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Histoire de France ou récit national ?

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La publication par le Figaro.fr d'un article de Jean Sévilla : "Qui veut casser l'Histoire de France" le 24 aout dernier a déchainé les passions.

Depuis, un réel débat fait rage tant sur parpier que sur internet : "Quelle Histoire enseigner à l'école ?". Ce pearltree tente une synthèse des différents articles qui ont pu paraitre sur le sujet.

N'hésitez pas à collaborer en rajoutant les articles ayant été omis. Stéphane Bern – 11 novembre 2014. En ce jour, 96e anniversaire de l’armistice de 1918, je ne pouvais pas éviter la nomination du plus célèbre « Tintin » de l’Histoire de France.

Stéphane Bern – 11 novembre 2014

Source : Wikipédia By M0tty Hé oui, Stéphane Bern, champion toute catégorie des émissions de soi-disant vulgarisation historique, celle qui regarde par les trous de serrures et, ne voyant qu’une partie des choses, romance le reste ; celui qui malgré tous ses efforts (et les supports médiatiques qu’on lui connaît) n’arrive pas à la cheville d’une Arlette Farge* ou d’un Romain Bertrand** pour ce qui est de rendre l’histoire passionnante et accessible à tous. Bref, le gendre préféré de votre Tata Marcelle parle aussi de l’école. Et lui aussi n’y connaît rien. Mais c’est pas grave. Cependant, je tiens à conseiller à monsieur Bern la lecture attentive des programmes du collège, disponibles sur le site Eduscol***, afin de lui éviter à l’avenir de se ridiculiser en disant n’importe quoi****. C’est faux bien-sûr mais plus c’est gros plus ça passe. J'aime : Changer de pays, changer d’histoire. Pourquoi le ministère des affaires étrangères américain emploie-t-il une équipe pour surveiller les manuels scolaires de ses alliés et de ses ennemis ?

Changer de pays, changer d’histoire

Cette question pourrait trouver sa réponse dans l’ouvrage de Dana Lindaman et Kyle Ward, History Lessons. How Textbooks From Around the World Portray U.S. History, publié par les éditions The New Press en 2004 et dont nous traduisons ici des extraits. Les deux historiens y compilent des passages de livres d’histoire utilisés dans les salles de classe du monde entier et comparent la manière dont un même événement est présenté dans différents pays. Là où le présent rencontre le passé. "Lorànt Deutsch a une vision quasi-maurrassienne de l’histoire". Lorànt Deutsch est de retour: trois ans après le phénoménal succès de «Métronome», son histoire de Paris vendue à plus de deux millions d’exemplaires, le comédien publie «Hexagone» (Michel Lafon).

"Lorànt Deutsch a une vision quasi-maurrassienne de l’histoire"

Et de nouveau, il s’attire les critiques de plusieurs historiens, comme Christophe Naudin, qui lui reproche notamment sa vision ultra-droitière de la bataille de Poitiers. Le combat de Christophe Naudin, que Deutsch traite pour sa part de «militant d’extrême-gauche», ne date pas d’hier: avec William Blanc et Aurore Chéry, il a cosigné au printemps dernier «les Historiens de garde» (Inculte), pour dénoncer la résurgence d’une histoire de France construite sur des inexactitudes et des partis-pris idéologiques afin de promouvoir un roman national discutable. On en a donc discuté avec lui. Enseigner l'histoire : une sempiternelle polémique ? - Vincent Capdepuy, article Éducation.

L’enseignement de l’histoire dans les écoles françaises fait l’objet d’un débat passionné, qui laisse les enseignants désemparés… « On n’apprend plus l’histoire de France à nos enfants !

Enseigner l'histoire : une sempiternelle polémique ? - Vincent Capdepuy, article Éducation

», dénonçait Alain Decaux en 1979 dans les colonnes du Figaro. « Qui veut casser l’histoire de France ? », se demande Jean Sévillia dans ce même quotidien le 24 août 2012… Rentrée scolaire oblige, le débat « quelle histoire enseigner aux enfants ? » reprend, mais ne se répète pas. Des évolutions ont eu lieu, comme l’atteste la création en 2005 du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire. Les médias et l'enseignement de l'histoire. Messieurs Mesdames les journalistes, On n 'évalue pas la pertinence d'un ouvrage à son épaisseur, son poids ou à la force de frappe d'un éditeur.

