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La planète a atteint ses limites

La planète a atteint ses limites
Climat, biodiversité, déforestation, cycle des nutriments : l’humanité a franchi les seuils de risque, selon une équipe de chercheurs internationaux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Changement climatique Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Sur le front du climat, les auteurs estiment que la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) ne doit pas dépasser une valeur située quelque part entre 350 parties par million (ppm) et 450 ppm. Érosion de la biodiversité Changement d’usage des sols Flux de phosphore Related:  Réchauffement climatiqueEnvironnementClimat

« Nous allons continuer à manifester, bloquer des projets d’extraction de ressources naturelles, des ports, des sièges d’entreprises Les négociations internationales sur le climat qui se sont achevées à Lima continuent de bloquer sur l’essentiel : les engagements de réduction d’émissions sont beaucoup trop faibles, ignorant les droits des citoyens déjà affectés par les dérèglements climatiques. Dans une déclaration commune, plus d’une quarantaine d’organisations de la société civile affirment vouloir « reprendre le pouvoir que nous ont confisqué ceux qui n’agissent pas dans notre intérêt ». « Nous luttons pour survivre et pour sécuriser nos territoires, habitations et moyens de subsistance face aux dérèglements climatiques », expliquent les mouvements signataires. Basta ! relaie leur appel. Tard dans la nuit de samedi à dimanche, les 194 États de la planète sont parvenus à un accord dans le cadre de la convention cadre de l’ONU sur le dérèglement climatique. Loin d’être satisfaisant, cet accord hypothèque tout accord historique à la prochaine conférence internationale à Paris fin 2015. Graines de résistance LDC-Watch

Planetary boundaries: Will Steffen interview | Technology | Tech News and Latest New Technology Earth could cease to be a safe operating space for humans if changes are not made. Source: ThinkStock SCIENTISTS fear the Earth could cease to be a “safe operating space” for humans to live by as early as 2050. The issue was recently explored in a new paper by 18 international researchers trying to gauge the dangers to the natural world as a direct result of human-induced changes to the environment. Published in the journal Science, the research focused on the concept of nine separate planetary boundaries that set theoretical limits on changes to the environment. The article concluded four of the nine boundaries — climate change, biosphere integrity, land-system change and altered biogeochemical cycles — have now been crossed. Climate scientist and ANU researcher Professor Will Steffen Source: News Corp Australia “There is no doubt in my mind that humans are pushing Earth out of 12000 years of stability,” he said. We must implement parameters to help maintain stability. German? ooVoo?

Atténuations des changements | Le 5ème rapport du GIEC décrypté Définitions L’atténuation, concept central du rapport, est définie comme « l’intervention humaine pour réduire les sources ou augmenter les puits de gaz à effet de serre ». Un puits de gaz à effet de serre est un réservoir, naturel ou artificiel, de gaz à effet de serre. Ces puits sont aujourd’hui principalement les océans, les sols, ou certains espaces végétalisés (forêts en formation). L’atténuation contribue à l’objectif de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique (causée par les activités humaines) dangereuse du système climatique ». Le GIEC rappelle qu’il n’y aura pas de politique d’atténuation efficace si les acteurs individuels défendent uniquement leurs intérêts propres. Contexte

Terrorisme : et si on cherchait les causes du côté du changement climatique Après un Conseil européen des Affaires étrangères exceptionnel, qui s’est tenu lundi 19 janvier à Bruxelles, puis l’annonce, mercredi 21, d’un plan anti-terroriste par le premier ministre Manuel Valls, la lutte contre le terrorisme occupera aujourd’hui l’agenda du Forum économique mondial de Davos. François Hollande, « l’homme de Davos 2015 » selon La Tribune, doit y intervenir. Il y parlera, du terrorisme et du climat. Terrorisme ET climat ? Du changement climatique à la violence politique Plutôt que d’appréhender distinctement ces deux enjeux, un champ de recherche émergent révèle les interdépendances entre ces deux phénomènes. « Dans les années 80, nous n’aurions pas fait référence à l’enjeu climatique pour évoquer les questions de stabilité ou de sécurité géopolitique. L’impact du réchauffement climatique, tant en termes d’instabilité intérieure que de conflits internationaux, est maintenant reconnu. L’exemple de la Syrie - Charles B. - Des pirates à l’assaut d’un cargo -

Ils veulent empêcher la Société générale de larguer une « bombe climatique Alors que la 20e conférence internationale sur le climat a débuté au Pérou le 1er décembre, des militants ont occupé une agence de la Société générale à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Durant sept heures, une vingtaine de membres du Village Emmaüs Lescar et du mouvement altermondialiste basque Bizi ! ont mené un jeûne dans ces locaux pour, expliquent-ils, « dénoncer le soutien de la banque au projet minier Alpha Coal en Australie ». La Société générale apporte son expertise financière à un méga projet d’extraction de charbon sur le littoral du Queensland (lire ici et là). Outre de massives émissions de CO2, des risques de déforestation et d’épuisement des ressources en eau, ce projet minier fait peser une lourde menace sur un patrimoine mondial, la Grande barrière de corail, un écosystème marin unique. Si Alpha Coal se concrétise, ce projet émettrait l’équivalent du CO2 rejeté en France par les quatre entreprises les plus polluantes : ArcelorMittal, EDF, Total et GDF-Suez !

