l’art et le politique
L’art a une fonction politique comme en témoigne l’existence de la censure. L’art dérange les pouvoirs en place, car il est liberté. Pourtant, n’est-ce pas accorder trop d’importance à une activité de divertissement et d’imagination ?A travers ces oeuvres d’art d’autrefois et d’aujourd’hui, nous verrons combien la relation de l’art avec le politique est parfois étroite et intimement liée. C’est à se demander si les artistes n’ont pas d’autres choix que de servir ou de dénoncer la politique dont ils sont les témoins. Ou alors, selon d’autres sons de cloche, l’art engagé serait aujourd’hui remplacé par le documentaire qui connaît un essor non négligeable dans la sphère des médias. Simone Martini représente Guidoriccio da Fogliano qui fut d’abord chargé de collecter les impôts dans les villages avant d’offrir ses services à la ville de Sienne. David a peint la Mort de Marat avec un tel brio que ce tableau est devenu une icône politique et artistique. Picasso peint Le célèbre Guernica.
Qu'est ce que l'art abstrait ?
Courant des arts graphiques et plastiques du xxe s. qui rejette la représentation du réel tangible, que celui-ci ait été pris comme point de départ, et soumis à une opération d'abstraction, ou non. (Synonymes : abstraction, art non-figuratif.) L'expression « art abstrait » désigne l'une des principales tendances de la peinture et de la sculpture du xxe s. Elle recouvre des mouvements extrêmement divers, mais qui ont pour caractéristique commune de s'opposer à l'art figuratif : l'abstraction recherche l'émotion par la forme et la couleur, sans recourir à la représentation ou à l'évocation de la réalité. Un courant international Au début du xxe s., le langage de l'art est remis en question par les artistes d'avant-garde. Premières œuvres et grands principes Selon ces principes, l'œuvre abstraite ne doit pas chercher à copier la réalité, comme l'art figuratif s'y appliquait, mais être une projection pure de l'imagination de l'artiste. Centres principaux et tendances majeures L’orphisme De Stijl
Artistes à l'oeuvre (1/4) : Six créateurs au travail
Dans une société artistique mondialisée - où la création n'a plus guère d'identité nationale, à l'heure de l'art numérique, alors que le marché de l'art est marqué par une financiarisation délirante et que les professions artistiques traversent une précarité inédite : les artistes évoluent aujourd'hui dans un paysage inédit. La vitesse des échanges et le surcroît d'argent stimulant le prêt-à-penser et le radicalisme, il était temps de laisser la parole aux artistes, dont la position inédite dans la société est toujours éclairante. Cette parole, forcément subjective, résonne avant tout comme un hommage au souffle créateur de la vie artistique française. Episode 1 : Six créateurs au travail Ils font corps avec les nouvelles technologies, la plasticité des mots, la peinture ou le vivant : dans leurs ateliers, six artistes interrogent leur relation à la création, à leur médium et au public. La mission, c'est essayer de se débarrasser du filtre de la logique, de notre façon de penser. Liens
Art nouveau
Le constructivisme russe | ART ZOO
Dans l’histoire de l’art, le terme de constructivisme est employé pour parler d’une certaine pratique artistique liée à une époque : lorsque les artistes se sont plus concentrés à l’idée de construire plutôt que de décorer. Mais c’est certainement dans son acceptation proprement russe qu’il est communément admis, car c’est surtout dans la Russie révolutionnaire de la fin des années 1910 qu’il s’est conceptualisé pour définir un courant artistique majeur qui constitue peut-être la plus grande révolution esthétique depuis la renaissance. On entend le terme de constructivisme pour la première fois lors d’une discussion entre Rodtchenko et Malévitch, ce dernier qualifiant le travail de l’autre. En ceci, la pratique constructiviste est très proche de celle de l’ingénieur et de la culture des matériaux qui y est associée : un peu comme un système de communication où l’artiste s’éteint devant les possibilités du matériau et de la fonction. La construction : l’esprit de l’architecture Conclusion
Belle Epoque
«Le dix-neuvième siècle, avec son idéalisme libéral, était sincèrement convaincu qu'il se trouvait sur la route droite qui mène infailliblement au «meilleur des mondes possibles». On ne considérait qu'avec dédain les époques révolues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs révoltes, on jugeait que l'humanité, faute d'être suffisamment éclairée, n'y avait pas atteint la majorité. Il s'en fallait de quelques décades à peine pour que tout mal et toute violence soient définitivement vaincus, et cette foi en un progrès fatal et continu avait en ce temps là toute la force d'une religion. Déjà l'on croyait en ce «Progrès» plus qu'en la Bible, et cet évangile semblait irréfutablement démontré par les merveilles sans cesse renouvelées de la science et de la technique [...] Stefan Zweig en 1941 dans: Le monde d'hier - Mémoires d'un Européen
JOHN CAGE
Dossiers pédagogiques Spectacles vivants Monographies / Compositeurs d'aujourd'hui John Cage, D’un art à l’autrePar Norbert Godon, plasticien- Le refus de la spécialisation - L’art et la théorie - Pratiques de la distanciation - L’humour comme méthode - Le principe d’indifférence - Contre l’esprit de système- L’unique et le multiple- Déplacer les pratiques artistiques- Pratique du hasard- Le non-agir- L’éloge de l’ennui- L’art et la vie confondus- A l’origine du mouvement Fluxus- Faire œuvre de l’environnement John Cage, le courage de tout oser Par Jacques Amblard, musicologue- « Un infiltré » dans le monde musical ?- 4’33’’ Bibliographie Actualité John Cage John Cage, d’un art À l’autre Par Norbert Godon, plasticien Le refus de la spÉcialisation Cage, un artiste qui se veut « sans vocation » L’art et la thÉorie Superposer les niveaux d’écoute : 45’ pour parleur (1954) Le texte est morcelé et paramétré en fonction du temps de la pièce. Le Discours sur rien (1949) Pratiques de la distanciation
Symbolisme (art)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le mot est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot "symbole" (« jeter ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'Idée abstraite et l'image chargée de l'exprimer. Pour les symbolistes, le monde ne saurait se limiter à une apparence concrète réductible à la connaissance rationnelle. Le mot « symbolisme » est formé à partir du terme « symbole » qui vient du latin symbolictum, « symbole de foi », symbolitulus, « signe de reconnaissance », du grec sumbolon, « objet coupé en deux constituant un signe de reconnaissance quand les porteurs pouvaient assembler (sumballon) les deux morceaux ». Le symbolisme est une réaction au naturalisme. Il renoue avec certains aspects du Romantisme, mais proclame surtout sa dette à l'égard de Baudelaire et de Wagner. « Car nous voulons la Nuance encore,Pas la Couleur, rien que la nuance ! Le symbolisme influença aussi la musique.
Manifeste Dada, par Tristan Tzara (Le Monde diplomatique, février 2017)
Je proclame l’opposition de toutes les facultés cosmiques à cette blennorragie d’un soleil putride sorti des usines de la pensée philosophique, la lutte acharnée, avec tous les moyens du dégoût dadaïste « Manifeste Dada 1918 », revue Dada3, Zurich, décembre 1918.