Lobby agrolimentaire: pourquoi ils tiennent le manche. Pas la peine de rêver: ils tiennent tous les leviers.
L’industrie de la bouffe a installé ses hommes dans les ministères, le syndicat agricole (FNSEA), les coopératives, partout. Il n’y a qu’une voie ouverte: la révolte. Mais pourquoi? Oui, pourquoi ne peut-on rien faire contre l’industrie de l’alimentation? Pourquoi finit-elle toujours par gagner? Parce que. Mieux, c’est-à-dire pire pour nous: ces boîtes ne sont pas, pour l’essentiel, délocalisables. Ajoutons pour avoir bien mal un autre commentaire de cette même ANIA, le 22 mai 2012: «Nous nous félicitons que, pour la première fois, l’intitulé de notre ministère de tutelle intègre explicitement l’agroalimentaire.» Pourquoi tant d’amour? Du côté des industriels sortis des catacombes de la guerre, c’est une divine surprise: on ne parle plus que des nouveaux produits made in America que sont les pesticides, les engrais, les tracteurs. Un immense jeu de chaises musicales n’a fait que déplacer des pions sur l’éternel même damier.
Le modèle des Aléoutiennes. La biodiversité n’est pas un catalogue d’espèces, type album de timbres, la biodiversité c’est avant tout des interactions, entre les espèces, entre les espèces et leur milieu.
Robert Barbault du Muséum d’Histoire Naturelle parle du tissu vivant de la planète. Et si l’on touche à une maille de ce tissu, gare….Illustration avec cette histoire de loutres, d’orques, d’oursins, de poissons et de pêcheurs dit « modèle des Aléoutiennes » car c’est une exemple fameux illustrant les interactions. Vivre, c’est manger, éviter d’être mangé et se multiplier. C’est donc interagir avec d’autres êtres vivants. Nul individu, nulle espèce, ne peut se concevoir en dehors du tissu de relations où il ou elle s’insère et qui détermine son présent et son avenir. A titre d’exemple, voyons ce qui se passe dans les eaux de l'archipel des Aléoutiennes au sud-ouest de l'Alaska. Dans les années 1990 est signalé un effondrement de la population de la loutre pourtant protégée et jusque là florissante.
La Belle Verte (Film Complet) Terre à l'agonie... : Terriens, il est temps d'agir... Agronomes, Lydia et Claude Bourguignon considèrent que la plupart de nos sols cultivés sont à l’agonie.
Au banc des accusés : le labour et les apports excessifs d’engrais et de pesticides. Le passage à la bio, côté agriculteurs et côté citoyens, garantirait le retour de la fertilité. Vous estimez qu’en Europe, 70 % des sols sont morts. Qu’est-ce que cela signifie ? Lydia Bourguignon : Dire qu’un sol est “mort” signifie qu'on ne mesure aucune activité biologique en laboratoire, dans l’échantillon de terre étudié.
Que reprochez-vous au labour ? Claude Bourguignon : Ce type de travail du sol perturbe complètement son fonctionnement. Dans votre laboratoire, vous analysez les sols. LB : Certains nous disent qu’on est les médecins de la terre. La conversion à la bio permet-elle de faire revivre les sols ?
Energie. Rahbi. Habitat. POLLUTIONS. Decroissance. Sols et agriculture. Climat. GAZ DE SHISTE.