L'humanité aurait dépassé 4 limites planétaires sur 9 Une équipe internationale de chercheurs déclare que le changement climatique, la perte de l'intégrité de la biosphère, le changement du système de la terre, et les cycles biogéochimiques modifiés comme le phosphore et le ruissellement d'azote ont tous dépassé les niveaux qui mettent l'humanité dans un espace "sécurité d'exploitation. " La civilisation a traversé 4 des neufs soi-disant limites planétaires comme le résultat de l'activité humaine, selon un rapport publié dans "Science" par l'équipe de recherche de 18 membres. Le rapport intitulé, "Limite planétaire : guider le développement humain sur une planète en mutation", constitue une mise à jour des études antérieures, et sera discuté la semaine prochaine au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. C'est un appel destiné à réveiller la conscience des décideurs : "nous courons au-delà les limites biophysiques qui permettent à la civilisation humaine telle que nous la connaissons d'exister", a affirmé Steve Carpenter.

Le pape embrouille les Républicains américains sur le climat La semaine dernière, certains Républicains criaient déjà au scandale alors que l’encyclique du pape devait sortir jeudi 18 juin. Rick Santorum, Républicain et fervent catholique, avait demandé au Pape François de s’abstenir de parler de climat. «Il devrait probablement laisser la science aux scientifiques, et se concentrer sur les domaines dans lesquels il est compétent, c’est-à-dire la théologie et la morale», a-t-il déclaré, lors d’une interview à une radio de Philadelphie, le 3 juin. Laisser le climat aux scientifiques: voilà l’argument favori du clan républicain où le climatoscepticisme est répandu. Tête de file de ce mouvement, James Inhofe, sénateur de l’Oklahoma, a été nommé président du comité des travaux publics sur l’environnement du Sénat. Des convictions bien implantées Autre figure du Parti, l’actuel président de la Chambre des représentants, John Boehner, ne cache pas son opposition aux politiques climatiques du président Obama.

Davos : les risques environnementaux ont pris le pas sur les risques économiques Cette année, à Davos on parlera aussi climat. Du 21 au 24 janvier, les leaders économiques et politiques les plus influents de la planète auront droit à toute une série de conférences sur le changement climatique. En guest stars: Al Gore, l’un des premiers hommes politiques à avoir alerté sur les dangers du changement climatique (avec son documentaire "Une vérité qui dérange", en 2006); sir Nicholas Stern, l’économiste qui fait autorité sur ce que coûte l’inaction contre le changement climatique à nos économies (avec deux rapports publiés en 2006 et en 2014); Paul Polman, le PDG d’Unilever connu pour promouvoir l’engagement des entreprises dans la lutte contre le changement climatique ou encore, plus surprenant, Pharell Williams, qui ne vient pas faire danser les foules, mais présenter son entreprise, Bionic Yarn, qui recycle le plastique échoué dans les océans en fibres textiles. Le risque climatique, un risque majeur depuis 2011

Just 90 companies caused two-thirds of man-made global warming emissions | Environment The climate crisis of the 21st century has been caused largely by just 90 companies, which between them produced nearly two-thirds of the greenhouse gas emissions generated since the dawning of the industrial age, new research suggests. The companies range from investor-owned firms – household names such as Chevron, Exxon and BP – to state-owned and government-run firms. The analysis, which was welcomed by the former vice-president Al Gore as a "crucial step forward" found that the vast majority of the firms were in the business of producing oil, gas or coal, found the analysis, which has been published in the journal Climatic Change. "There are thousands of oil, gas and coal producers in the world," climate researcher and author Richard Heede at the Climate Accountability Institute in Colorado said. Many of the same companies are also sitting on substantial reserves of fossil fuel which – if they are burned – puts the world at even greater risk of dangerous climate change.