Les médias et l'enseignement de l'histoire

Trois ouvrages sur l'enseignement de l'histoire sont parus en septembre dernier, moment propice aux "coups éditoriaux" juteux sur l'école. Ces trois livres ont quelques points communs. Le premier - et non des moindres- est qu'ils sont excessivement mauvais. Le Figaro Histoire : La vérité sur l'Histoire à l'école. Mediapart.fr : La tromperie du Figaro Histoire. Dans son quatrième numéro daté d’octobre-novembre 2012, le bimestriel du Figaro qui est consacré à l’histoire présente un dossier prétendument dédié à « La vérité sur l’histoire à l’école ».

Mediapart.fr : La tromperie du Figaro Histoire

Entre doxa tyrannique sur ce que devrait être la transmission de l’intelligibilité du passé et propos réactionnaires sur les grands héros nationaux et la chronologie, tout y est et rien ne manque. Mais le pire dans ces pages est sans doute de voir associés le maurassien Jacques Bainville et le grand historien Marc Bloch au sein d’un Panthéon des réducteurs de l’histoire à sa seule dimension nationale. Ces lieux communs, cette doxa tyrannique, ne sont pas une spécialité française. Privés de toute rigueur scientifique, aussi bien en matière d’histoire qu’en matière de didactique de l’histoire, ils s’expriment à leur manière dans tous les contextes nationaux.

L’éditorial du Figaro Histoire, page 3, est intitulé « Fils de personne ». Ce mécanisme n’est pas une spécialité helvétique. Comment les nouveaux manuels d’Histoire ignorent l'Histoire de France. Le Figaro : Qui veut casser l'histoire de France ? L'absence de l'histoire en terminale scientifique est la manifestation la plus éclatante de la dégradation de cette matière dans le cursus scolaire.

Le Figaro : Qui veut casser l'histoire de France ?

Mais le problème de l'histoire à l'école ne tient pas seulement au nombre d'heures de cours : l'orientation des programmes est en cause. «Ils ont tué l'histoire-géo», accuse-t-il. Laurent Wetzel a été professeur agrégé d'histoire, de géographie et d'éducation civique, puis inspecteur pédagogique. Mais ce normalien est aussi un ancien élu local - il a été maire de Sartrouville et conseiller général des Yvelines - dont les combats ne furent pas académiques. L'essai qu'il publie, argumenté et même technique, ne fait donc pas de cadeau à l'Éducation nationale. Dans un autre livre à paraître d'ici peu, Vincent Badré, un jeune professeur d'histoire-géographie, dresse le même constat. Les programmes? Pour les lycéens, un découpage de ce type suppose que les acquis de l'école primaire et du collège aient été réellement assimilés.

M. Communiqué à propos de l’article du Figaro magazine et de ses suites. Rédact-eurs/rice : Mickaël Bertrand, Laurence De Cock, Eric Fournier, Guillaume Mazeau, Christophe Naudin, Le Figaro Magazine du 24 août 2012 contient un article signé de la plume de Jean Sévillia intitulé « Qui veut casser l’histoire de France ?

Communiqué à propos de l’article du Figaro magazine et de ses suites

». Dans ce texte, le journaliste reprend toute une série de poncifs sur un prétendu « désastre » de l’enseignement de l’histoire de France qui aurait sacrifié la chronologie et abandonné les héros du roman national pour ne parler que « mondialisation, ouverture des frontières et droit à la différence ». En tant qu’historien(nes) et/ou enseignant(es) d’histoire-géographie, nous avons décidé de réagir de différentes manières à ce qui nous apparaît comme une attaque récurrente et illégitime contre notre discipline et nos métiers. A la suite de nos réponses respectives, nous avons été successivement contactés par un journaliste du Figaro Magazine nous invitant à un débat d’idées avec Jean Sévillia. 1. 2.

Mickaël BERTRAND, Arret sur Image : L'histoire de france selon le figaro magazine. À lire en écoutant impérativement ceci… Le Figaro Magazine des 24 et 25 août derniers nous offre une belle couverture, propre à raviver bien des nostalgies.

Arret sur Image : L'histoire de france selon le figaro magazine

Les grands débats : L’enseignement de l’histoire au lycée est-il menacé.