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Pédophilie

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Catherine Bonnet : pédopsychiatre en exil pour avoir signalé des agressions sexuelles sur des d'enfants. Extraits de l'article "Catherine Bonnet, une pédopsy en exil": La folle aventure de cette pédo­psychiatre parisienne commence en 1996.

Catherine Bonnet : pédopsychiatre en exil pour avoir signalé des agressions sexuelles sur des d'enfants

Cette année-là, en signalant aux autorités judiciaires des agressions sexuelles subies par des enfants, Catherine Bonnet était loin d’imaginer que ces enfants seraient considérés comme menteurs et qu’on s’acharnerait à la « museler ». Pouvait-elle se douter qu’elle perdrait travail et logement, contrainte de devenir, à soixante-deux ans, pédopsy­chiatre intérimaire dans des ser­vices hospitaliers britanniques ? En 1996, année où éclate l’affaire Dutroux, Catherine Bonnet a acquis une solide réputation de spécialiste de la maltraitance à enfants.

C’est sans doute pourquoi arrivent dans son cabinet des victimes d’inceste de plus en plus nombreuses, de plus en plus jeunes, mais aussi ayant subi des agressions sexuelles filmées ou organisées dans des réunions d’adultes. Malveillance intentionnelle ou déni d’une réalité insupportable ? Quelques dates. Quand Causette appelle une atteinte sexuelle une « liaison amoureuse ». Causette, Grâce à toi, aujourd'hui, j'ai appris que j'étais musulmane.

Quand Causette appelle une atteinte sexuelle une « liaison amoureuse ».

Selon toi, il y a un lien direct entre le fait d'être choqué par l'agression sexuelle d'une gamine de 14 ans par sa professeur et la religion musulmane. Comme tu le dis : "dans les familles musulmanes du quartier, où la virginité au moment du mariage a toujours du sens, une affaire comme celle-là ne passe pas". J'ai bien compris que ta journaliste, Stéphanie Maurice, avait mené une enquête sociologique de terrain pour conclure que le musulman ne saute pas de joie quand il confie sa fille à un prof qui en abuse.

Je vais t'apprendre une chose étonnante ; le non-musulman non plus. Tu nous as vus un peu énervés sur twitter suite à ton article (à lire en trois parties ; il relate la même histoire que celle dénoncée par Gaëlle-Marie Zimmerman) et tu t'es fendue d'un petit communiqué pour nous expliquer. La culture du viol c'est aussi cela. Ne venez plus jamais me dire que la culture du viol n'existe pas. Le sujet était tombé comme ça, sans malveillance, au hasard de la conversation.

Ne venez plus jamais me dire que la culture du viol n'existe pas

_"c'était comment ta première fois? J'avais pris l'habitude de mentir quand on me posait cette question, depuis plusieurs années, une histoire de première fois inventée, banale comme la pluie mais efficace. Mais ce jour là, et je ne sais pas pourquoi celui là plus qu'un autre, peut être la fume, ou peut être l'alcool, j'ai pas menti. Ce n'est pas venu. "Ben moi c'était un peu chelou en fait, j'avais même pas encore 12 ans, enfin j'en étais pas loin quand même, mais j'en faisais beaucoup plus hein, et je suis sortie dans le dos de ma mère. Il y avait par exemple des fois où soudainement, une image, un moment, une sensation me revenait et me submergeait, coupant mon souffle et glaçant mon dos, mais j'avais fini par développer de véritables automatismes défensifs pour surmonter ces démons. Alors quand Séverine a parlé de quelque chose de "grave", dans un premier temps, je me suis sentie accusée.