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Petites notes sur l’appropriation culturelle

Petites notes sur l’appropriation culturelle
Concept du coup de clavier ici. C’est à l’arrache. Condensé de commentaires sur l’appropriation culturelle. Parce qu’on en revient toujours là. Dans les discussions suscitées par cette affaire de policiers qui font une « soirée négro » (ouais, je sais, haut niveau), une énième affaire de blackface, on voit souvent s’élaborer une distanciation par rapport à ce comportement avec l’idée de justifier l’appropriation culturelle comme un ouverture au monde. Une large partie du développement est issue de lectures très intéressantes sur divers blogs francophones et anglophones. Il s’agit ici d’une simple succession de notes sur pourquoi le sujet est important. L’appropriation culturelle n’est pas un échange culturel. L’appropriation culturelle c’est l’adoption ou le vol d’icônes, rituels, normes esthétiques et comportement d’une culture ou sous-culture par une autre. L’appropriation culturelle dérive de l’impérialisme, du capitalisme, de l’oppression et de l’assimilation. A voir ! WordPress:

https://equimauves.wordpress.com/2014/06/14/petites-notes-sur-lappropriation-culturelle/

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Andrea Dworkin: Terreur, torture et résistance [Dworkin a prononcé ce discours inaugural à une conférence de l’Association canadienne pour la santé mentale, intitulée « Femmes et santé mentale : femmes dans une société violente », tenue à Banff (Alberta), en mai 1991.] Nous sommes ici parce qu’il y a urgence. Vous le savez toutes et tous. Nous voudrions parler ici des progrès accomplis, mais nous savons que les femmes ne sont pas plus à l’abri du viol aujourd’hui que lorsque nous avons commencé. Je me réjouis que l’Association canadienne pour la santé mentale se préoccupe de notre santé.

Privilège blanc et circulation inégalitaire de la parole Le privilège blanc1 peut être défini de manière extrêmement rapide comme l’ensemble des situations qui favorisent des blancs par rapport à des non blancs. Il existe un rapport social spécifique qui n’est pas liée à la classe sociale, mais à la question raciale, et qui favorise les blancs, même si certains en profitent bien moins que d’autres. Pour plus d’informations sur le privilège blanc, vous pouvez lire un texte de Ms Dreydful et un autre de Rokhaya Diallo. Privilèges blancs dans les lieux de pouvoir

La problématique de l'appropriation culturelle [Cet article est une traduction de « What’s Wrong with Cultural Appropriation? These 9 Answers Reveal Its Harm »] Donc vous venez d’arriver à une soirée d’Halloween. Vous pensez porter un costume d’enfer, mais à la place de vous complimenter, quelqu’un vous dit que votre costume est de l’appropriation culturelle. Et vous pensez que cette accusation est ridicule. La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ? Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société. Voilà ce que j’ai appris : toute personne blanche vivant aux Etats-Unis va développer des opinions sur la race simplement en baignant dans notre culture. Mais les sources traditionnelles – écoles, manuels scolaires, médias – ne nous fournissent pas les multiples points de vue dont nous avons besoin. Oui, nous allons développer des opinions chargées d’émotions fortes, mais ce ne seront pas des opinions bien informées. Notre socialisation nous rend racialement analphabètes.

Ces 7 choses vous paraissent absurdes, et pourtant lorsqu'on le fait pour le sexe, certains les trouvent tout à fait banales... À voir absolument ! Il y a quelques temps, une petite vidéo très bien faite nous expliquait ce qu'est le consentement sexuel... avec des tasses de thé. L'excellent site Everydayfeminism (en anglais) a réalisé ces petites bandes dessinées très simples, qui montrent à quel point il est absurde d'ignorer le consentement d'une personne lorsqu'il s'agit de sexe — en transposant les situations avec des choses du quotidien. Vous pouvez également lire leurs autres articles, qui sont aussi très intéressants : on y parle de culture du viol et des différents stéréotypes liés au genre, sans jamais diaboliser les hommes et toujours de manière très intelligente... Ces situations sont tellement entrées dans les mœurs, tellement banalisées, que certains s'y livrent sans même s'en rendre compte, et parfois sans penser à mal.

Islamophobie ou prolophobie ?, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, février 2015) Au lendemain des assassinats perpétrés à Charlie Hebdo et dans le magasin Hyper Cacher, des élèves ont refusé d’observer la minute de silence en hommage aux victimes. Un des arguments avancés par les récalcitrants touchait aux « deux poids, deux mesures » de la liberté d’expression en France : pourquoi parle-t-on autant de cette tuerie alors que des gens meurent dans l’indifférence au Proche-Orient ? Pourquoi Charlie Hebdo pourrait-il injurier une figure sacrée de l’islam quand Dieudonné se voit interdire de critiquer les juifs ?

