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Lettres : Apprendre à rire

Lettres : Apprendre à rire
L’horrible attentat commis contre Charlie-Hebdo interroge sans aucun doute le sens que chaque enseignant donne à son métier. Les réactions de nos élèves ont témoigné des mêmes stupéfaction et douleur que les nôtres : autant dire de valeurs partagées. Pourtant une impression de ratage quelque part subsiste : comment expliquer que sortent du système scolaire des jeunes capables d’actes aussi contraires à ses finalités ? comment admettre que dans certaines classes on ait pu entendre dès le lendemain de la tuerie sinon des justifications, du moins des circonstances atténuantes ? C’est bien entendu que certains considèreront toujours la raison comme un dangereux adversaire. C’est aussi que la société française, et l’Ecole avec elle, continue à exercer un terrible pouvoir d’exclusion et à susciter à son tour le rejet. Le rire à l’Ecole doit être plus qu’un simple objet d’étude, comme il l’est trop souvent. Jean-Michel Le Baut Dans le Café : Clowneries pédagogiques : Une réécriture de Candide : Related:  Epistémologie de la discipline Français

Lire C'est Vivre | La lecture en prison Nouveaux programmes de collège : où sont les œuvres ? Tandis que certains se plaignent du jargon des programmes (toujours ces faux procès d’agitateurs de vents) et les trouvent illisibles, ceux qui sont accoutumés à la langue des instructions officielles et aux horizons d’attente de ce genre si particulier, restent perplexes devant l’absence inédite de recommandation d’œuvres et d’auteurs. En effet ni à la fin du cycle 3 ni aux différents niveaux du cycle 4 ne figurent le moindre titre, le moindre ouvrage, le moindre extrait. Pour le cycle 4, et pour le cycle 4 seulement, sont mentionnés tout au plus des genres (l’épopée, l’autobiographie…) et des sous-genres (le roman d’aventure, le roman familial…) pouvant donner lieu à des listes possibles et envisageables de textes littéraires plus ou moins canoniques existant déjà dans les collections scolaires. Pourquoi cette absence ? N’est ce qu’un savant effet de plaisir différé, la liste libératrice et sécurisante attendant sagement de prochains documents d’accompagnement? Des choix à assumer

Dialogue n? 158 - L'écriture, éducation prioritaire L'écriture, éducation prioritaire ? Comment ne pas voir, en effet, à quel point la plus ou moins grande maîtrise de l'écriture est source de différenciation scolaire, et ce sur fond de discrimination sociale ? C'est dire si l'appropriation de l'écriture est moteur du pouvoir de comprendre et d'agir ! Centrées sur ce thème, les 8ème Rencontres de Saint-Denis sur l'accompagnement ont été l'occasion de partager travail et réflexion, dans des ateliers où se vivaient des pratiques comme lors de conférences où une expertise se donnait à entendre. Car les questions ne manquent pas ! Pour tenter de répondre à ces questions, le numéro a été organisé en deux temps. D'abord essayer de voir en quoi et sur quelles bases l'enseignement de l'écriture pourrait être « refondé », sachant que notre pari de départ reste et demeure le « tous capables !

Revue Pratiques : auteurs publiés Sabine Pétillon André Petitjean Brigitte Petitjean Gilles Petrequin Jean Peytard Jean-Luc Picard Sabine Pétillon Stéphane Bikialo, Sabine Pétillon « La phrase et le style : des invariants processuels à la variance individuelle », n° 135-136, décembre 2007, pp. 177-193. André Petitjean, Sabine Petillon De l'usage de la parole proverbiale dans les textes dramatiques, décembre 2013 André Petitjean « Note sur la conjoncture », n° 13, janvier 1977, pp. 123-125. « Les pratiques du théâtre », Présentation, n° 15-16, juillet 1977, pp. 3-7. Les femmes de lettres, ces grandes oubliées des programmes Bac 2015 : Paul Eluard et Gustave Flaubert. Bac 2013 : Raymond Queneau et Alfred de Musset. Avant eux : Homère, Charles de Gaulle, Samuel Beckett, Denis Diderot, Charles Perrault, Jean Giono… Les œuvres imposées à l’épreuve de littérature du bac L — la seule pour laquelle il existe une liste obligatoire — ces dix dernières années ont toutes été écrites par des hommes. C’est le constat que faisait il y a quelques jours sur son blog la dessinatrice Diglee, qui réalisait par là même que l’on étudiait peu d’auteures au collège et au lycée. Qui choisit les œuvres ? Hors épreuve de littérature au bac en filière L, les profs de français sont libres de choisir les auteurs qu’ils étudient, tant qu’ils correspondent aux domaines imposés par les programmes. Pour beaucoup, l’argument du nombre prédomine. C’est justement ce que racontait Virginia Woolf dans Une chambre à soi, en 1929. Les programmes pointés du doigt Les figures féminines minimisées Avoir des modèles féminins «Politiquement correct»

Les lectures littéraires : évolution et enjeux d'un concept 1 Communication présentée à l'IUFM de Grenoble le 29 mars 2002. Il s'agit de la première version d'u (...) 1Mon propos dans cette communication est d'approfondir le cadre épistémologique dans lequel prend place l'enseignement de la lecture, de la littérature et de la lecture littéraire. En partant de l'analyse d'une étiquette couramment utilisée dans ce domaine de l'enseignement de la langue première, je voudrais interroger les options et les enjeux que celles-ci véhiculent. Je suis donc guidé ici par un but de clarification et d'explicitation, mais aussi par le désir de jeter un pont entre la théorie littéraire et la didactique de la littérature, ainsi qu'entre cette dernière et la didactique du français dans son ensemble. 2Mon point de départ réside dans la lecture de plusieurs publications récentes qui utilisent, tantôt pour la préconiser, tantôt pour la proscrire, la notion de « lecture littéraire » ; 4Ainsi, Dumortier, citant Baudelot et Cartier : 5De même, Rosier : 1.1. 1.2. 1.3.

