
La photographie, intensificateur d’expérience – L'image sociale Musée Condé, Chantilly, 2016 (photo AG). (Chronique Fisheye #22) La photographie vernaculaire compte parmi les pratiques les plus dénigrées. Sa seule utilité reconnue est sa fonction de mémoire familiale. Quant au reste, l’image de soi passe pour narcissique, et la photographie touristique ou muséale est volontiers décrite comme un écran qui empêche de profiter pleinement de l’expérience vécue. On pourra désormais répliquer à la photophobie qu’elle se fourre le doigt dans l’œil. Particulièrement robustes, les résultats de cette enquête détaillée sont sans équivoque: l’expérience est vécue plus intensément lorsqu’elle est photographiée. Augmentant l’engagement du sujet, la photographie apparaît comme un exhausteur de la qualité de l’expérience, plutôt que comme une activité parasite. Toute entière vouée à établir les faits, l’enquête américaine ne propose pas d’explication du phénomène observé. La photographie amateur existe depuis plus d’un siècle et demi. Sur le même thème 6 mai 2015
Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ». Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée. L'idée ne va pas sans poser de soucis : elle peut laisser croire que la vérité était auparavant chose acquise, au moins comme valeur. 🔗 Partager cet élément :
La Presse à la Une - Action pédagogique Etudier les quatre niveaux de lecture d'une image photographique de presse indiqués par Frédéric Lambert : effet de réel, symbolique, rhétorique et reconnaissances culturelles. (« Quatre niveaux de lecture d'une image photographique de presse », in Paul Almasy, Le photojournalisme : informer en écrivant avec des images, Paris, Cfpj, 1990) Effets de réel Cette photographie reprend les codes qui transcrivent la réalité ou les effets de réel et notamment la perspective frontale : « la ligne d'horizon, les lignes et le point de fuite assurent le lecteur qu'il est à la place du photographe, comme s'il assistait au fait, à l'événement. » Le spectateur, mis ainsi à la place de témoin de la scène, distingue au premier plan le sol recouvert de décombres et sur la droite des poutres ayant écrasé des voitures. L'arrière-plan est fermé par les immeubles détruits, et l'obscurité due à la fumée empêche toute échappée du regard. Symbolique Rhétorique Reconnaissances culturelles
Fonds sonores | Gallica Découvert simultanément en 1877 par Charles Cros en France, et par Thomas Alva Edison aux Etats-Unis, le principe de l’enregistrement sonore et de sa restitution fait partie des inventions qui ont révolutionné nos pratiques culturelles. Dès les années 1880, des ethnologues, des linguistes mettent à profit le phonographe pour enregistrer des chants, des musiques, des parlers traditionnels. Ils constituent ainsi des archives sonores, mémoire de l’humanité. Parallèlement, une industrie du disque se met en place dans les années 1890, qui connaît très rapidement ses premières stars et une diffusion mondiale. Archives sonores inédites d’un côté, édition phonographique « commerciale » de l’autre : tels sont les deux pôles qui structurent et caractérisent la collection sonore du département de l’Audiovisuel de la BnF.
Gérer une photothèque pour une publication - CLEMI Envisager sur un ordinateur la création d'une photothèque Par en interne aux clichés les mieux adaptés au format choisi (haute définition pour les impressions, basse définition pour Internet). Cette banque d'images peut également être créée sur une plateforme (par exemple, FlickR, Picasa...) en veillant à ce que la photothèque ait un accès réservé. En amont, sélectionner dans la masse des clichés pris lors des reportages ceux qui, par leur qualité ou l'intérêt du sujet, pourraient faire l'objet d'une publication future, notamment dans le cadre du média animé par les élèves de l'établissement. Travailler, si nécessaire, certaines images À l'aide des outils numériques disponibles (recadrage, filtrage, floutage). Identifier les images et photographies dont les droits sont cedes pour des usages non-commerciaux En effet, des photos peuvent être téléchargées depuis des banques d'images gratuites et « libres de droits ». S'interroger ainsi sur les conditions juridiques
Éducation aux médias 101 - Prim à bord Le site HabiloMédias (le centre canadien d’éducation aux médias et littératie numérique) et la Fédération canadienne des enseignants propose une série de films consacrée à l’éducation aux médias utilisables à partir du cycle 3. Ces supports peuvent servir à présenter les concepts clés aux élèves. Chaque vidéo est accompagnée d’un plan de leçon et d’un résumé des principales idées à retenir. Six épisodes et thématiques sont actuellement disponibles : Minutes Médias Leçon 1 : Les médias, qu’est-ce que c’est ?
