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Tunisie

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En Tunisie, l'armée victime de la plus grave attaque depuis 1956. Les terroristes visent le secteur du tourisme, poumon de la Tunisie. Du breakdance au terrorisme, l’énigmatique auteur de la tuerie de Sousse. En apparence, c'était un jeune Tunisien comme beaucoup d'autres, un étudiant en master amateur de breakdance.

Du breakdance au terrorisme, l’énigmatique auteur de la tuerie de Sousse

L'auteur de l'attentat dans un hôtel près de Sousse a pourtant fini dans une flaque de sang, abattu par la police après avoir massacré 38 personnes. Lire aussi : Le terrorisme frappe à nouveau la Tunisie Le jeune homme vêtu d'un short et d'un T-shirt noirs qui a ouvert le feu vendredi sur des touristes profitant du soleil sur une plage a été identifié par les autorités comme Seifeddine Rezgui, un Tunisien de 23 ans. L’EI redouble de violence en Tunisie. Ansar Al-Charia, AQMI, Etat islamique, une galaxie djihadiste en pleine émulation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Madjid Zerrouky « Nous nous attendions à ce qu’il y ait une action d’un degré élevé. » S’adressant au pays après l’attaque du Musée du Bardo, le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a confirmé la montée en puissance d’un péril djihadiste que les autorités sentaient venir et qu’elles avaient combattu résolument ces derniers mois.

Ansar Al-Charia, AQMI, Etat islamique, une galaxie djihadiste en pleine émulation

Tunis avait annoncé en début de semaine avoir démantelé quatre cellules de recrutement de combattants djihadistes pour la Libye et arrêté une trentaine de personnes. La Tunisie frappée au cœur par le djihadisme. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) Le convoi de véhicules officiels est sorti en trombe, flanqué d’une escorte policière nerveuse.

La Tunisie frappée au cœur par le djihadisme

A l’intérieur des grilles de l’hôpital Charles-Nicolle, l’attroupement inhabituel de blouses blanches, journalistes et hommes en armes devant la salle d’urgence, tandis que vont et viennent les ambulances, donne la mesure de l’événement, cet air de tragédie qui soudain crispe et déprime Tunis, mercredi 18 mars. Charles-Nicolle est l’un des trois hôpitaux de la ville où ont été évacuées les victimes de la plus grosse attaque terroriste jamais perpétrée dans la capitale tunisienne.

« Ce n’est pas la pauvreté qui pousse les jeunes Tunisiens à partir au djihad » En Tunisie, dans l’univers des femmes salafistes. La révolution du 14 janvier 2011, qui a vu le départ du président Ben Ali, a bouleversé la société tunisienne.

En Tunisie, dans l’univers des femmes salafistes

Les islamistes exilés à l’étranger sont revenus au pays ou ont été libérés des prisons locales. Dans un pays en voie de démocratisation, cette liberté retrouvée après plusieurs décennies de répression, leur a donné l’occasion de reconquérir l’espace public. Les islamistes du mouvement historique Ennahda sont allés à la conquête du pouvoir avec les succès mitigés que l’on sait. Les autres, appartenant à la mouvance salafiste, se sont attachés à diffuser leurs idées rigoristes par le biais de la prédication et d’actions caritatives dans les quartiers populaires défavorisés. Les plus radicaux d’entre eux – dits salafistes djihadistes – prônent la lutte armée aux côtés de leurs frères en Syrie, sans pour autant y renoncer en Tunisie même. En Tunisie, dans l’univers des femmes salafistes. L’Etat islamique monte en puissance en Tunisie. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Frédéric Bobin (Wassaïa (Tunisie), envoyé spécial) Il faut bien du courage à Adnen Hellali pour continuer à semer ses rêves d’artistes en dépit de l’air du temps.

L’Etat islamique monte en puissance en Tunisie

Ce jour-là, à Wassaïa, village niché au pied du mont Semmama, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Kasserine, non loin de la frontière algérienne, le professeur de français à l’allure de saltimbanque avait réuni dans une grange les enfants du coin, sagement assis sur des meules de foin. Ils récitèrent des fables de La Fontaine puis s’esclaffèrent devant un film de Charlie Chaplin. Scène un peu surréelle à quelques kilomètres seulement d’un coteau où, le 14 mai, quatre djihadistes armés ont été tués par l’armée. Le terrorisme frappe à nouveau la Tunisie. Un homme a ouvert le feu, vendredi 26 juin, dans un hôtel près de Sousse, station balnéaire de l’est de la Tunisie, faisant au moins 38 morts, selon le dernier bilan officiel.

