Ça se complique pour les biocarburants de première génération. L'empreinte carbone des biocarburants de première génération est plus élevée que celle des combustibles thermiques. Bruxelles a fini par revoir sa copie énergétique. À la plus grande joie des ONG de protection de l’environnement, autrement plus vite réceptives aux études scientifiques à charge contre les biocarburants de première génération. Longtemps mythifiés, ces derniers ont en fait, on le sait, une empreinte carbone très supérieure à celle des essences « ordinaires », entraînant en effet une déforestation et des changements d’affectation des sols aux conséquences écologiques dévastatrices.
En plus d’affamer des populations entières et d’aller de pair avec des expropriations de terres dans certains pays touchés de plein fouet par la malnutrition, l’Éthiopie par exemple… Des mécontents dans les deux camps Jugés insuffisants par l’ensemble des environnementalistes, les critères de durabilité pourraient de surcroît être durcis. Un biocarburant à base d'eau de mer est en cours d'élaboration.
L'eau de mer pourrait prochainement investir les réservoirs des bateaux de l'US Navy, d'où une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. L’US Naval Research Laboratory (NRL) travaille à la conception d’un combustible qui paraît prometteur. On connaissait déjà les biocarburants élaborés à base de jatropha, une plante issue de la famille des Euphorbiaceae plébiscitée par la compagnie aérienne allemande Lufthansa, mais dont l’exploitation devenue intense entraîne d’importants changements d’affectation des sols judicieusement dénoncés par les associations de protection de l’environnement, les essences alternatives conçues à base de graisses animales, d’huile de friture et bien sûr les agrocarburants, dont il s’est avéré que l’empreinte carbone « réelle » est nettement supérieure à celle des combustibles dits ordinaires.
La tendance n’en reste pas moins à une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les transports. Prix du carburant : le gouvernement veut calmer le jeu. L'augmentation des prix à la pompe devrait, à terme, faire les affaires des constructeurs de voitures électriques. C’était attendu, cela s’imposait et le gouvernement s’y est officiellement engagé samedi à La Rochelle (Charente-Maritime) par la voix du ministre de l’Économie Pierre Moscovici, conformément à ce qu’avait indiqué François Hollande durant la campagne présidentielle. Ouf ! Frôlant actuellement les records de mars et avril dernier, les prix du carburant (près d’un euro et quarante-six centimes le litre de gazole, près d’un euro et soixante-sept centimes le prix du super sans plomb 95) vont redescendre ! Conduisant à une diminution du pouvoir d’achat qui ne peut bien entendu que nuire aux décideurs, la hausse des prix à la pompe témoigne d’une autre érosion, plus grave encore et dont il ne fait pas le moindre doute que celle-ci aura des répercussions à (très) long terme : celle du capital mondial d’hydrocarbures.
Encourager l’éco-mobilité. Une proposition de réforme de la fiscalité des carburants. Le président François Hollande a lancé la question de la maîtrise des prix des carburants. Thomas Porcher et Stephan Silvestre versent au débat une proposition précise de réforme de la fiscalité. Le régime fiscal actuel des carburants présente de nombreux inconvénients. La TIPP flottante a montré ses limites, tant en termes d’impact sur les prix des carburants que sur la gestion des ressources fiscales.
La réforme que nous proposons vise à corriger certains déséquilibres tout en réduisant les prix des carburants et en maintenant les ressources fiscales constantes. Notre proposition de réforme se résume en trois points : 1) Baisse du prix du carburant (SP et Gazole) par le rééquilibrage de la TICPE et la suppression de la TVA sur la TICPE.Voici le détail de la proposition: Suppression de la TVA sur TICPE : un impôt sur l’impôt anachronique.
Zone géographique : Les taux d’utilisation de la voiture particulière pour les trajets domicile-travail varient en France de 14% à 84%. Exemples : Forages en Guyane : Shell a fait des concessions. L'accord conclu entre l'État et Shell inclut des mesures de protection de la biodiversité. Nommée la semaine dernière au Commerce extérieur, ce que l’intéressée estime officiellement être une promotion, Nicole Bricq a de l’avis de l’ensemble de la classe politique, à l’exception bien sûr des socialistes, été congédiée du ministère de l’Écologie pour avoir annoncé prématurément la remise à plat des forages pétroliers offshore en Guyane. Selon nos confrères du Nouvel Observateur, un accord a cependant été trouvé avec le groupe Shell, à la tête du consortium d’exploration.
L’éviction de Mme Bricq le rend-il caduque ? Auquel cas, Delphine Batho reprendra-t-elle néanmoins les discussions sur cette base ? Opposée sur ce dossier à son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg, celle-ci a été désavouée par le Premier ministre, d’accord avec l’ancien député de Saône-et-Loire pour ne pas bouleverser les desseins de Shell, desseins de surcroît appuyés par une majorité de Guyanais. Un biocarburant à base de graisse de poisson : il fallait y penser. Le diesel va continuer à bénéficier d'avantages fiscaux. De plus en plus cher, le diesel a pour cette raison vu ses avantages fiscaux préservés par le Parlement européen Les énergies fossiles ont encore de beaux jours devant elles.
