L'Irlande pourrait assouplir le droit d'auteur pour relancer son économie. Petit à petit, l'idée fait son nid. En 2008, dans un article que nous considérons comme l'un de nos écrits les plus fondamentaux, nous expliquions pourquoi dans sa vision la plus dure la propriété intellectuelle participe à la crise financière. Le problème n'est pas dans la protection des brevets ou des droits d'auteur en tant que telle, mais dans un niveau de protection tellement fort qu'il en est devenu étouffant pour l'économie elle-même. L'an dernier, nous avions déjà vu que le gouvernement britannique semblait remettre en question certains dogmes, à travers une grande étude publique qui continuera jusqu'à cet été.
Sans attendre les résultats, l'Irlande aussi annonce qu'elle souhaite remettre en question ses lois sur le droit d'auteur, par efficience économique. Or ça n'est probablement pas un hasard si l'initiative vient de deux des pays européens les plus frappés par la crise financière. Les algorithmes ont-ils pris le contrôle des marchés financiers? A l'image de Skynet dans Terminator, de plus en plus de transactions financières sont totalement automatisées par des algorithmes.
Dans quel volume et avec quels risques ? Pour qui a vu la saga Terminator, Skynet évoque ce réseau d’ordinateurs qui, une fois devenu plus malin que les humains, décide de déclarer la guerre à notre espèce. Depuis quelques années, des logiciels informatiques, plus précisément des algorithmes extrêmement complexes, ont peu à peu remplacé les traders. Aujourd’hui, selon les dernières études, quelques 73% des transactions aux États-Unis, sont réalisées par des machines à la vitesse de la lumière.
C’est le High-Frequency Trading… Le monde de la finance est particulièrement inventif. Développée dans une relative discrétion, cette technique permet de gagner sans prendre de risques. . « On achète et on vend à une vitesse telle que l’on peut générer quasiment à coup sûr des petits bénéfices sur chaque transaction. >> photos flickr CC Deutsch Bank AG ; artemuestra. Des économistes espagnols critiquent les lois anti-piratage. Le gouvernement espagnol a inclus dans son projet de « loi pour une économie durable » plusieurs dispositions contre le piratage.
En particulier, ce texte prévoit la possibilité de restreindre ou couper l’accès à Internet des personnes enfreignant les droits d’auteurs. De plus, elle donnerait au ministère de la culture, épaulé par une « Commission des droits d’auteurs », le pouvoir de fermer sans ordonnance judiciaire les sites partageant des liens P2P. Les professeurs Pablo Fernández et Michele Boldrin, du centre de recherche économique FEDEA et enseignants à l’Université de Washington et à l’Université Complutense de Madrid, apportent leur contribution au débat dans un papier d'analyse.
Et ils sont très critiques envers cette nouvelle loi. Ils expliquent que le modèle économique de l’industrie musicale doit changer si elle veut survivre, et que cette loi « n’apportera rien pour ce changement de modèle et le rendra probablement plus difficile. Certains partent, la musique reste. La neutralité du net : une utopie séduisante. Partage, P2P… bienvenue dans l’économie collaborative! Boostés par les outils web et la crise, la consommation collaborative émerge comme une véritable alternative à une société propriétaire. De la voiture partagée au booksurfing, Antonin Léonard dissèque les nouvelles tendances. Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde.
L’économie du partage se propage : du transport aux voyages en passant par l’alimentation, le financement de projets et la distribution, tous les secteurs ou presque voient cette nouvelle économie émerger. Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service (tels que le Velib’ à Paris) qui sont effectués chaque mois dans le monde. On se rend compte que ce mouvement n’est pas qu’une tendance passagère.
Du bien au lien. Napster de la banque: prochain cauchemar des gouvernements ? Selon le fondateur du parti pirate suédois, nous n'avons encore rien vu de la révolution internet. Le pire reste à venir pour les États : les monnaies chiffrées et décentralisées. La vraie bataille pour l’internet et les énormes changements que le réseau apporte ne fait que commencer. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont que des signes avant-coureurs, de petites disputes où les amis de ceux qui ont le pouvoir (l’industrie du copyright) se plaignent et obtiennent de piètres bénéfices.
Une des règles générales du progrès technique, c’est que ce n’est pas nécessairement la techno la plus riche en fonctionnalités, la moins chère, ou la plus accessible qui atteint la masse critique d’utilisateurs. En fait, c’est plutôt la technologie la plus simple d’utilisation. Je cite fréquemment Youtube en exemple, car Youtube n’était pas le premier site à proposer de la vidéo sur le net.
