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Médias

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Untitled. Que s’est-il passé place de la République ? Informations désinformées des journaux télévisés. Dans le cadre de l’état d’urgence, la Préfecture de police avait interdit la manifestation prévue dimanche 29 novembre à Paris, à l’occasion de la journée mondiale de mobilisation pour le climat.

Que s’est-il passé place de la République ? Informations désinformées des journaux télévisés

Des mobilisations se sont tenues malgré tout ce dimanche, veille de l’ouverture du sommet de l’ONU sur le changement climatique (COP21), dans plusieurs villes de France. À Paris, une chaîne humaine était prévue sur le parcours de la manifestation interdite, ainsi qu’une action symbolique et un rassemblement à République. Ce dernier, sous haute surveillance, s’est conclu par des heurts entre les manifestants et la police qui ont, sans surprise, focalisé l’attention des médias. Et force est de constater que le traitement de ces violences, par la plupart des grands médias, s’est avéré largement biaisé ou incomplet. Les journaux télévisés de 20h du dimanche soir de TF1 et France 2 en donnent une illustration exemplaire. « Les violences » : vedettes des JT C’est tout ? En d’autres termes : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques.

Si vous voulez commander le petit guide, rendez-vous à la fin de cette page (ou cliquez ici).

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque : 636 € par Français ? Le discours officiel sur la Grèce « Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février). Pourquoi c’est faux ? La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière [1] (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.

Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). L’éditocratie unanime : haro sur les grèves ! « Une radicalisation tous azimuts » Le lundi 23 mai, le sujet fait la « Une » du journal télévisé de TF1 : des pénuries de carburant ont frappé de nombreuses stations-services dans le pays.

L’éditocratie unanime : haro sur les grèves !

L’occasion de revenir en long et en large sur les « galères » des automobilistes (4 minutes 35). L’accroche de Gilles Bouleau donne le ton : « Chantage, prise d’otage, un vocabulaire rarement employé par un gouvernement de gauche [...] Les images d’automobilistes attendant des heures pour faire le plein ont sans doute incité le pouvoir à réagir et à désigner la CGT. » Et les médias à lui emboîter le pas ? Le JT de France 2 débute sur une note moins caricaturale. Après douze minutes de journal, va-t-on enfin évoquer la cause de ces grèves ? S’ensuit une « expertise » d’une rare finesse : « La CGT de Philippe Martinez veut tout faire sauter quand celle de Bernard Thibault laissait toujours une petite porte entrouverte. » Pourquoi cette stratégie, s’interroge Pujadas, n’est-ce pas un pari risqué ?

Les médias, gardiens de l'ordre social, par Gilles Balbastre et Pierre Rimbert. Le mouvement de mai-juin 2003 Les dogmes peuvent tuer.

Les médias, gardiens de l'ordre social, par Gilles Balbastre et Pierre Rimbert

La réduction des dépenses publiques, priorité des gouvernements depuis vingt ans, a fragilisé le système de santé français, incapable de répondre aux conséquences de la canicule. Plus qu’ailleurs en Europe, des milliers de personnes âgées en sont mortes. Absente durant cette période, l’équipe du premier ministre, M. Jean-Pierre Raffarin, est en revanche omniprésente sur le terrain des mesures régressives frappant les enseignants, les intermittents du spectacle, les étudiants. Par Gilles Balbastre & Pierre Rimbert Aperçu Le soir de la journée nationale d’action du 10 juin contre la réforme des retraites, TF1 consacra 3 minutes 47 secondes aux grévistes et manifestants contre 14 minutes 5 secondes à ceux qui les dénonçaient. Une idée répandue veut pourtant que le traitement médiatique des conflits sociaux soit la résultante des stratégies de communication mises en œuvre par les acteurs du conflit. . (5) Le Parisien, 7 juin 2003. Doxa #2 - Les médias, la télévision et internet.