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Europe depuis congrès LA HAye 1948

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Les multiples divisions de l’Union européenne. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Ricard, Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant) et Alain Salles Depuis le vote sur le Brexit, les responsables européens multiplient les mises en garde sur la possible mort de l’Union européenne (UE), pour mieux en appeler à l’unité. Le sommet de Bratislava, vendredi 16 septembre, sera le premier organisé sans les Britanniques, depuis leur vote en faveur du Brexit, le 23 juin. Il s’agit de tenter d’endiguer l’onde de choc suscitée par cette perspective. Mais, en prélude, ce sont surtout les divisions qui se sont fait entendre, d’Athènes à Budapest, en passant par Berlin ou Bruxelles.

Du coup, l’obsession des dirigeants européens semble être d’éviter les sujets susceptibles de braquer l’un ou l’autre camp, comme le Brexit lui-même, l’immigration ou l’approfondissement de la zone euro. Lire aussi : Athènes ou Bratislava, deux rendez-vous qui divisent l’Europe Un moteur franco-allemand en panne Une zone euro paralysée Des pays de l’Est vindicatifs. YouTube. Vidéo : Le Brexit en 1 minute 30. Qu'est-ce que le Brexit ? Le "Brexit" est une abréviation de "British Exit", évoquant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Le 23 juin 2016, lors d'un référendum organisé par l'ancien Premier ministre David Cameron, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’UE. A la suite du déclenchement de l'article 50 du traité sur l'Union européenne le 29 mars 2017, le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres de l'Union européenne ont dorénavant deux ans pour préparer la sortie effective du pays. Jusqu'à cette date, le pays reste donc membre de l'Union européenne. Nommée en juillet 2016, c'est la Première ministre Theresa May qui mène les discussions sur la sortie de son pays face à une équipe de négociateurs représentant l'Union européenne.

Pourquoi le Brexit ? Lors de sa campagne pour briguer un second mandat de Premier ministre, David Cameron avait promis d'organiser, au plus tard en 2017, un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Quelles étapes ? Quels enjeux ? Pourquoi le pire danger pour la démocratie en Europe serait désormais que le Brexit ne change rien (comme le “non” des Français au référendum de 2005)

Atlantico : Le référendum sur le Brexit s'est essentiellement joué sur la question migratoire, et tout particulièrement sur l'immigration intraeuropéenne. Quelles conséquences aura concrètement le départ de la Grande-Bretagne de l'UE en la matière ? Un changement est-il véritablement à attendre ? Gérard-François Dumont : Avant de parler des conséquences, il convient de rappeler les causes. La politique conduite par les autorités de l'Union européenne pendant ces dernières décennies doit assumer sa part de responsabilité dans le résultat du référendum britannique du 23 juin 2016.

En effet, le 1er mai 2004, l'UE effectue un cinquième élargissement à dix nouveaux pays, mais tout en les traitant comme des membres à statut inférieur puisqu’il était annoncé qu'ils ne bénéficieraient automatiquement pas des mêmes conditions que les autres adhérents à l'UE, et notamment de la liberté de circulation des travailleurs. Une citoyenneté européenne est-elle possible. Notre imaginaire politique européen est hanté par la figure de l’État fédéral. Bien sûr, depuis l’échec du projet de Constitution, nul ne se risque encore à user du vocable lui-même. Mais, au-delà des précautions sémantiques, la plupart des pistes envisagées en vue de « démocratiser l’Europe » – qu’il s’agisse d’élire un « gouvernement de l’Europe » en faisant de la Commission l’incarnation d’une majorité politique, de renforcer les partis politiques européens, de « politiser » les modes de décision européens par un plus grand recours au principe d’alternance fondé sur le clivage droite/gauche… [1] – en reviennent régulièrement à une forme de reconduction, à une échelle élargie, des mécanismes délibératifs et représentatifs forgés dans le cadre stato-national.

Ce volontarisme a pourtant montré ses limites. Le taux de participation aux élections européennes, qui s’articulent largement sur des clivages nationaux, est passé de 63% en 1979 à 45,5% en 2004. Une fédération de démocraties. Quelle Europe politique. Refus clairement exprimé des Français et des Néerlandais d’un traité constitutionnel destiné à jeter les fondements d’un espace politique commun ; désaveu du suffrage universel par des dirigeants empressés de reconduire, sous une autre forme (le Traité de Lisbonne) ce qui semblait avoir été rejeté ; désintérêt profond des populations pour les élections européennes ; suspicion à l’égard d’institutions jugées bien technocratiques : la liste est longue des événements qui empêchent de croire que la construction politique de l’Europe, ambition clairement affichée, avance sûrement.

On peut s’en réjouir, penser qu’il n’y a décidément de démocratie que nationale et que puisqu’il n’existe pas de peuple européen, les institutions européennes sont condamnées à être lointaines. Peu assurée d’elle-même, hésitante sur la forme qu’elle doit se donner, l’Europe politique se construit pourtant. Ce dossier comprendra également quatre recensions : Y. Bertoncini, T. Chopin, A. Pour citer cet article : Etienne Balibar : Tous Grecs, tous Européens | αληthειαrevue. Etienne Balibar : Tous Grecs, tous Européens Intervention d’Etienne Balibar à la rencontre-débat du 31 mars 2012 avec les signataires de l’appel « Sauvons le peuple grec de ses sauveurs » (Théâtre de l’Epée de Bois, Cartoucherie de Vincennes). [Ομιλία του Ετιέν Μπαλιμπάρ στην συνάντηση της 31ης Μάρτη 2012 με όσους συνυπογράφουν το κάλεσμα « Να σώσουμε τον ελληνικό λαό από τους σωτήρες του »] Dans ce qu’on appelle toujours la « crise », mais qui semble s’apparenter de plus en plus à un « état d’exception » permanent, hautement instable, un point de non-retour semble avoir été atteint au cours des dernières semaines.

Les conséquences humaines pour la vie quotidienne du peuple grec, les conséquences politiques pour l’avenir de la démocratie dans nos pays sont si graves que de plusieurs côtés l’appel à réagir – et donc, tout simplement, à agir – se fait entendre. Mais comment ? Mais précisons tout de suite ce que recouvrent ces noms. Or les choses sont très avancées de ce point de vue. St29ballange. Le régime politique de l'Union européenne, par Gaël Brustier (Le Monde diplomatique, décembre 2009) Cette troisième édition de l’ouvrage de Paul Magnette, considérablement revue, donne une vision complète du processus d’intégration communautaire. L’analyse de la « démocratie anonyme » développe une vision plus complexe de la place du citoyen que celle généralement donnée par le sens commun. Avec Magnette, on peut estimer qu’« il faut se débarrasser plus brutalement d’une mythologie qui fut utile aux commencements, mais qui ne l’est plus ».

L’affirmation selon laquelle « l’Union n’a pas, n’a jamais eu, pour vocation de se substituer aux nations » permet ainsi de redéfinir les débats sous un angle novateur. On notera aussi cette interrogation : la montée en puissance du Parlement européen préfigure-t-elle une « parlementarisation de l’Union », ce dont on est en droit de douter, ou, de manière plus complexe, une forme de parlementarisme transnational de compromis ? Peut-on — et comment ?

— utiliser les institutions pour faire face à la crise ?