Il serait indélicat de ne pas mentionner Napster dans ce contexte. Photos flickr swanksalot ; jajacks62 bixentro. OWNI + Radio Nova = Nuit Sujet HACK! Hacker, ce fantasme cathodique. Ce vendredi soir, France4 diffuse Pirat@ge, bouffée d'air frais dans l'inconscient télévisuel collectif qui était jusqu'alors pollué par des portraits caricaturaux. Antoine Mairé fait une synthèse de ce qu'était le hacker vu à la TV.
Il aura fallu attendre ce vendredi soir. Une heure et quart de documentaire pour voir combler une attente, celle de voir la pratique du hacking traitée avec nuance. Dans Pirat@ge, diffusé ce soir sur France4, il est retracé trente ans d’avancées technologiques aussi bien que de dérives hors des lois, illustrant la complexité du hacker. Un bouffée d’air frais dans l’inconscient télévisuel collectif. Jusque là, le héros originel, né à la fin du siècle dernier, était davantage ce copieur de CD devenu ensuite créateur de virus. Dans les rédactions, il a été naturel de portraitiser les auteurs de la cyber guerre russo-estonienne de 2007, d’actions de grande envergure comme Wikileaks ou Anonymous, ou d’intrusions aléatoires dans les systèmes de sociétés.
PIRAT@GE le documentaire sur les Hackers 1/4 - une vidéo High-tech et Science. Geek politics. Publication du livre "Piratons la démocratie" A propos A lire avant de participer : Ce projet est celui de la publication d'un livre, sous licence libre et écrit en toute transparence depuis février dernier. Piratons la démocratie se veut une piste de réflexion vers un système démocratique mondial, une réflexion à moyen terme sur la façon dont les citoyens peuvent réellement peser sur la vie politique actuelle et surtout à venir.
Le livre avance, petit à petit, en public sur le Google Doc créé à cet effet et qui me permet de recueillir en temps réel les participations des Internautes soucieux de leurs libertés numériques. Pour en favoriser la diffusion, Piratons la démocratie sera disponible chez In Libro Veritas sous licence libre (CC0, domaine public autorisant toute utilisation du livre) à un prix plancher de 3,20€ en format papier et gratuit au format numérique (ebook et PDF). Image d'illustration par Paul Downey sur Flickr A quoi va servir le financement ? [Parti Pirate] 6 questions sur WikiLeaks, le Napster du journalisme. WikiLeaks est-il vraiment transparent? Fallait-il publier les mémos diplomatiques? Nous apprennent-ils quelque chose? Le processus est-il réversible? Assiste-t-on à une évolution structurelle de la société? OWNI essaie de répondre à ces interrogations.
Près d’une semaine après le début de leur mise en ligne, les mémos diplomatiques révélés par WikiLeaks continuent d’agiter le landerneau politico-médiatique. Transparence = totalitarisme, vraiment? NON. La transparence, ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, plus de discrétion [...] Quel rapport? Tous ces télégrammes ont été publiés après que les cinq rédactions partenaires (le Guardian, le New York Times, Der Spiegel, Le Monde et El Pais) les aient parcourus, étudiés, contextualisés, vérifiés. Fallait-il publier ces documents? OUI. Mais il y a une seconde question. C’est aux gouvernements, pas à la presse, de garder les secrets tant qu’ils le peuvent, et de s’ajuster vis-à-vis de la réalité quand ceux-ci sont découverts.
OUI. NON. NON. Aux origines de la cyberculture: LSD et HTML. Révolution de l'information, débats sur le libre et le payant, origines dans les contre-cultures américaines des années 60. La cyberculture a 30 ans, Geek Politics fait le point. Juillet 1947. La revue américaine Foreign Affairs publie un rapport, rédigé par un certain M.
X, qui modèlera la seconde moitié du vingtième siècle : « Les sources de la conduite soviétique ». Il est clair que le principal élément de toute politique des États-Unis à l’égard de la Russie soviétique doit être de contenir avec patience, fermeté et vigilance ses tendances à l’expansion. Mal comprise, de l’aveu même de Kennan, cette idée de containment influença la Doctrine Truman et devint l’une des pierres angulaires de la politique des États-Unis envers l’URSS tout au long de la Guerre Froide. Investir dans l’éducation au XXIe siècle 8 Avril 2011. Propagande, apocalypse, cyberguerre : la vision est volontiers anxiogène. Le grand bouleversement Ovni éditorial, bible hippie La génération numérique.
[EN] La société civile s'en va t'en guerre à l' e-G8.