« La planète ne peut pas continuer ainsi. De gré ou de force, nous devons changer notre attitude » Reporterre - La conférence sur le climat s’est déroulée au Pérou en décembre dernier. Êtes-vous optimiste en ce qui concerne les négociations de 2015 ? Jean-Paul Guevara - Nous sommes des « optimistes bien informés ». Certains disent que les optimistes sont ceux qui manquent de connaissances, et que les pessimistes le sont parce qu’ils savent ce qui va se passer. Pourquoi sommes-nous optimistes ? - Jean-Paul Guevara - Cela fait des années que la Bolivie porte un discours alternatif sur la lutte contre le changement climatique... Notre position est claire. Ensuite, il s’agit de refuser la marchandisation de la nature. Votre discours n’est-il pas marginal sur la scène internationale ? C’est certain, notre point de vue n’est pas écouté par beaucoup de gouvernements. Quelle est votre proposition principale pour la lutte contre le réchauffement climatique ? Nous défendons un indice qui permettrait de répartir l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ce Pape qui affole la droite américaine | La Liberté sinon rien Les catholiques conservateurs américains en laisseraient presque tomber leur missel. Mais quelle mouche a piqué le Pape François, que l’on avait dit si docile, si conforme et si classique ? Depuis quelques mois, l’ancien prélat argentin multiplie des déclarations et pose des gestes qui perturbent profondément la droite républicaine, habituée depuis de longues années aux bénédictions de l’Eglise. Le Pape s’en est d’abord pris aux dogmes conservateurs qui compliquent depuis des décennies la relation des Etats-Unis avec l’Amérique latine. De surcroit, la droite républicaine se prépare avec angoisse à la publication dans les prochaines semaines d’une Encyclique sur l’environnement qui devrait prendre le contrepied de ceux qui nient le réchauffement climatique. L’enjeu du vote catholique Les démocrates n’en croient pas leur chance. Paradoxalement, aujourd’hui, ce sont les Démocrates qui prêchent la loyauté à Rome, après avoir pesté pendant de longues années contre les diktats du Vatican.

« Déclaration sur les droits de l'humanité pour préserver la planète » : Hollande fait fausse route Lors de ses voeux, François Hollande a affirmé vouloir une « déclaration sur les droits de l'humanité pour préserver la planète » à l'occasion de la Conférence climat 2015. En plus d'être un non sens sur le fond, cette proposition est une tentative de diversion malvenue. Hollande ferait mieux de réfléchir à introduire les « droits de la nature » dans la Constitution française. En septembre 2013, Laurent Fabius avait indiqué qu'il s'agissait d'aboutir en décembre 2015 à « un accord applicable à tous, juridiquement contraignant et ambitieux, c’est-à-dire permettant de respecter la limite des 2 °C ». Lors de la conférence environnementale, François Hollande espérait « laisser sa trace » dans l'histoire en obtenant un « accord historique » en 2015. Les vœux 2015 de François Hollande ne mentionnent donc aucune des ambitions affichées il y a encore peu. Il ne s'agit pas de nier les limites de ces approches. Pour aller plus loin sur ce qu'il faut attendre et faire d'ici Paris2015 :

ENVIRONNEMENT • Changement climatique : le plus cher serait de ne rien faire Un nouveau rapport du Giec sur le climat appelle à une action drastique et immédiate. La bonne nouvelle ? Il est encore possible de faire quelque chose, mais il faudra faire vite. C'est un constat à la fois attendu et désespérant. En clair, en 2050, 80 % de l'électricité mondiale devra provenir de ressources alternatives aux énergies fossiles (contre 30 % actuellement). Des mythes et des incrédules "La science a parlé, et c'est un message sans aucune ambiguïté. Les experts du climat mènent un dur combat pour convaincre les Américains de l'existence du changement climatique, souligne CBS sur son site Internet. Vulnérable En Inde, l'un des 20 pays les plus exposés aux événements climatiques extrêmes, les alertes lancées par les climatologues sont prises plus au sérieux. Le texte montre à la fois des opportunités et des défis pour l'Inde, poursuit-il. Myopie "Les gens croient maintenant que le changement climatique se résume à la fonte de la banquise en Arctique.

À Lima, l'opposition entre pays riches et pays pauvres a empêché un vrai accord Il y a deux semaines, le monde entier semblait d’accord : la 20e conférence des parties (COP20) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui s’est déroulée pendant deux semaines à Lima au Pérou, devait aller le plus loin possible dans l’élaboration de l’accord de Paris en 2015. Avec un objectif, limiter le réchauffement climatique à 2°C à la fin du siècle. Mais cet élan s’est heurté à un vieux démon des négociations onusiennes : les divergences entre pays développés et pays en voie de développement. Télécharger le texte (en anglais) : Au cœur du blocage, le principe de « différenciation » entre pays développés et pays en voie de développement. Désaccords sur les contributions nationales, les financements, les pertes et dommages... Le débat autour des « contributions prévues déterminées au niveau national » (CPDN), feuilles de route présentant les engagements des États pour l’accord de Paris, a cristallisé cette divergence de fond.

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