Le terrorisme frappe à nouveau la Tunisie

Une attaque immédiatement qualifiée de « terroriste » par le ministère de l’intérieur tunisien et revendiquée dans la nuit de vendredi par l’Etat islamique. Que s’est-il passé près de Sousse jeudi ? Selon différents témoignages, vers midi, un homme a fait feu sur des personnes se trouvant sur la plage de l’hôtel Riu Imperial Marhaba, situé dans le port d’El-Kantaoui, accolé à Sousse. Jointe par Le Monde, Marie-Astrid, une touriste française témoin de la tuerie, raconte : « Il était environ midi, je bronzais sur la plage, on a entendu comme des détonations, mais on a d’abord pensé que c’étaient des pétards. Après l’attaque de l’hôtel Imperial, des centaines de touristes quittent la Tunisie. Quelques heures après l’attaque qui a fait 38 morts dans un hôtel de la région, des centaines de touristes étaient amenés en bus à l’aéroport d’Enfidha pour être évacués de Tunisie, dans la nuit de vendredi 26 au samedi 27 juin.

Après l’attaque de l’hôtel Imperial, des centaines de touristes quittent la Tunisie

Lire aussi : Le terrorisme frappe à nouveau la Tunisie Un journaliste de l’AFP a vu au tableau des départs de cet aéroport, situé à mi-chemin entre Tunis et Sousse, 13 vols prévus pour des décollages dans la nuit, notamment à destination de Londres, Manchester, Amsterdam, Bruxelles et Saint-Petersbourg. La plupart des vols étaient affrétés par le tour-opérateur Thomson. Le tourisme déjà en berne. La Tunisie, le pays qui fait peur aux djihadistes. Tunis à l’heure de l’union nationale. Tunisie : le combat démocratique continue. Choc, effroi et colère règnent en Tunisie après l’attaque du Musée national du Bardo qui a coûté la vie à au moins 20 personnes, dont 17 touristes.

Tunisie : le combat démocratique continue

Au-delà de l’horreur, il s’agit d’une véritable épreuve pour la transition démocratique. Le but est de faire régner la terreur et de détourner les Tunisiens de leurs objectifs de démocratie, liberté et pluralisme. Mais cela ne doit pas prendre, malgré la tentation d’une réponse tout sécuritaire. Les Tunisiens ont appris à vivre avec les menaces régulières de déstabilisation qui se présentent aux frontières libyennes et algériennes.

Depuis l’attaque de l’ambassade américaine en 2012, les meurtres, en 2013, de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, des policiers et des militaires ont été régulièrement la cible d’attaques dans la région du mont Chaambi et de Kasserine. Les mesures sécuritaires et la lutte antiterrorisme seront nécessaires pour relancer l’économie. Nouveau contrat social. L'Etat islamique revendique l'attaque du Musée du Bardo. Dans un communiqué sonore et écrit diffusé sur Twitter, puis repris par des comptes et canaux sympathisants habituels, l'Etat islamique (EI) s'attribue la responsabilité de l'attaque contre le Musée du Bardo, à Tunis, mercredi 18 mars.

L'Etat islamique revendique l'attaque du Musée du Bardo

L'assaut, affirme le groupe djihadiste, a été mené par « deux chevaliers de l'Etat du califat lourdement armés de mitrailleuses et de grenades » baptisés « Abou Zakaria Al-Tounsi » et « Abou Anas Al-Tounsi ». Des noms de guerre confirmant implicitement la nationalité tunisienne des assaillants. Après l’attaque de Tunis, débat autour des failles sécuritaires. Attentat de Tunis : le président admet des « failles sécuritaires » La Tunisie a affirmé, samedi 21 mars, que l'enquête sur l'attentat du musée du Bardo avançait, trois jours après l'attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), qui a coûté la vie à 20 touristes étrangers et un Tunisien. « Le dossier est chez le juge d'instruction.

Attentat de Tunis : le président admet des « failles sécuritaires »

Il y a des développements mais pour préserver le secret de l'enquête et son efficacité nous préférons ne donner aucun détail », a indiqué le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti. Le Musée du Bardo, haut-lieu du tourisme à Tunis. Théâtre d'une attaque meurtrière et d'une prise d'otages, mercredi 18 mars, le Musée du Bardo à Tunis est l'un des principaux établissements culturels du continent africain et l'un des plus anciens et des plus importants de Tunisie. De renommée mondiale, il figure parmi les endroits les plus visités du pays. Manuel Valls « condamne avec la plus grande fermeté » l'attaque du Musée du Bardo. Manuel Valls « condamne avec la plus grande fermeté » l'attaque du Musée du Bardo.