Démondialisation. La démondialisation et ses ennemis, par Frédéric Lordon. Au commencement, les choses étaient simples : il y avait la raison — qui procédait par cercles (avec M.
Alain Minc au milieu) —, et puis il y avait la maladie mentale. Les raisonnables avaient établi que la mondialisation était la réalisation du bonheur ; tous ceux qui n’avaient pas le bon goût d’y croire étaient à enfermer. « Raison » cependant confrontée à un léger problème de cohérence interne puisque, se voulant l’idéal de la discussion conduite selon les normes de la vérité et du meilleur argument, elle n’en aura pas moins interdit le débat pendant deux décennies et n’aura consenti à le laisser s’ouvrir qu’au spectacle de la plus grande crise du capitalisme.
La temporalité de la macroéconomie voudra que les effets terribles de la méga-austérité européenne se fassent réellement sentir en France à partir du premier semestre 2012. Cauchemar à grand spectacle Mais voilà la crise qui emporte tout — et sa terrible menace du ridicule. Vœux pieux et rapports concrets. La fin de la mondialisation. Je discutais en novembre avec un dirigeant d'une de ces nouvelles sociétés chinoises de capital-investissement.
Il se félicitait des investissements de sa société dans les domaines des logiciels d'économie d'énergie et des communications mobiles. Mais rien pour les entreprises qui exportent. Les investisseurs intelligents chinois regardent désormais vers le marché intérieur et évitent le secteur qui a pourtant apporté tant de croissance ces dernières années, signe d'une nouvelle tendance surprenante: la démondialisation. Durant les dernières décennies, les biens, les services et les personnes n'ont cessé de courir le monde, toujours plus vite, toujours plus loin. On pensait que la mondialisation était la façon la plus efficace d'organiser l'économie mondiale. Publicité Dans les mois qui ont suivi septembre 2008, quasiment tous les indicateurs qui montraient que l'économie globalisée était de plus en plus interconnectée se sont effondrés. Expatriés Relocalisation Daniel Gross Devenez fan sur.
En route vers la démondialisation. D’un côté, nous avons une Terre et une biosphère contenant des ressources et de la matière limitées, bornées et finies.
D’un autre côté, nous avons une espèce humaine en constante expansion dans une perspective historique. Cette espèce, l’une parmi les autres, prélève et transforme une grande part des ressources disponibles pour maximiser sa « joie de vivre ». La Terre pourra t-elle supporter une croissance continue, ou bien devra-t-on remettre profondément en cause notre conception du développement humain ?
Si on considère le système de pensée dominant, on s’aperçoit qu’il est régi par une conception assez inquiétante de ce que devrait être le bonheur de l’humanité. Cette conception socio-économique dit que la valeur du monde est dans la croissance et dans le développement. On s’aperçoit que cette logique humaine n’est pas durable.
La seule issue est de revenir en arrière, de freiner, de ralentir. Cela passe notamment par une remise en cause de la mondialisation. La démondialisation ou la dégénérescence de l’altermondialisme. Un concept semble être actuellement à la mode en France dans les rangs de ceux qui critiquent la mondialisation. Ce n’est plus l’altermondialisme, mais bien la démondialisation. Il n’y a pas qu’un glissement sémantique entre les deux termes. Le concept de démondialisation fait en effet sauter un certain nombre de tabous que les altermondialistes s’étaient jusqu’à présent bien gardés de franchir. On peut même estimer que la démondialisation constitue une dégénérescence du projet altermondialiste.
Le concept de démondialisation semble avoir une grande influence sur le débat en France en 2011. Le concept n’est cependant pas nouveau. Ce concept est donc arrivé récemment dans le débat en France. Les adeptes de la démondialisation dénoncent en effet l’échec, à leurs yeux, de l’actuel processus de mondialisation, assimilé aux inégalités, à la précarité, aux délocalisations et à la désindustrialisation. . © Telos.