6. Temps et territoires : les pistes de l'hyperchronie. « La liberté d’utiliser notre temps comme nous le souhaitons n’est pas le signal de la fin de l’histoire mais plutôt son début ». Theodore Zeldin Le temps, « synthèse progressive d’un haut niveau de complexité » (Elias, 1996), est une clé d’entrée essentielle pour la compréhension et la gestion des sociétés, ainsi qu’un enjeu collectif majeur pour les hommes et les territoires à un moment particulier de l’évolution de nos sociétés, où nous ne croyons plus ni en la toute puissance de la politique, de la science, de la raison, de la technique, du progrès, ni aux lendemains meilleurs. C’est sans doute dans le rapport entre le temps et l’espace, supports inséparables de notre vie sociale, que nous pouvons trouver des clés de lecture et de compréhension du monde.
Pendant des siècles, une conception du « temps circulaire » a prévalu, où ne s’opposaient que le « maintenant » et le « pas maintenant ». Un constat partagé : les temps changent Révolution silencieuse Les temps changent. Figure 1. . [1]. Usages politiques et appropriation « populaire » d'une tradition « réinventée » : la Fête des Ponts à Limoges.
English abstract on Cairn International Edition Résumé Français Parmi les mécanismes de légitimation du personnel politique, la démonstration d’une proximité aux classes populaires demeure un élément central et doit régulièrement être réactivée par ces agents à travers différentes pratiques : serrage de mains, inaugurations, etc. La tentation est alors forte de ne voir ces « usages politiques du populaire » que sous un angle utilitariste. Élaborée à partir de l’étude d’une « fête populaire », cette contribution, mêlant démarches ethnographique et socio-historique, vise au contraire à démontrer la complexité des mécanismes à l’œuvre dans les échanges opérés entre personnel politique et membres des classes populaires. English Among the mechanisms of legitimization of the political staff, showing closeness to the working classes is a key element which must be regularly reactivated through various practices: handshakes, inaugurations, etc.
Plan de l'article Accéder à cet article ➜ Le comité des fêtes. Docteur en sociologie, membre du GRESCO (EA 38 15)Enseignant contractuel au département de sociologie de l’Université de Limoges Titre de thèse : « Le “maintien des distances”. La contribution ordinaire des classes populaires à la clôture du champ politique »Soutenue le 5 décembre, 2012 à LimogesSous la direction de Yvon Lamy Publications : • Avec Stéphane Chantegros, Sophie Orange, Adrien Pégourdie (textes réunis par), La fabrique biographique, PULIM, coll. « Sociologie et sciences sociales », 2012, 190 p. • « La politisation des classes populaires par le “maintien des distances”.
Distanciation et appropriation d’une fête “municipale” à Limoges », in Laurent Legall, Michel Offerlé, François Ploux (dir.), La politique sans en avoir l’air. . • « Usages politiques et appropriation “populaire” d’une tradition “réinventée” . • « La confrontation des habitus militants au sein de la LCR Gironde. Entretien avec Cyrille Rougier, Les classes populaires et le politique. Cyrille Rougier est actuellement enseignant contractuel à l’Université de Limoges. Il a récemment soutenu, à l’Université de Limoges, une thèse intitulée « Le "maintien des distances". La contribution ordinaire des classes populaires à la clôture du champ politique ». IRESMO: Vous vous donnez pour objet, dans votre thèse, d’analyser la contribution ordinaire des classes populaires à la clôture du champ politique. Cyrille Rougier : Oui, l’idée d’une montée inéluctable de l’individualisme et plus largement la passivité des classes populaires face à la reproduction des inégalités semble aujourd’hui devenue monnaie courante dans les discours journalistiques, scientifiques, militants, etc., et plus largement dans le sens commun.
Or, ce type de réflexions conduit fréquemment à adopter un regard cynique, voire méprisant sur ces catégories de population. IRESMO: Comment votre thèse vient-elle renouveler le rôle des classes populaires dans la reproduction de la clôture du champ politique ? Investiture de Barack Obama 2013 (discours complet) Idiosyncrasies.
Michel Wieviorka, Sociologue. Untitled. Sans que la situation à Belleville ne revête le même caractère de gravité que dans les banlieues les plus chaudes, tant s’en faut, j’étais malgré tout aux premières loges pour subir et témoigner d’une lente désagrégation du « tissu social » suivant l’expression consacrée. La rengaine sur le « sentiment d’insécurité » m’exaspérait et, puisqu’un éditeur me le proposait, je décidai de ne pas me défiler. Le livre fut accueilli de diverses manières… J’eus un avant-goût de ce qui m’attendait en écoutant les réactions de quelques amis. Celui-ci, universitaire marié à une Chinoise, m’expliqua qu’il avait trouvé le ton très juste, sauf en ce qui concernait les Chinois ! Celui-là, chercheur au CNRS, et juif, m’avoua avoir été enchanté de l’ensemble mais déconcerté par le passage concernant les loubavitchs. Puis vint la presse. En juin 2000, je reçus une véritable volée de bois vert de la part de Michel Wieviorka, directeur d’études à l’EHESS, et du Monde des débats, excusez du peu !