Pierre Guenancia - Centre Georges Chevrier - UMR 7366
Thématiques de recherche Ces quatre dernières années, mes recherches se sont développées dans plusieurs directions : la publication d’un livre sur la représentation suivie de nombreuses conférences et séminaires sur ce livre, ainsi que de nouvelles études ; de nouvelles études de philosophie cartésienne et d’histoire de la philosophie moderne (Pascal, Hobbes) ; une réflexion sur le cosmopolitisme d’un point de vue philosophique (organisation de 2 colloques, articles dans des revues et conférence à la Société française de philosophie). Publications récentes La voie des idées, de Descartes à Hume, Paris, PUF, 2015
Rédemption
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ancien Testament[modifier | modifier le code] Le « rachat » de personnes qui avaient perdu leur liberté - prisonniers, esclaves, personnes endettées - était une activité humaine courante et bien connue chez de nombreux peuples de l’Antiquité, y compris en Israël. Le « droit de rachat » (גְּאוּלָּה, Gueoulah) est accordé à tout vendeur de terrain en Israël (Lévitique 25, 23-25) ainsi qu'au bénéficiaire du lévirat. Enracinant sa Révélation progressive dans cette expérience très humaine, YHWH se présente dans le livre de l'Exode comme le Dieu qui libère, pas seulement une personne, mais tout un peuple de l’oppression et de l'esclavage en Égypte (cf. le cantique de Moise en Ex. 15 :1-21, et textes parallèles). L’expérience se répète et s’approfondit lors de l’exil à Babylone. Nouveau Testament[modifier | modifier le code] Ce rachat est définitif et final. Encore faut-il que l’homme souhaite être racheté et recouvrer sa liberté.
Ammonios Saccas
Ammonios Saccas (en grec ancien Ἀμμώνιος Σακκάς) (IIIe siècle) est un philosophe égyptien d'Alexandrie, souvent considéré, en tant que maître de Plotin de 232 à 242[1], comme le fondateur de l'école néoplatonicienne de Rome. Biographie[modifier | modifier le code] Selon le témoignage digne de foi d’Ammien Marcellin[2], Ammonios Saccas (en grec ancien : Ἀμμώνιος Σακκάς) est né de parents chrétiens à Alexandrie, dans le quartier riche du Brucheion. D'après Porphyre, il aurait renié sa foi chrétienne[4]. « Un ami l'amena [Plotin] chez Ammonius, qu'il ne connaissait pas encore. — Porphyre, Vie de Plotin, § 3, trad. Sa mort se situerait entre 240 et 245, à un âge avancé. Philosophie[modifier | modifier le code] Comme il n'a rien écrit, et, avec l'aide de ses élèves, garda ses enseignements secrets, à la manière des pythagoriciens, sa philosophie doit essentiellement être déduite des écrits de Plotin. « Enfin brilla la sagesse d’Ammonios, qu’on célèbre sous le nom d’“inspiré de Dieu”. (it) G.
Sören Kierkegaard
Philosophe danois (dont le nom, à une voyelle près signifie "cimetière"), Sören Aabye Kierkegaard est né le 5 mai 1813 à Copenhague (Danemark). Sa biographie est assez pauvre en événements extérieurs: il ne quitte pratiquement jamais Copenhague (à part quelques voyages à Berlin en 1841, 1843, 1845 et 1846, dont il profite notamment pour écouter les leçons de Friedrich Schelling en 1841-1842, après la rupture de ses fiançailles avec Régine Olsen) et vit de ses rentes, se consacrant entièrement à sa production littéraire. Après des réflexions tourmentées, il abandonne aussi bien le projet de se marier que celui de devenir pasteur. Car Kierkegaard vit sa vie "subjectivement", de manière très intense, en interprétant souvent ses propres vicissitudes personnelles comme les signes d'un destin. Sa vie et sa pensée — les deux intimement mêlées — sont influencées par l'éducation religieuse qu'il reçoit et la personnalité de son père. Une enfance aussi singulière annonce une vie singulière.
