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Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi

Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi
Mieux vaut être fils de cadre que fils d’ouvrier lorsque l’on s’insère sur le marché du travail. En examinant le parcours de 33 500 jeunes depuis qu’ils sont sortis du système éducatif en 2010, le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq) a constaté que 71 % des enfants de cadres ont accédé durablement à l’emploi, contre 55 % de ceux dont les parents sont ouvriers et employés. Le taux tombe à 51 % pour les jeunes issus de l’immigration. Lors de la présentation finale de l’enquête, intitulée Quand l’école est finie, jeudi 23 octobre, le directeur du Céreq Alberto Lopez a précisé que « le risque de rester hors de l’emploi ou en marge est trois fois plus important quand on est fils d’ouvrier ou d’employé que fils de cadre ». Ils ont été en revanche plus nombreux à avoir suivi une formation ou à avoir repris leurs études (au moins une année après leur sortie initiale du système éducatif). Related:  Inégalités et mobilité socialeInégalitésS1.2 - Comment rendre compte de la mobilité sociale ?

La mobilité sociale en France 11 avril 2013 - La moitié des fils de cadres supérieurs deviennent cadres supérieurs, contre un dixième des fils d’ouvriers. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes. 52 % des hommes âgés de 40 à 59 ans fils de cadres supérieurs étaient eux-mêmes cadres supérieurs alors que seuls 10 % des fils d’ouvriers du même âge occupaient le statut de cadre en 2003 selon les dernières données disponibles de l’Insee [1]. La mobilité se fait plus facilement entre catégories proches : un tiers des hommes dont le père avait une profession intermédiaire sont devenus cadres, alors qu’avec un père employé, il est moins fréquent de devenir cadre (22 %) mais davantage de devenir profession intermédiaire (28 %). Globalement, la mobilité sociale n’est pas stoppée, même si elle est moins forte que durant les trente glorieuses, période de croissance économique qui a suivi la Seconde guerre mondiale.

Le jeu des sept… classes sociales Vous parcourez peut-être ces lignes parce que vous venez de lire le billet publié dans Le Monde, à la une du cahier « Science & Techno » du mardi 25 juin 2013, et que vous avez voulu en savoir un peu plus ? Alors bienvenue… Et au revoir ! Eh oui, après deux ans de cette passionnante expérience, il me semble qu’il faut varier les plaisirs des lecteurs, permettre aussi d’éclairer d’autres contrées du vaste monde des sciences sociales que celles que je connais et ai arpentées pour vous tout ce temps. J’ai donc choisi de passer la main… ou plus précisément, je l’ai rendue au camarade à qui Le Monde avait d’abord fait cette proposition, et qui la déclinant alors, leur avait soufflé mon nom. Si vous n’avez pas cliqué sur le lien qui précède, vous découvrirez son nom à la une du cahier vers la fin du mois d’août ! Pour ce dernier billet, je boucle la boucle : je vais encore vous embêter avec les classes sociales, comme dans le premier article paru en novembre 2011. Résultat ?

Qui sont les jeunes en décrochage scolaire ? Le gouvernement a présenté vendredi un plan pour aider les 620 000 jeunes qui ont quitté l'enseignement scolaire sans diplôme. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Marine Messina Le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 21 novembre un plan gouvernemental pour diviser par deux le décrochage scolaire des jeunes. Que recouvre ce phénomène ? « Décrochage » : de quoi parle-t-on ? « Selon le code de l'éducation, un décrocheur est un élève qui quitte un cursus de l'enseignement secondaire sans obtenir le diplôme finalisant cette formation », explique l'Insee dans son étude intitulée France, portrait social de 2013. Ainsi, tous les jeunes qui ont quitté l'école au niveau du collège, ceux qui ont abandonné leur cursus de baccalauréat ou leur formation en CAP et BEP font partie des élèves qui ont « décroché » d'une formation de l'enseignement secondaire. Le gouvernement estime que 620 000 jeunes, âgés de 18 à 24 ans, sont dans cette situation en France. Qui est concerné ?

Publications et services - Indicateurs d’inégalités sociales Mise à jour : 18 décembre 2015 Le dossier présenté ici rassemble une série d'indicateurs signalés comme centraux pour l'étude des inégalités sociales par les auteurs du rapport « Niveaux de vie et inégalités sociales ». Ce rapport, qui rassemble de façon plus large les réflexions d'un groupe de travail dont la mission était de réfléchir à la mise en place d'un système cohérent d'informations annuelles sur les inégalités sociales, les revenus et la pauvreté, facilement accessible au grand public comme aux initiés, a été présenté le 18 décembre 2006 à l'Assemblée plénière du Conseil national de l'information statistique (Cnis). Tous les indicateurs d'inégalités préconisés ne figurent pas dans ce dossier ; les auteurs du rapport ont en effet parfois anticipé sur la production effective d'une source statistique, voire proposé des indicateurs dont le calcul suppose la mise en place d'une nouvelle source. Dans certains cas, des indicateurs alternatifs ont été suggérés. Sommaire Les revenus Divers

Observatoire des inégalités La mobilité sociale régresse en France Deux raisons expliquent cette régression : il n'y a plus d'égalité des chances et l'éducation supérieure est divisée entre voie élitiste (grandes écoles) et voie non-élitiste (universités) Le Monde.fr | | Par Nathalie Chusseau ( Economiste, Université Lille 1, Chercheur associé à la Chaire Transitions démographiques, Transitions économiques) et Joël Hellier (Economiste, Université de Nantes et de Lille 1) La mobilité sociale entre générations régresse en France. La mobilité « intergénérationnelle » mesure la capacité d'une société à échapper au déterminisme social. Les travaux menés depuis de nombreuses années montrent que la mobilité sociale intergénérationnelle est très différente d'un pays à l'autre. La mobilité sociale est donc plutôt faible en France. Les auteurs distinguent deux canaux par lesquels les parents influencent l'éducation des enfants. Comment expliquer la détérioration de la mobilité sociale ? La solution de ces problèmes est à la fois logique et connue.

