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Lettres : Apprendre à rire

Lettres : Apprendre à rire
L’horrible attentat commis contre Charlie-Hebdo interroge sans aucun doute le sens que chaque enseignant donne à son métier. Les réactions de nos élèves ont témoigné des mêmes stupéfaction et douleur que les nôtres : autant dire de valeurs partagées. Pourtant une impression de ratage quelque part subsiste : comment expliquer que sortent du système scolaire des jeunes capables d’actes aussi contraires à ses finalités ? comment admettre que dans certaines classes on ait pu entendre dès le lendemain de la tuerie sinon des justifications, du moins des circonstances atténuantes ? C’est bien entendu que certains considèreront toujours la raison comme un dangereux adversaire. C’est aussi que la société française, et l’Ecole avec elle, continue à exercer un terrible pouvoir d’exclusion et à susciter à son tour le rejet. Le rire à l’Ecole doit être plus qu’un simple objet d’étude, comme il l’est trop souvent. Jean-Michel Le Baut Dans le Café : Clowneries pédagogiques : Une réécriture de Candide : Related:  2015Epistémologie de la discipline FrançaisEcriture-lecture

J. Dion : Faut-il réformer ou enseigner l’accord du participe passé ? Faut-il assouplir ou mieux enseigner l’accord du participe passé ? Le Conseil international de la langue française et l’Association EROFA souhaitent une simplification : selon eux, les procédures d’accord sont complexes, l’usage oral tend de plus en plus à ne pas respecter la norme, le temps passé pour aider les élèves à s’approprier les règles, fort long et peu efficace, pourrait être mis au service d’objectifs plus utiles. Jeanne Dion, co-auteure du livre « Faire réussir les élèves en français de l’école au collège », émet une autre proposition : enseigner une règle unique, simple et efficace, y compris pour les cas difficiles ! Enquête « Accord des participes passés » : voilà une question qui fait couler beaucoup d’encre ! En premier lieu, il est nécessaire de dégager la notion conceptuelle que représente cette forme du mode participe, temps passé, ou plus simplement, de se demander : qu’est-ce au fond qu’un participe passé ? Voilà la force que possède Le féminin quand il précède

Lire C'est Vivre | La lecture en prison Caroline Gerber : L'humour est pédagogique ! Le plaisir est-il vraiment le contraire de l’effort ? A cette question, Caroline Gerber, professeure de français en collège à Toulouse, répond de façon édifiante. Un mur padlet (« Quelques idées d’une prof qui s’amuse ») illustre son inventivité pédagogique. Vous utilisez le mur collaboratif padlet : quels usages en avez-vous ? J’ai découvert padlet lors d’une formation du PAF l’année dernière. J’en ai des usages variés. Vous avez en particulier proposé à vos élèves de transformer en recette de cuisine l’incipit d’une nouvelle de Théophile Gautier : en quoi une telle manipulation des genres et codes d’écriture vous semble-t-elle intéressante ? C’est à la lecture d’un Expresso du Café pédagogique que j’ai eu cette idée ! Lors du parcours sur le fantastique en 4ème, la finalité était l’écriture d’une nouvelle. Une « mission conjugaison » a aussi été confiée aux élèves de 4ème : pouvez-vous en expliquer précisément les modalités de travail ? Tout ceci nous a conduits au projet-évaluation.

L’heure de vie de classe : et si instruction et éducation allaient de pair ? L’heure de vie de classe n’est pas une nouveauté. Elle existe en théorie depuis fort longtemps. C’est en effet en 1999 que deux notes de service parues au Bulletin officiel de l’éducation nationale préconisent l’inscription à l’emploi du temps des élèves des collèges et des lycées d’une heure de vie de classe, étendue dès 2001 aux lycées professionnels[1]. La plupart des élèves ne bénéficient pas de ces heures pourtant prévues réglementairement à leur emploi du temps. Dans un collège[3], le conseil de classe du premier trimestre dresse un constat préoccupant dans une division de 3e. Informé de ce premier résultat, le Principal suggère que ces groupes travaillent au centre de documentation et d’information en autonomie, avec l’appui du professeur- documentaliste. Le projet se met en place. A la fin du mois de février se dégagent déjà des lignes de force. Lors de cette heure de vie de classe bilan d’étape, on évoque le projet de travail autour de l’exposition Cartooning for peace.

François Bourdon : Si tous les enfants du monde lisaient ensemble … « Écouter Lire le Monde » se définit comme « un projet mondial de lecture ». François Bourdon, enseignant au primaire à Montréal, aussi cofondateur de l’« iClasse », est l’instigateur de ce projet : il veut ainsi « créer des liens entre les élèves de partout sur la planète autour d’une même histoire pour qu’ils puissent partager leurs appréciations ». Chaque année est proposée une sélection d’ouvrages à destination d’élèves de tous niveaux : les enseignants intéressés peuvent s’en emparer pour susciter de stimulantes interactions et de formatrices collaborations. Voici quelques exemples de réalisations de classes en cette année 2014-2015. Qu’est-ce que le projet « Ecouter Lire le Monde » ? Écouter Lire le Monde est un projet mondial de lecture interactive qui s’adresse à tous les niveaux scolaires. L’idée de transmettre l’amour de la lecture à nos élèves est présente en chacun de nous. Comment s’opère la sélection des ouvrages ? Comment les enseignants peuvent-ils s’emparer du projet ?