La photo de presse, source d’information(s) – cdi monnet flers Dans le cadre d’un travail transdisciplinaire Français / Musique, les élèves de 3e doivent écrire une strophe supplémentaire à la chanson de Jean Jacques Goldman, Né en 17 à Leidenstadt (HIDA). Les deux collègues m’ont demandé d’intervenir en amont de cette écriture afin de proposer du contenu sur lequel les élèves pourraient appuyer leur réflexion. J’ai donc décidé d’exploiter le thème de la photographie de presse : à partir d’une photographie choisie « à l’aveugle » (sans légende), les élèves doivent d’abord décrire la photographie (fiche 1 : ce que je vois) et émettre une hypothèse de lecture. Ils reçoivent ensuite un mini dossier plus complet (légende + sitographie) pour pouvoir répondre aux 5W (fiche 2 : ce que je sais et ce que je déduis). La fiche 1 a été conçue à partir du remarquable travail mené sur la description et l’analyse d’une photographie par Mathilde Bernos, professeur documentaliste, disponible sur son blog Le Bateau Livre (ICI). Déroulement de la séance : WordPress:
Un répertoire de visites virtuelles La sélection de sites ci-dessous propose des visites virtuelles dans plusieurs lieux de toutes natures : château, camp de concentration, village reconstitué, forêt, espace, musée. Attention, il ne s’agit pas de simples galeries, animations, vidéos ou autres ! Grâce à ces sites, l’élève va pouvoir se déplacer et diriger son regard là où bon lui semble, dans les différents lieux proposés. A utiliser dans le cadre de l’enseignement de l’histoire, de l’histoire des arts, des sciences, de la géographie... collectivement sur TNI ou individuellement sur PC ou tablette. Attention : connexion internet requise. La réalité virtuelle à l’école Qu’est ce que la réalité virtuelle ? Par Dcapsules Ecole Joliot Curie Répertoire de visites virtuelles Les visites virtuelles de Google Plus de 2700 visites proposées à travers le monde... Découvrir : cliquer ici Une application Installer et voyager : cliquer ici Des expositions virtuelles Visiter : cliquer ici Et pour aller plus loin Découvrir : cliquer ici
Le selfie et ses dérivés dans la culture numérique des adolescents - CLEMI De l'autoportrait photographique au selfie Si l'autoportrait n'est pas une pratique nouvelle, il s'est démocratisé grâce à l'apparition de la photographie et banalisé plus récemment, encouragé par deux facteurs concomitants : la généralisation des smartphones - connectés à internet et dotés de caméras sur l'avant - et l'essor des réseaux sociaux, notamment ceux destinés à l'échange de photos (Instagram, Tumblr, Snapchat).Pour autant, le selfie n'est pas un simple portrait photographique ; la différence réside dans sa finalité : c'est une mise en scène de soi destinée à être diffusée, partagée dans sa communauté restreinte (amis, famille) ou dans la communauté anonyme (constituée des millions d'internautes). Le selfie n'a d'intérêt que s'il est vu et remarqué par d'autres. Partager un selfie est un acte social et un signe d'appartenance à un groupe. Une pratique codifiée Célébration de soi ou « autoportrait de soi dans le monde » ? L'émergence d'une culture numérique adolescente ?
Québec : le livre numérique, un nouveau public pour les bibliothèques ? - Aldus - le blog du livre numérique, depuis 2006 Intéressantes réflexions chez les bibliothécaires québécois qui disposent d'un retour plus important sur le prêt de livres numériques. Avec des statistiques en forte croissance, il semble bien que c'est un nouveau public que les bibliothèques touchent avec le livre numérique. Des lecteurs essentiellement tournés vers l'usage et la qualité de service.