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La question du commun

Le marché est-il un instrument d’aliénation ou de libération ? L’historienne Laurence Fontaine rappelle qu’à l’époque moderne, le marché a permis aux individus de s’émanciper des tutelles féodales, notamment par le recours au crédit. Néanmoins se posait déjà la question de l’accès au crédit, tout comme celle des crises financières, que les relations sociales traditionnelles contribuaient à absorber sans doute mieux qu’à notre époque. Laurence Fontaine est Directrice de Recherches au CNRS, attachée au CRH (EHESS). Historienne, elle a consacré ses derniers travaux et son dernier ouvrage, L’économie morale, pauvreté, crédit et confiance dans l’Europe préindustrielle (Gallimard, 2008), à l’émergence du crédit et des processus de marché dans l’Europe moderne et à ses conséquences sur les rapports sociaux. Dans le cadre du Forum de la République des Idées sur « Réinventer la démocratie », elle a participé à la table ronde « Crise du capitalisme et avenir de la démocratie ». Marché et démocratie dans l’Europe moderne - La vie des idées http://www.laviedesidees.fr/Marche-et-democratie-dans-l-Europe.html

Ses valeurs sont aussi vieilles que l’humanité. Le communisme est ici défini comme « la doctrine du commun » (p. 252). Il a pris bien des formes différentes : communisme babouviste, chrétien etc. http://mouvements.info/La-question-du-commun-avant-avec.html La question du commun : avant, avec et après Marx - Mouvements

Ce que la mondialisation fait au vin - La vie des idées Peut-on parler d’un « modèle français » en matière de production viticole ? Comment ce « modèle » réagit-il face aux dynamiques internationales animant le monde du vin ? Alors que les sciences sociales explorent régulièrement la question d’une « exception française » dans les secteurs de la protection sociale et de la culture, Marie-France Garcia-Parpet se tourne vers un monde marchand aux frontières de l’agro-alimentaire et des univers artistiques : le marché des grands crus et son « modèle d’excellence institutionnalisé » (p. 14). Ce modèle, organisé autour de l’idée de « terroir », est remis en question par la montée en puissance de nouveaux pays producteurs, dont les vins sont souvent commercialisés sous l’étendard du cépage. http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-la-mondialisation-fait-au.html

http://www.laviedesidees.fr/La-misere-devoiement-de-la.html La misère, dévoiement de la pauvreté - La vie des idées Or la pauvreté « ne peut être considérée que dans son contexte historique et culturel, dans ses formes culturellement incarnées ou « inculturées ». De fait, dans la plupart des cultures, le pauvre est tout simplement l’ homme commun , l’ humble dont le nombre constitue le commun des mortels , et sa condition – la pauvreté – est indissociable d’un mode de vie, d’un art de vivre et de faire » (p. 41). La pauvreté est un état d’être, lié à la production de subsistance, qui implique une vulnérabilité aux catastrophes naturelles mais une relative autonomie au regard du marché. Elle peut apporter une « joyeuse liberté » (p. 13), une « plénitude simple » (p. 16).

Valeur du travail, sens du travail - Mouvements http://mouvements.info/Valeur-du-travail-sens-du-travail.html Farnçois Vatin annonce dans cet ouvrage vouloir rouvrir la question du lien entre le travail et la nature. L’ambition de l’ouvrage est tout-à-fait centrale pour notre époque, qui connaît une crise profonde de ce que l’on appelle « nature », une crise qui prend la forme d’un débat récurrent et difficile autour du « productivisme ». Pour ce faire, François Vatin adopte la méthode de l’histoire intellectuelle ou histoire des idées. François Vatin remonte jusqu’à l’Antiquité pour rappeler le mépris grec envers le « travail ». Il insiste ensuite sur la division, au Moyen-âge, entre arts libéraux et arts mécaniques, dont il montre qu’elle persiste d’ailleurs aujourd’hui dans la différence entre « honoraires » et « salaires ». Puis au 19ème siècle, le travail devient central, notamment avec Weber et l’éthique protestante.

Les marges réelles de choix sont en pratique fortement limitées : difficile de changer de banque, de passer d’un opérateur à un autre… Le consommateur est de plus pris dans une contradiction grandissante qui le rend à la fois responsable du manque de croissance et responsable de la destruction de la planète… La consommation « alternative » a peu d’impact, les barrières élevées par les producteurs pour empêcher le changement sont trop élevées. L’obsolescence accélérée enferme les consommateurs dans un changement permanent sur lequel ils ont peu de prise. La question écologique est présentée comme pouvant être traitée par des « petits gestes » comme le tri des déchets, ce qui contraste manifestement avec d’autres messages qui insistent sur la gravité de la situation. La culpabilité devient un business qui permet de vendre des « voitures propres » etc. Comment nous coproduisons ce que nous achetons - Mouvements http://mouvements.info/Comment-nous-coproduisons-ce-que.html#nb1

http://www.laviedesidees.fr/Le-nouveau-conservatisme.html Le nouveau conservatisme britannique - La vie des idées Les deux contextes sont certes difficilement comparables. Le monétarisme, l’école du public choice et la doctrine politique de Friedrich Hayek étaient explicitement mobilisés par les thatchériens pour mettre en avant une nouvelle philosophie de gouvernement. David Cameron veille au contraire à présenter un visage modéré et dépourvu de tout dogmatisme.