En témoigne la décision conservatrice du Parlement européen de maintenir les avantages fiscaux accordés au diesel . Le contexte d’augmentation des prix du carburant explique en grande partie son rejet de la neutralité fiscale. La Commission européenne a fait de la lutte contre le réchauffement climatique via la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) l’un de ses grands chevaux de bataille du moment. En témoigne la taxe carbone européenne dans le secteur aérien, une mesure dont l’avenir demeure cependant incertain au vu des nombreuses critiques ou réserves qu’elle suscite y compris sur le Vieux Continent, et son projet de nouvelle directive sur les produits énergétiques. Non contraignante, leur position vise en premier lieu à éviter les « doublons ». La torchère d’Elgin est éteinte. Après une semaine de tension, la torchère s'est éteinte éloignant ainsi le risque d'explosion du gaz Total a annoncé aujourd’hui que la torchère de la plateforme d’Elgin en mer du Nord s’était éteinte d’elle-même.
Il n’y a donc plus de risque d’explosion de gaz selon le groupe pétrolier. «La torchère s’est éteinte d’elle-même, ce à quoi nous nous attendions», a annoncé un porte-parole de Total ce matin depuis la cellule de crise mise en place par le groupe à Aberdeen, ville écossaise située à 240 km de la plateforme. « Nous avons reçu à 12H07 (heure locale, 11H07 GMT) hier (vendredi), à la suite de notre premier vol de surveillance de la journée, une première information indiquant que la torchère pourrait être éteinte », précise le communiqué de Total. « La nouvelle a été confirmée à 16H36 lors d’un second vol.
La fuite de gaz s’était déclarée dimanche dernier et la plateforme avait été totalement évacuée dans la nuit de dimanche à lundi. Crédit photo : flickr / Enrico Strocchi / Ideum. Il n'y a plus de carburant dans les réservoirs du Costa Concordia. Le retrait de l'épave du Costa Concordia ne serait pas envisageable avant début 2013. Une très bonne chose de faite. Le spectre d’une pollution majeure et fortement redouté par les associations de protection de l’environnement s’est sensiblement éloigné en fin de semaine dernière avec la fin des opérations de pompage du carburant resté prisonnier de l’épave du Costa Concordia.
Choisie pour assurer cette mission des plus délicates – et qui a été différée à plusieurs reprises en raison de conditions météorologiques défavorables -, en particulier parce que le fioul était assez dense pour qu’il faille d’abord le chauffer avant de pouvoir l’absorber, la société néerlandaise Smit Salvage n’avait pour ainsi dire pas le droit de se louper. Elle l’a finalement menée à bien, un mois et demi après l’avoir débutée, comme l’a indiqué vendredi la société italienne Costa Croisières, qui est toutefois encore loin d’en avoir terminé. Crédits photos : Wikimedia Commons - Rvongher. 2 600 black cabs retirés de la circulation à Londres. Afin de réduire la pollution atmosphérique dans la capitale britannique, le service de régulation des taxis va supprimer près de 2 600 « black cabs » désormais jugés trop vieux et trop polluants. Les célèbres taxis noirs de Londres sont-ils voués à disparaître ?
Aux côtés des bus rouges à impériale, eux aussi amenés à devenir « verts », mais dans tous les sens du terme, ils font tout le charme des rues de la capitale britannique. Seulement voilà, les black cabs, véritable attraction touristique mais aussi moyen de transport incontournable des Londoniens, sont bien trop polluants. En conséquence, les taxis noirs de plus de 15 ans n’obtiendront pas cette année la licence leur permettant de circuler et qui leur est habituellement délivrée par le Taxi and Private Hire Office.
Au total, 2 600 véhicules seront ainsi retirés de la circulation. Mercedes Vito contre vieux cab Mercedes-Benz n’a pas laissé passer cette occasion pour se faire un peu de publicité. Les prix à la pompe battent des records. Les litres de sans plomb 95 et de sans plomb 98 ont respectivement atteint 1,6211 et 1,661 euro la semaine dernière... Il devient de moins en moins avantageux de rouler à l’essence et au gazole. Une aubaine pour le développement durable, la voiture électrique en particulier ? Il avait défrayé la chronique en avril dernier en prophétisant le litre de super à deux euros.
Dans l’esprit de Christophe de Margerie, qui avait accordé un entretien au Parisien, « cela ne (faisait) aucun doute ». « La vraie question, c’est quand ? Pour la sixième semaine de rang, le prix de l’essence a battu de nouveaux records. Des tarifs exorbitants qui ont une conséquence évidente, à savoir que nos concitoyens, globalement très attachés à leur véhicule thermique, y compris ceux domiciliés dans les zones urbaines, dépensent de plus en plus d’argent pour pouvoir se déplacer. Alternatives Crédits photos : flickr / vincent – Jean-Louis Zimmermann. La Poste veut devenir 100% neutre en carbone.
