image de beauté à laquelle tout le monde veut se conformer. On veut tous ressembler à Naomi, Iman, Jada, Jlo, Beyonce...On veut toutes avoir un 36 et avoir de longues jambes, ressembler à un mannequin sans savoir que dans les années 70, une belle femme avait les hanches larges...
L’uniformisation du modèle de beauté enferme la femme moderne dans les caricatures et l’empêche bien trop souvent d’être aussi épanouie qu’elle devrait l’être. Il y’a une vingtaine d’années, 80% des Américains suivaient leur premier régime amincissant à l’âge de 14 ans. En 1987, une étude Californienne révélait que 80% des fillettes de 9 ans en avaient déjà suivi au moins un ! Les statistiques n’ont guère changé. Dans un tel contexte, le miroir ne peut que leur renvoyer une image peu flatteuse d’elles-mêmes : elles sont grosses, laides, difformes. Source : Jessica Andrée TANTIN , Miss Ebène. Culte du corps », ou haine du corps ? La mode féminine, contrainte ou liberté?