Nouveaux programmes de collège : où sont les œuvres ? Tandis que certains se plaignent du jargon des programmes (toujours ces faux procès d’agitateurs de vents) et les trouvent illisibles, ceux qui sont accoutumés à la langue des instructions officielles et aux horizons d’attente de ce genre si particulier, restent perplexes devant l’absence inédite de recommandation d’œuvres et d’auteurs. En effet ni à la fin du cycle 3 ni aux différents niveaux du cycle 4 ne figurent le moindre titre, le moindre ouvrage, le moindre extrait. Pour le cycle 4, et pour le cycle 4 seulement, sont mentionnés tout au plus des genres (l’épopée, l’autobiographie…) et des sous-genres (le roman d’aventure, le roman familial…) pouvant donner lieu à des listes possibles et envisageables de textes littéraires plus ou moins canoniques existant déjà dans les collections scolaires. Pourquoi cette absence ? N’est ce qu’un savant effet de plaisir différé, la liste libératrice et sécurisante attendant sagement de prochains documents d’accompagnement? Des choix à assumer

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Ce qui stimule le plus notre cerveau, selon l’imagerie médicale, c’est d’abord jouer une pièce au piano puis lire un poème très difficile, explique Maryanne Wolf. Notre avenir cognitif en sursis ?

L'heure de vie de classe pour une véritable éducation sociale et citoyenne Les événements dramatiques vécus en France ces dernières semaines et l’intense questionnement qui a suivi ont conduit à mettre en cause les capacités de l’institution scolaire à donner aux jeunes français, partout sur le territoire, un cadre de compréhension des valeurs de la république qui facilite la paix civique, la tolérance, leur inscription et leur confiance dans l’avenir. Deux grandes obligations sont mises en avant dans le discours public, celle de renforcer l’autorité des enseignants et celle de développer au sein de l’école une véritable éducation sociale et citoyenne. Si l’on peut adhérer à ces deux objectifs - qui ne peuvent résumer les efforts à produire pour transformer l’école - il ne fait pas de doute qu’ils supposent, sauf à rester dans l’incantation, la mise en œuvre de moyens pédagogiques réfléchis, bien adaptés aux publics visés et conduits dans la durée. Les heures de vie de classe au collège: un cadre déjà disponible Quel nouveau contenu ? Les effets attendus

Janvier 2015 : Echos pédagogiques Quand les élèves s'expriment « La minute de silence au collège ou au lycée apparaît en définitive comme une fausse bonne idée. (…) L'école doit rester le lieu où l'on parle, non où l'on se tait », écrit Yves Stalloni. Dans de nombreux établissements, les élèves ont dessiné, parlé, écrit pour témoigner en action de leur attachement à la liberté d'expression. Article d'Yves Stalloni : Le blog de l'école de Glanges : Sur le Rablog » du collège Rabelais : Interview de Patrice-Pelloux et Charb : Sur le blog i-voix : La webradio des lycéens d'Alençon : La Wikiradio des Bahuts : Sur le site du Clemi :

Dialogue n? 158 - L'écriture, éducation prioritaire L'écriture, éducation prioritaire ? Comment ne pas voir, en effet, à quel point la plus ou moins grande maîtrise de l'écriture est source de différenciation scolaire, et ce sur fond de discrimination sociale ? C'est dire si l'appropriation de l'écriture est moteur du pouvoir de comprendre et d'agir ! Centrées sur ce thème, les 8ème Rencontres de Saint-Denis sur l'accompagnement ont été l'occasion de partager travail et réflexion, dans des ateliers où se vivaient des pratiques comme lors de conférences où une expertise se donnait à entendre. Car les questions ne manquent pas ! Pour tenter de répondre à ces questions, le numéro a été organisé en deux temps. D'abord essayer de voir en quoi et sur quelles bases l'enseignement de l'écriture pourrait être « refondé », sachant que notre pari de départ reste et demeure le « tous capables !

Passages d’Ecriture - Ateliers d’écriture à Paris : >> Textes écrits en atelier Textes protégés par Creative CommonsVous trouverez ici des textes écrits dans les différents ateliers que nous animons. Ils sont protégés par Creative Commons. Ils sont précédés de la proposition d’écriture qui les a impulsés. Philippe Meirieu : L’urgence de la construction du collectif à l’École Du « vivre ensemble » au « faire ensemble » Disons le clairement : on peut parfaitement « vivre ensemble » indifférents les uns aux autres, résignés à une juxtaposition subie, en n’ayant en commun que l’individualisme nécessaire pour tolérer l’autre tant qu’il ne conteste pas le principe du « chacun pour soi ». On peut très bien « vivre ensemble » sous l’emprise d’un gourou qui contient par la force d’une identification fusionnelle toute velléité d’individuation et, a fortiori, d’émancipation. On peut tout à fait « vivre ensemble » sous l’autorité d’un despote dont le pouvoir des menaces anesthésie toute tentative de résistance. J’avais étudié, à ce sujet, il y a une quinzaine d’années, un phénomène que j’avais baptisé « l’effet jokari », du nom de ce jouet, un peu désuet, où une balle est attachée à un plot de bois par un élastique et revient donc systématiquement à celui qui l’a envoyée, avec une force proportionnelle au coup de raquette qu’elle a reçue. Mais attention ! Chiche !

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