La lecture littéraire, des « pratiques du terrain » aux modèles théoriques Langues et cité n° 26 : les langues kanak de Nouvelle-Calédonie - Langue française et langues de France Langue française et langues de France Délégation générale à la langue française et aux langues de France Langues et cité Publications Près d’une trentaine de langues kanak sont actuellement parlées en Nouvelle-Calédonie : elles confèrent à ce territoire une diversité linguistique remarquable, et à vrai dire unique dans l’ensemble que constituent les Outre-mer français. Ces langues kanak sont en contact avec de nombreuses autres : le français, mais aussi les langues apportées par l’immigration en provenance d’Asie du Sud-Est ou des iles avoisinantes du Pacifique Sud, ou encore l’anglais, langue des touristes de l’Australie voisine par exemple. Profondément marqué par l’histoire coloniale, le multilinguisme calédonien se trouve à présent confronté à la double influence de l’enseignement monolingue francophone et de l’urbanisation.

Professeur de français : La FIPF et le CIEP pour un nouveau métier ? Les 8 et 9 décembre 2014 à Sévres, la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF) et le Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP) ont organisé un séminaire pour éclairer les évolutions du métier de professeur de français et réfléchir aux moyens de les accompagner au mieux. L’état des lieux a permis de mesurer l’ampleur du chantier : pour les enseignants confrontés aux défis du numérique, de l’interdisciplinarité ou de la mondialisation; pour les structures associatives ou institutionnelles appelées à les aider dans ces transformations en cours ; pour tous ceux qui souhaitent diffuser une langue (donc aussi une culture et des valeurs), qui n’a jamais été autant parlée dans le monde. Quelles évolutions pour les professeurs de français ? Manuela Ferreira Pinto, responsable du département langue française au Centre International d’Etudes Pédagogiques, perçoit plusieurs grandes mutations susceptibles de faire évoluer le métier de professeur de français. Conclusion ?

Comment le langage est venu à l'homme Pas de miracle : la parole, comme les autres compétences du genre humain, lui est venue progressivement. En s’imposant comme une certitude, l’évolution du langage a appelé quantité d’hypothèses et de spéculations sur le pourquoi et le comment. Ce livre les examine toutes et opère un tri salutaire. L’origine du langage : question taboue ? Cet ouvrage, né du travail à quatre mains du linguiste Jean-Marie Hombert et de l’anthropologue Gérard Lenclud, a l’insigne mérite de consacrer une centaine de pages à exposer les raisons de cette impasse. Deux grands arguments sont venus au secours de cette thèse popularisée, entre autres, par Stephen Pinker. Première leçon, donc : on peut concevoir, comme le fait le linguiste Charles Hockett, qu’un ancêtre de l’homme non seulement ait acquis la souplesse vocale, mais la compétence pour évoquer des objets intéressants (des cadavres d’animaux) mais absents (trop lourds à transporter) et donc manier des « signaux découplés ». Jean-Marie Hombert

Didactique du français Cet ouvrage constitue une référence dans un domaine, la didactique du français, qui continue à connaître une productivité remarquable. Il s’agit dès lors d’exposer les recherches les plus saillantes, de bien formaliser les acquis et de tracer des perspectives. Trois grands champs d’investigation ont été retenus : d’abord, la constitution de la discipline elle-même, ses grands concepts et ses délimitations ; ensuite, les relations complexes et fructueuses que la didactique du français entretient avec les autres savoirs des sciences humaines ; enfin, les dimensions historiques et sociales d’une discipline qui a vocation à intervenir dans les pratiques scolaires et culturelles. Une introduction situe la genèse de l’ouvrage qui débouche sur une synthèse prolongeant la réflexion et impulsant l’action. Première partie. Page 13 à 13 Présentation Page 15 à 34 1. Page 35 à 46 2. Page 47 à 59 3. Page 61 à 75 4. Deuxième partie. Page 77 à 77 Page 79 à 94 5. Page 95 à 118 6. Page 119 à 134 7. Page 135 à 148

La mort de Louis Porcher | Louis-Jean Calvet Louis Porcher, qui est mort dans la nuit du 12 au 13 juillet à l'âge de 74 ans, était une figure à la fois centrale et atypique du milieu de l'enseignement du français langue étrangère. Lorsque je l'ai connu il y a bientôt cinquante ans, ce jeune agrégé de philosophie portait déjà ses regards sur d'autres disciplines, sur l'ensemble des sciences humaines en fait, au point qu'on l'a ensuite toujours pris pour un sociologue, qu'il était, bien sûr, comme il était aussi médiologue ou linguiste, didacticien ou sémiologue. Mais d'abord, et avant tout, philosophe, avec en particulier ce que cela implique d'éthique, terme qui, je le sais, est de nos jours plutôt dévalué. Lire aussi: • Vive la langue française! C'est lui, sans aucun doute, qui a fait émerger le FLE comme discipline, même si là aussi il restait résolument sceptique. Savoir: je viens d'utiliser trois fois ce verbe, dont l'étymologie le caractérise parfaitement.

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