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J.Ranciére

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Jacques Rancière, Béla Tarr, le temps d'après. Ranciére. Jacques Ranciere. Jacques Rancière, "Conversation autour d'un feu" Rancière: «L'élection, ce n'est pas la démocratie» Le Nouvel Observateur.

Rancière: «L'élection, ce n'est pas la démocratie»

L'élection présidentielle est généralement présentée comme le point culminant de la vie démocratique française. Ce n'est pas votre avis. Pourquoi? Jacques Rancière. Dans son principe, comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie. La représentation, elle, est un principe oligarchique: ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population: la naissance, la richesse, le savoir ou autres.

Notre système électoral est un compromis historique entre pouvoir oligarchique et pouvoir de tous: les représentants des puissances établies sont devenus les représentants du peuple, mais, inversement, le peuple démocratique délègue son pouvoir à une classe politique créditée d'une connaissance particulière des affaires communes et de l'exercice du pouvoir. Mettez-vous la campagne de Jean-Luc Mélenchon dans le même sac? Irez-vous voter? À plusieurs voix autour de Jacques Rancière. Origine : Que signifie être démocrate et veut-on réellement l’être ou pas ?

À plusieurs voix autour de Jacques Rancière

Les propositions du dernier ouvrage de Jacques Rancière ont fait l’objet d’une présentation publique organisée à l’Université Denis Diderot Paris 7 avec l’auteur. À l’issue de ce dialogue, Etienne Tassin expose les principales thèses de l’ouvrage à travers lequel l’histoire de la démocratie moderne apparaît comme celle d’un oubli actif, d’un refoulement du principe démocratique au profit essentiellement de la richesse ou de la science. Deux éclairages complémentaires sont ensuite apportés. Sonia Dayan insiste sur la nécessité d’une perspective plus internationale et plus actuelle ; elle se demande comment énoncer le principe démocratique au niveau supranational, quand les frontières semblent à la fois disparaître et devenir plus étanches, et si l’idée de peuple possède aujourd’hui, après les grands mouvements populaires, une force mobilisatrice suffisante.

L’excédant populaire et le processus démocratique. Jacques Rancière : « Le pire des maux est que le pouvoir soit occupé par ceux qui l’ont voulu » (Platon). Dans son édition du 11 mars dernier (2009), le journal Siné Hebdo avait publié un entretien avec le philosophe Jacques Rancière, auteur notamment de La nuit des prolétaires (1997), La parole ouvrière (2007), Aux bords du politique (1998), La Haine de la démocratie (2005), Chronique des temps consensuels (2005), Le Spectateur émancipé (2008).

Jacques Rancière : « Le pire des maux est que le pouvoir soit occupé par ceux qui l’ont voulu » (Platon).

À propos notamment du tirage au sort, voici quelques extraits choisis de ces propos tranchants mais limpides, recueillis par Serge Quadruppani. Estimez que le tirage au sort pour les mandats électifs puisse éviter l'écueil de la confiscation du pouvoir par la représentation ? J. R. : Le mode normal de sélection démocratique est le tirage au sort, comme l'a montré sa forme athénienne. C'est aussi un mode profondément raisonnable. Vous arrive-t-il de voter parfois ? J. A quoi ressemblerait une démocratie authentique, selon vous ? J. La Haine de la Démocratie.