Meghan Murphy : Notre effacement Photo : Thymournia par Meghan Murphy, initialement publié sur le site de Feminist Current. Voici des extraits retravaillés et amplifiés de ce que j’ai dit lors d’une table ronde intitulée « Création de plates-formes alternatives pour l’analyse féministe », organisée par le Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter dans le cadre de leur événement annuel de commémoration de la Tuerie de Montréal, tenu cette année à la Bibliothèque publique de Vancouver, le 5 décembre. #BoycottHumanZoo I : le racisme s’invite au musée Après les nombreuses discussions sur le net et les articles éparses et discrets sur le sujet, Po Lomami et moi-même avons décidé de rédiger cet article sur Exhibit B. Ce dernier sera publié en 2 parties : l’une qui va suivre ci-dessous et la seconde, qui sera publiée dans 3 jours sur le site de Po. Malgré les deux plateformes, nous indiquerons bien sûr les liens de chaque partie pour l’unité de cet article, et maintenons que la rédaction de ce dernier s’est fait à quatre mains. Il n’est donc pas question ici de points de vue séparés mais bien d’un malaise et d’une colère commune. Nous devons l’avouer, il nous a fallu un moment. Oui, à la limite, dans une fresque toujours tronquée, à la représentativité caricaturale et bancale, on ne s’attendait pas à voir un jour la promotion d’une oeuvre telle que celle de Brett Bailey :

Le racisme comme système - Une heure de peine... Lorsque l'on tape "racisme" sous google, la première proposition qui apparaît est "racisme anti-blanc". Et sur les liens proposés, il faut attendre le quatrième pour avoir une critique de cette notion. Les sociologues affirment souvent que le "racisme anti-blanc" n'existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu'il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la "bien-pensance".

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. » Bon, d’accord. Parlons-en, alors.

Les neurones du genre Dans l’actualité de la polémique sur les programmes scolaires traitant de l’identité sexuelle, une réflexion s’impose à la lumière des progrès des connaissances en biologie. A nouveau ressurgit le vieux débat sur l’origine innée ou acquise des différences entre les sexes. Pour les tenants d’un déterminisme génétique de l’identité sexuelle, femmes et hommes seraient par nature différents dans leurs comportements et leurs personnalités. Ces idées font le succès de livres pseudo-scientifiques qui laissent croire que nos aptitudes, nos émotions, nos valeurs sont câblées dans des structures mentales immuables. #BoycottHumanZoo II : à la culture de notre servitude #BoycottHumanZoo II : à la culture de notre servitude Après les nombreuses discussions sur le net et les articles éparses et discrets sur le sujet, Mrs Roots et moi-même avons décidé de rédiger cet article sur Exhibit B. Ce dernier est publié en 2 parties : l’une qui est lisible sur le blog de Mrs Roots et la seconde qui va suivre ci-dessous. Nous informons que même si la rédaction de ces deux parties est faite par deux personnes (la première est davantage effectuée par Roots, la deuxième est effectuée par Po), nous en soutenons toutes les deux le contenu.

Comprendre le colorblind(ness) Le « colorblind / colorblindness », est à l’origine un terme médical désignant le daltonisme.Mais spécifiquement, dans le cadre du racisme, le « colorblidness » est un argument souvent utilisé (souvent par les blancs) consistant à dire « moi, je ne vois pas les couleurs », pour dégager toute accusation de racisme. Plus grave encore, affirmer que l’on ne voit pas les couleurs ou pire, que l’on ne considère pas telle ou telle personne comme noire, asiatique, maghrébine ou arabe, c’est une façon de dire : « Pour moi, tu es aussi blanc-he que moi ». Même si c’est parfaitement inconscient, c’est fondamentalement ce que ces propos signifient. C’est un terme « universaliste » qui place le blanc au centre, comme la norme et tout ce qui ne l’est pas dans la périphérie, dans la section « autres » qu’il ne faut pas voir autrement que comme blanc-he pour que ces personnes non-blanches puissent être « normales » elles aussi. Les gens peuvent-être très, très sournois avec leur racisme.

5 raisons pour lesquelles les droits des animaux concernent les féministes Article paru ici en décembre dernier, écrit par Aph Ko avec l’aide de Syl Kocieda. Les droits des animaux, c’est un problème féministe. Voilà, je l’ai dit.

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