
La valeur sociale de la vie privée | InternetActu.net Souvent, la réponse aux inquiétudes concernant la confidentialité de nos données consiste à dire que « ceux qui ne transgressent pas la loi n’ont rien à se reprocher » : nous n’avons rien à craindre de la collecte massive de données. La vie privée, finalement, n’est qu’un problème de vieux cons. Qu’importe si les caméras de surveillance nous filment, si nos communications sont écoutées, si nos activités sont enregistrées, si nos déplacements sont surveillés, si nos achats sont tracés… : les bons citoyens, employés, consommateurs que nous sommes n’ont rien à se reprocher de cette surveillance généralisée qui n’a pour but que de déjouer ceux qui contournent les règles communes, ceux qui s’en prennent à notre sécurité collective. C’est l’argument bien connu de la chasse aux terroristes, aux pirates, aux hackers, aux spammers, aux déviants… qui autorise la surveillance de toutes les communications, le filtrage et le bridage de l’internet ou le contrôle des déplacements… Hubert Guillaud
Vie privée : le point de vue des “petits cons” Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée. Et si, a contrario, ils ne faisaient qu’appliquer à l’internet ce que leurs grands-parents ont conquis, en terme de libertés, dans la société ? Dans « La vie privée, un problème de vieux cons ?« , je dressais un parallèle entre la façon désinhibée qu’ont les jeunes internautes de se dévoiler sur le Net et la révolution sexuelle, et me demandais si ceux qui sont gênés par cette façon décomplexée de s’exprimer ne seraient pas un peu coincés. Au-delà des problèmes d’inhibition des « vieux cons« , il est difficile d’aborder la question sans essayer de regarder de plus près comment, et pourquoi, les jeunes qui ont grandi avec le Net évoquent ainsi leurs vies privées dans des espaces publics. La vie privée ? Dans l’arène publique, ou via une interface technique. Une génération « rock’n roll »… 1.
Comment paramétrer son compte Facebook? Difficile de se tenir à jour sur cette question, tant les usages se modifient rapidement en fonction des modes, et des lancement de plateformes et services... De fait, ce qui est sans doute le plus révélateur des usages des jeunes en matière de réseaux sociaux est leur versatilité. Versatilité dont il découle que l'essentiel en matière d'éducation n'est pas tant de leur apprendre à bien utiliser un service à un temps "T" que de leur enseigner les fondamentaux des relations sociales en ligne d'une part, et du fonctionnement des plateformes (modèles informatiques, économiques, légaux, etc...). Ceci, afin qu'ils soient parés à maîtriser le prochain réseau à la mode qui ne manquera de surgir. DECEMBRE 2013 (Mediamétrie) L'étude médiamétrie annonce les chiffres suivants pour les sites les plus visités par les 15-25, hors Facebook et Twitter : A noter aussi : la montée en puissance des sites de rencontre pour adolescents. "77% des internautes français sont quotidiennement sur un réseau social"
Internet, une zone de non-droit ? et la Netiquette alors ! La communication sur Internet peut apparaitre au néophyte comme destructurée et exempte de toutes règles ou codes de conduites. Pourtant, celle-ci est régie par une charte d’usages depuis 1995. La Netiquette Contraction d’Internet et d’éthique, ce document est un code de bonne conduite destiné à aider l’internaute à gérer sa communication sur le réseau. Il s’agit d’une RFC (Request for comments), c’est à dire un document électronique documentant les aspects techniques d’Internet. La Netiquette s’organise en trois parties : La communication de personne à personne La communication d’une personne à plusieurs Les services d’information. En voici quelques morceaux choisis : Au sujet de la communication de personne à personne : En général, les règles de courtoisie habituelle dans les rapports entre les gens devraient être de mise en toute circonstance et sur l’Internet, c’est doublement important là où, par exemple, l’expression corporelle et le ton de la voix doivent être déduits.
Petite Poucette, la génération mutante Michel Serres, diplômé de l’Ecole navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux Etats-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant. Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité. Vous annoncez qu’un «nouvel humain» est né. Je le baptise Petite Poucette, pour sa capacité à envoyer des SMS avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Cette mutation, quand a-t-elle commencé ? Pascale Nivelle
Critique du Web² (3/4) : Toutes les données sont devenues person La technologie nous forcera-t-elle à choisir entre la vie privée et la liberté, comme l’affirmait David Brin dans son livre Transparent Society (Wikipédia) ? Il n’y a pas ou plus, d’un côté des données personnelles et de l’autre des données qui ne disent rien des individus : un très grand nombre de données apparemment anonymes peuvent acquérir un “caractère personnel”, c’est-à-dire aider indirectement à savoir quelque chose sur un individu précis. Les champs de données permettent de plus en plus d’identifier leurs émetteurs, tant et si bien qu’on peut se demander à l’avenir si le concept de données anonymes a encore une pertinence. Bien sûr, “toutes” les données ne sont pas devenues personnelles (les horaires de transports, les données de capteurs environnementaux, les documents administratifs… par exemple), mais une masse considérable de données qui ne l’étaient pas a priori sont en passe de le devenir. Peut-on réellement anonymiser des données ? Car c’est bien là l’enjeu !
Identité numérique, quels enjeux pour l'école ? Alors qu'Internet est en passe de devenir le loisir préféré des jeunes devant la télévision [ 1 ], les rapports sur la cybercriminalité mettant en garde contre les dangers du web 2.0 et l'utilisation frauduleuse des données personnelles se multiplient. Ce double constat amène à penser qu'il est plus que jamais nécessaire d'éduquer les jeunes à Internet et d’aborder avec eux la question de l'identité numérique - ce qui n’est pas chose aisée. En effet, cette question nous renvoie à nos pratiques, nos jugements, nos positionnements intellectuels et moraux (voire juridiques) qui sont généralement différents de ceux des élèves. Pour schématiser : d'un côté, l'adulte enseignant qui, interloqué, se demande comment « ils » peuvent s'afficher ainsi sur Internet, comment « ils » peuvent ne pas se rendre compte des dangers qui les guettent, de l'autre, des adolescents qui pensent que, s'ils ne s'affichent pas, ils n'existent pas et que demain est un autre jour ...