La Poste veut se donner les moyens de réduire au maximum ses émissions de gaz à effet de serre (GES) dues au transport La Poste a annoncé hier qu’elle souhaitait rendre ses activités 100% neutres en carbone. Outre la réduction de ses émissions de CO2, un chantier qui a déjà débuté, le groupe compte s’engager dans divers projets de lutte contre le réchauffement climatique afin d’obtenir des crédits carbones et ainsi compenser les rejets qui ne seront pas déjà réduits. Cela fait presque dix ans que La Poste est investie dans la lutte contre la hausse du thermomètre mondial. Son président Jean-Paul Bailly a rappelé hier lors d’une conférence de presse que le groupe avait déjà entrepris des efforts en adéquation avec son objectif de 20% de réduction des émissions carbone d’ici 2015, par rapport aux niveaux de 2008.
La Poste peut se targuer d’avoir déjà formé 60 000 de ses employés à l’éco-conduite, ce qui selon elle permet « une baisse de la consommation de carburant de l’ordre de 7% ». L’Europe ne ferme pas la porte aux carburants issus des sables bitumineux. Proposée par la Commissaire européenne à l’Action pour le climat Connie Hedegaard, la directive portant sur l’instauration de standards de qualité environnementale sur les carburants est mal partie pour être adoptée Vent debout contre ce projet, le Canada et les industriels du pétrole respirent : faute de majorité qualifiée, les représentants des gouvernements européens qui se sont réunis hier n’ont pu trouver d’accord sur la directive relative à l’empreinte écologique des carburants. Il était – et il est toujours, ses adversaires n’ont remporté qu’une bataille – question d’instituer des normes environnementales strictes et de qualité minimale sur les carburants. L’exploitation des sables bitumineux « n’a pas seulement contribué au réchauffement climatique, elle a aussi (…) pollué la rivière Athabasca, l’air avec des toxines et transformé des terres agricoles en friches.
. « Matignon en arbitre » Crédits photos : Wikimedia Commons – Mogens Engelund / flickr - sbamueller. La Cour des Comptes charge à son tour les agrocarburants. Les agrocarburants n'ont décidément plus la cote, sinon auprès des décideurs... De nombreuses études ont prouvé que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Entre leur participation à la déforestation, à l’érosion de la biodiversité ainsi qu’à la hausse des prix des denrées alimentaires, l’expropriation de cultures vivrières destinées aux populations qu’ils engendrent et les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues au transport, les agrocarburants ont au bout du compte une empreinte écologique supérieure à celle des essences « traditionnelles ».
L’Union Européenne (UE) continue pourtant de leur faire la courte échelle. Dans son évaluation de la politique de soutien aux agrocarburants durant la période 2005-2010, la Cour des Comptes, elle, vient d’en rajouter une couche. « L’automobiliste sait-il que le gazole qu’il utilise dans sa voiture contient très certainement du biodiesel, et que pareillement l’essence contient du bioéthanol ? Les voitures électriques ne sont pas encore la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement climatique. L'utilisation massive de véhicules électriques pourrait causer des pics de consommation d'électricité lors des recharges des batteries, que les énergies renouvelables à elles seules pourraient ne pas couvrir...
Une nouvelle étude estime qu’à moins d’une nette progression des énergies renouvelables, la voiture électrique ne sera pas plus performante à l’égard de la protection de l’environnement d’ici 2030 qu’un véhicule traditionnel privilégiant l’efficacité énergétique. « Les véhicules électriques peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs de protection climatique, toutefois nous ne devrions pas laisser de côté les voitures traditionnelles ». Telle est la surprenante observation de Florian Hacker, chercheur à l’Institut allemand d’écologie appliquée (Oeko) qui a récemment dévoilé une étude s’intéressant de près au parc automobile allemand et à l’évolution de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en fonction de divers scénarios. Comparé à tout cela, M. Vives inquiétudes autour d’un nouveau fluide utilisé pour la climatisation automobile. L'utilisation prochaine d'un fluide auto-inflammable à relativement basse température dans les systèmes de climatisation automobile pour voitures et véhicules légers préoccupe grandement l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi Intitulé « HFO-1234yf » et promis à devenir la nouvelle norme, il serait pourtant loin de fournir toutes les garanties en matière de sécurité.
La campagne présidentielle ne laisse que des miettes au reste. Crise de la dette, dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s – laquelle, soit dit en passant, a aussi abaissé celle à long terme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) : le débat politique est centré sur cette conjoncture économique il est vrai historique et dramatique. Malgré le médrano climatique, la crise de la biodiversité et l’importance grandissante acquise par les thématiques relatives à l’énergie au sein de l’opinion depuis l’accident de Fukushima, les considérations environnementales ont donc bien du mal à exister.
35 milliards d’euros par an pour permettre aux populations défavorisées d’accéder à l’électricité. États-Unis : l’exploitation pétrolière offshore revient définitivement en grâce. Le pétrole issu des sables bitumineux dans le collimateur de la Commission européenne. Guyane : du pétrole à profusion ? Le charbon coûte plus aux Américains qu’il ne rapporte à ses exploitants. Le tour du monde à l’huile de friture.