Éros (philosophie)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Éros ailé tenant une lyre. Détail d'une amphore attique, v. 470 av. J. L’éros (ἔρως érōs) est l’un des mots grecs pour dire amour et une notion philosophique à part entière. Platon distingue deux types d'éros : l'éros vulgaire, fils de l’Aphrodite vulgaire, qui pousse « les hommes à la légèreté et au libertinage », et l'éros céleste, né de l’Aphrodite céleste, qui est la voie permettant le passage du sensible au suprasensible, du monde inférieur au monde supérieur, du monde matériel au monde des idées. Pour Anders Nygren[1], l'éros de Platon est un désir, une aspiration, une convoitise liée à un sentiment de privation, qui est un de ses éléments constitutifs. Selon Nygren[1], Plotin (205 après J. Philosophe néo-platonicien, Proclos (412-487) reprend les thèmes de Platon et de Plotin concernant l'éros et le transforme. Pour les chrétiens hellénistiques, la notion d’éros est complémentaire ou s'oppose (c'est selon) à l’agapè.
Porphyre de Tyr
Porphyre d'après une gravure française du XVIe siècle. Les sources concernant Porphyre sont très limitées. Il n'existe aucun témoignage extérieur fiable qui complète les informations sur Porphyre[2]. La seule biographie développée est celle de la Vie des sophistes d'Eunape qui indique cependant qu'il n'a pu la composer qu'à partir des écrits du philosophe[3]. Il se rend à Rome en 263 afin de suivre les cours de Plotin, peut-être sur les conseils de Longin[7]. Plotin le charge de mettre de l'ordre dans ses écrits[8]. Porphyre se rend à Rome et succède à Plotin comme second scolarque, à la tête de l'école néoplatonicienne de Rome[16]. Selon Dominic O'Meara, « Porphyre n'est pas un platonicien (comme Numénios d'Apamée, Jamblique ou Syrianos) qui pythagorise mais plutôt un platonicien universaliste, qui trouve son platonisme chez Pythagore et dans beaucoup d'autres domaines[23] ». platoniciens pythagoriciens Un second choix paraît à l'intérieur de la première branche de l'alternative.
Alexius Meinong
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Alexius Meinong Alexius Meinong (17 juillet 1853 à Lemberg - 27 novembre 1920 à Graz) est un mathématicien, un théologien et un philosophe autrichien. Il est notamment célèbre pour avoir posé les fondements d'une théorie de l'objet. Extériorité de l'objet à l'être[modifier | modifier le code] Il fut l'élève de Franz Brentano (qui fut lui-même le professeur de Edmund Husserl), mais s'écarta de la pensée de son maître. Tout acte psychique a pour corrélat un objet (Gegenstand). Les types d'être[modifier | modifier le code] Meinong distingue trois types d'être : Certains objets peuvent exister (pour prendre des exemples qui ne sont pas dans Meinong : une montagne, un oiseau peuvent exister) ; d'autres ne peuvent jamais exister, comme les objets mathématiques : ces objets subsistent simplement. Les types d'objets[modifier | modifier le code] Meinong distingue quatre classes d'objets (Gegenstand) : Chaque vécu est relié à un type d'objet[4].
Thérèse d'Ávila
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Sainte Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús, baptisée : Teresa Sánchez de Cepeda Dávila y Ahumada[2]), née le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille-Castille) et décédée la nuit du 4 au 15 octobre 1582[3] à Alba de Tormes (Espagne), est une religieuse carmélite espagnole et réformatrice de l'Ordre du Carmel au XVIe siècle. Profondément mystique elle laissa des écrits sur son expérience spirituelle qui la font considérer comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Canonisée en 1622, elle fut la première femme reconnue, au xxe siècle, comme docteur de l'Église catholique. Liturgiquement sainte Thérèse d'Avila est commémorée le 15 octobre. Biographie[modifier | modifier le code] Enfance[modifier | modifier le code] L'idéal pieux et l'exemple édifiant de la vie des saints et martyrs lui furent instillés dès son enfance par ses parents, le chevalier Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz d'Ávila y Ahumada. Statue de Thérèse à Ávila