Le déclassement, fantasme ou réalité ? La mobilité sociale est-elle vraiment en panne ? Ou bien est-ce la morosité ambiante qui nous empêche de voir que ça ne va pas si mal ? Les tenants de deux thèses s’opposent dans un débat animé. En matière de mobilité sociale, les temps ne sont guère à l’optimisme. Au sein du premier camp, qui regroupe des chercheurs comme Louis Chauvel ou Marie Duru-Bellat, c’est le sociologue Camille Peugny qui a livré l’argumentation la plus étayée. « Faire mieux » que ses parents Dans le second camp, moins unifié, la première salve a consisté en un rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) sur « La mesure du déclassement », publié à l’été 2009. Distinguer entre la réalité des risques de déclassement et leur perception, c’est également ce que s’efforce de faire l’économiste Éric Maurin dans La Peur du déclassement (Seuil, 2009). Un angoissant mirage ? Le déclassement ne serait-il donc finalement qu’un angoissant mirage ? À É. Tout le monde ne parle pas de la même chose (1) C. Xavier Molénat

Vous ne savez sans doute pas grand-chose sur la société française Quoi que vous pensiez au sujet de votre pays, il existe une forte probabilité pour que vous vous trompiez. Telle est la conclusion d’une étude publiée ce mercredi par l’institut britannique Ipsos Mori, intitulée «Les périls de la perception». Le principe est simple : dans quatorze pays différents, une question précise est posée à un panel d’individus, par exemple «A votre avis, quel pourcentage de la population de votre pays est musulman ?» En l’espèce, la plupart des sondés surestiment largement la proportion de musulmans dans leur pays. L'étude d'Ipsos Mori (en anglais) L’institut a compilé ces différents résultats pour établir un «classement de l’ignorance», dans lequel l’Italie, les Etats-Unis et la Corée du Sud arrivent en tête.

Travail-Emploi - Données détaillées de l'enquête sur la formation et la qualification professionnelle en 2003 - Définitions et concepts Formation et qualification professionnelle en 2003 Insee Résultats N°64 Société - Avril 2007 Les apports de l'enquête FQP Historiquement l'enquête FQP est la seule à donner simultanément une information détaillée sur le salaire et la profession au moment de l'enquête, les positions professionnelles occupées à différents moments de la carrière, l'accès à la formation post-scolaire, la formation initiale et la position sociale des parents. Elle fournit en outre cette information selon un protocole très stable depuis plus de trente ans. Le rendement des diplômes Les questions auxquelles l'enquête apporte des éléments de réponse sont nombreuses : est-ce bien le diplôme qui permet d'éviter le chômage et d'obtenir des salaires plus élevés, ou est-ce l'école qui ne décerne des diplômes qu'à des personnes qui de toute façon gagneraient plus sur le marché du travail ? Origine sociale et inégalité des chances La carrière et la mobilité professionnelle La formation continue

Faites-vous partie de la « classe moyenne » ? « Sacrifiées », « payant toujours pour les autres »… Les « classes moyennes » sont les invitées permanentes du débat public français. Pourtant, il est toujours difficile d'en donner une définition. Lire : Qu'est-ce que la classe moyenne ? Nous avons tenté de construire un outil pour vous permettre de vous situer dans l'échelle des revenus. Pour cela, nous avons utilisé la notion « niveau de vie » de l'Insee. L'institut tente en effet de ne pas prendre la seule variable du salaire. Ce « niveau de vie » est ensuite ventilé en déciles : on crée des « tranches » de population, équivalentes chacune à 10 %. Remplissez les cases, cliquez sur « calculer » et vous saurez où vous vous situez ! Notre application ne garde aucune trace des données saisies Notre application n'est pas parfaite.

Stéréotypes : la face invisible des inégalités 22 avril 2014 - En assignant des places toutes faites à certaines populations, les stéréotypes jouent un rôle essentiel dans la production des inégalités. Nina Schmidt, de l’Observatoire des inégalités, analyse le fonctionnement de ces processus invisibles. Les femmes ne sont pas douées en maths, les fils d’ouvriers n’ont pas le goût pour les études, les Roms sont des voleurs, les homosexuels efféminés... Les stéréotypes assignent bien vite des places et contribuent ainsi à maintenir les inégalités. Bien sûr, des inégalités sociales bien réelles existent. Les femmes, les catégories sociales défavorisées, mais aussi les minorités « visibles », les personnes handicapées ou les homosexuels, n’ont pas les mêmes facilités que les autres, du fait de très nombreux facteurs économiques et éducatifs, mais aussi de discriminations. Qu’est-ce qu’un stéréotype ? Au fondement de notre vie en société, il y a ce que les sociologues nomment le « processus de catégorisation » du monde qui nous entoure.

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