L'usurpation d'identité numérique face à la loi - Maître benjamin jacob Alors que les cas d’usurpation d’identité se sont multipliés avec le développement de la communication en ligne (on parle – peut être exagérément - de 210.000 cas par an en France), la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI), adoptée le 14 mars 2011, crée un nouveau délit d’usurpation d’identité. En effet, le nouvel article 226-4-1 du Code pénal prévoit que : « Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue, de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu'elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne. » Le Tribunal a ainsi consacré la notion d’identité numérique et sanctionné civilement son usurpation par l’octroi de dommages et intérêts. Cabinet PDGB
Global Population Density at a Glance (Infographic) Fathom Information Design/Promo image This population density map is making the rounds on the blogs today, to near-universal acclaim. And for good reason; it might be the most intuitive look at global pop. density ever cobbled together. Fast Company explains why the design works: In the visual syntax of infographics and maps, bigger equals... well, bigger. Fathom Information Design/Promo image I don't really get what's so unorthodox about this; to me, it seems downright intuitive. China. Counterintuitive or not, it is indeed a brilliantly effective way to convey where population centers are grouped, and where there's still free range. Click here to view a larger image.
Mozilla fustige Google et conseille Bing pour le respect de la v Mise à jour : Tristan Nitot a tenu à préciser ce mardi sur son blog que "mon collègue Asa Dotzler et moi avons exprimé nos avis personnels sur nos blogs personnels. Cela, évidemment, ne reflète absolument pas la position officielle de Mozilla". En ce qui la concerne, la Fondation Mozilla n'a donc pas conseillé de migrer vers Bing, contrairement à ce que laissait supposer notre article. Article du 11 décembre 2009 - Le torchon brûle entre Mozilla et Google. Tristan Nitot, le responsable de Mozilla Europe, a dégaîné sur son blog, estimant qu'Eric Schmidt avait commis "un superbe dérapage". De son côté, le coordinateur de la communauté de Mozilla Asa Dotzler a réagi sèchement, pointant vers un module permettant de changer facilement le moteur par défaut de Google pour le passer vers Bing, le moteur de recherche de Microsoft. "Oui, Bing respecte mieux votre vie privée que Google", tranche Dotzler.
CRDP de Franche-Comté : Identité numérique Ces dossiers thématiques sont archivés, nous attirons votre attention sur leur date de mise à jour. Toute la communauté éducative est concernée par sa présence individuelle ou collective sur internet. Chacun (enseignant, chef d'établissement, élèves, parents) laisse des traces sur internet et cela constitue son identité numérique. Dans tous les cas, cela nécessite pour tous, les éducateurs et les élèves une sensibilisation, une éducation. Avec le développement des services dits Web 2.0, chaque internaute est producteur de contenus et cela le conduit régulièrement à laisser des traces de son activité numérique, au hasard de recherches sur des moteurs, de profils créés dans les applications web, de signatures inscrites au bas des pétitions numériques, de commentaires laissés suite à la lecture d'articles, de renseignements et authentifications complétés lors d'achats sur internet. Identité numérique, mode d'emploi... des éléments d'authentification : numéro d'identification, adresse IP,
Windows 8 : protection de l’identité numérique (simplification, gestion mots de passe) LaptopSpirit Microsoft revient sur la protection de l’identité numérique au sein de son nouveau système d’exploitation Windows 8 qui simplifie notamment la gestion et la sécurisation des mots de passe. Dustin Ingalls, Group Program Manager de l’équipe Security and Identity de Windows 8 souligne que l’utilisation d’identifiants et de mot de passe est la solution la plus largement employée pour accéder à un compte, quel qu’il soit. Dans l’idéal, l’utilisateur devrait employer un identifiant associé à un mot de passe unique pour chaque compte qu’il possède, soit en moyenne 25 selon les chiffres de Microsoft, et ce avec des caractères alphanumériques complexes (caractères spéciaux, majuscules, minuscules, lettres, chiffres). En pratique cependant alors qu’un utilisateur possède environ 25 comptes, il n’utilise que 6 mots de passe différents. En outre, il a tendance à employer des mots de passe simples et non complexes afin de mieux se les rappeler. Retrouvez l’actualité liée à Windows 8 via cette page.
Génération Y: "Ils auraient de quoi baisser les bras, mais ont du tonus et de l'ironie" D’où vient le terme génération Y ? Monique Dagnaud - A l’origine, on trouve la typologie des sociologues américains Neil Howe et William Strauss, qui ont effectué un travail sur la succession des générations. Ils jouent sur trois générations : celle des baby-boomers, celle que l’on nomme la génération X, composée de gens qui seraient un peu éteints – la "bof génération" qui n’a plus grand-chose à inventer parce que ses parents auraient déjà tout fait -, puis la génération Y. Qu’est-ce qui caractérise cette génération ? D’abord un contexte politique. Trouve-t-on des valeurs communes à tous ? Il y a des sensibilités assez claires, par exemple la distance par rapport au politique. Diriez-vous que c’est une génération engagée ? Les jeunes Y n’attendent pas grand-chose de l’univers institutionnel, des partis. Pour qui vote cette génération ? La sociologue Anne Muxel dit qu’ils ont un appétit de politique. Cette génération, par sa capacité à agir, ne se montre donc pas résignée ? Absolument pas.