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Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi

Les enfants de cadres accèdent plus facilement à l’emploi
Mieux vaut être fils de cadre que fils d’ouvrier lorsque l’on s’insère sur le marché du travail. En examinant le parcours de 33 500 jeunes depuis qu’ils sont sortis du système éducatif en 2010, le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq) a constaté que 71 % des enfants de cadres ont accédé durablement à l’emploi, contre 55 % de ceux dont les parents sont ouvriers et employés. Le taux tombe à 51 % pour les jeunes issus de l’immigration. Lors de la présentation finale de l’enquête, intitulée Quand l’école est finie, jeudi 23 octobre, le directeur du Céreq Alberto Lopez a précisé que « le risque de rester hors de l’emploi ou en marge est trois fois plus important quand on est fils d’ouvrier ou d’employé que fils de cadre ». Ils ont été en revanche plus nombreux à avoir suivi une formation ou à avoir repris leurs études (au moins une année après leur sortie initiale du système éducatif). Related:  InégalitésGO (Camille)Chapitre 7 : Les déterminants de la mobilité

Le jeu des sept… classes sociales Vous parcourez peut-être ces lignes parce que vous venez de lire le billet publié dans Le Monde, à la une du cahier « Science & Techno » du mardi 25 juin 2013, et que vous avez voulu en savoir un peu plus ? Alors bienvenue… Et au revoir ! Eh oui, après deux ans de cette passionnante expérience, il me semble qu’il faut varier les plaisirs des lecteurs, permettre aussi d’éclairer d’autres contrées du vaste monde des sciences sociales que celles que je connais et ai arpentées pour vous tout ce temps. J’ai donc choisi de passer la main… ou plus précisément, je l’ai rendue au camarade à qui Le Monde avait d’abord fait cette proposition, et qui la déclinant alors, leur avait soufflé mon nom. Si vous n’avez pas cliqué sur le lien qui précède, vous découvrirez son nom à la une du cahier vers la fin du mois d’août ! Pour ce dernier billet, je boucle la boucle : je vais encore vous embêter avec les classes sociales, comme dans le premier article paru en novembre 2011. Résultat ?

Arnaud Parienty : "Le capital culturel ne suffit plus à assurer la réussite des études" Dans votre livre, vous décrivez la fuite de certains étudiants de l'université vers d'autres formations, fuite que vous résumez en quatre mots : "tout sauf la fac". Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons : tout d'abord, l'université fait peur aux bacheliers. Les amphithéâtres anonymes, le manque d'encadrement, tout cela fait préférer aux nouveaux étudiants les bancs de formations plus encadrées, en écoles ou en IUT. On assiste en parrallèle à la paupérisation des universités. Vous parlez également de l'envolée générale des frais de scolarité dans l'enseignement supérieur. On enregistre les plus fortes hausses parmi les formations qui mènent à des métier qualifiés et dans des secteurs porteurs. Mais des écoles privées apparaissent aussi pour des métiers moins qualifiés, comme aide-soignante. Les parents qui disposent de moyens financiers conséquents sont prêts à payer pour voir leurs enfants trouver du travail. Qui sont les principales victimes des hausses des frais de scolarité ?

En France, le manque de mobilité sociale est plus problématique que les inégalités de revenus Observatoire des inégalités L'influence des variables économiques et sociales sur l'orientation L'influence des variables économiques et sociales sur l'orientation Savoirs : Comprendre que la poursuite d’études est un investissement en capital humain et que sa rentabilité peut s’apprécier entermes de salaire escompté, d’accès à l’emploiet de réalisation de ses capabilités. -Savoir que le manque de qualification est une cause du chômage.-Comprendre que les chances d'accès aux formations diplômantes sont socialement différenciées.SAVOIR-FAIRE : LA METHODE DU RAISONNEMENT ARGUMENTE a partir de 3 sujets auto-corriges OBjectifs du PARCOURS 1- L’orientation, une étape essentielle et délicate 2 Une ORIENTATION DIFFERENTE SELON LE SEXE index 5-UNE ORIENTATION DIFFERENTE SELON Le lieu d'habitation L'orientation une étape complexe et délicate Une orientation différente selon le sexe Une orientation différente selon l'origine sociale Une orientation différente selon l'établissement scolaire Une orientation différente selon le lieu d'habitation Félicitations vous avez terminé le parcours

Les pays développés en panne de mobilité sociale | À la marge | Martin Anota Depuis les chocs pétroliers des années soixante-dix et le ralentissement subséquent du rythme de croissance, beaucoup redoutent une « panne de l’ascenseur social ». Les travaux en sociologie ne légitiment pas forcément cette crainte, mais ils sont loin d’être pleinement rassurants. En France, si le déclassement est davantage une peur qu’une réalité pour les classes moyennes, celles-ci doivent sans cesse fournir plus d’efforts pour maintenir leur position dans la société [Goux et Maurin, 2012], tandis que la reproduction sociale a pu avoir tendance à se renforcer aussi bien au sommet qu’en bas de la société [Peugny, 2013]. Les travaux portant sur la mobilité sociale tendent à se focaliser sur une seule dimension du statut social : la catégorie professionnelle. Les études sur la mobilité économique suggèrent que le revenu d’un individu dépend étroitement de celui de ses parents [Lefranc et Trannoy, 2005] (1). GRAPHIQUE 1 La mobilité intergénérationnelle ascendante aux Etats-Unis

Vous ne savez sans doute pas grand-chose sur la société française Quoi que vous pensiez au sujet de votre pays, il existe une forte probabilité pour que vous vous trompiez. Telle est la conclusion d’une étude publiée ce mercredi par l’institut britannique Ipsos Mori, intitulée «Les périls de la perception». Le principe est simple : dans quatorze pays différents, une question précise est posée à un panel d’individus, par exemple «A votre avis, quel pourcentage de la population de votre pays est musulman ?» En l’espèce, la plupart des sondés surestiment largement la proportion de musulmans dans leur pays. L'étude d'Ipsos Mori (en anglais) L’institut a compilé ces différents résultats pour établir un «classement de l’ignorance», dans lequel l’Italie, les Etats-Unis et la Corée du Sud arrivent en tête.

Comment l’orientation scolaire renforce les inégalités Alors que l’école française pèche par un trop grand élitisme, le système d’orientation des jeunes vers l’enseignement supérieur favoriserait le maintien des inégalités sociales. Une problématique au cœur des recherches d’Agnès van Zanten, sociologue et spécialiste des politiques éducatives. Vous menez depuis longtemps des recherches sur les politiques éducatives. Selon vous, quelle est la caractéristique majeure du fonctionnement de notre système scolaire ?Agnès van Zanten1 : Comparé à d’autres modèles éducatifs, y compris ceux de nos proches voisins européens, le système français se montre particulièrement efficace pour dégager une élite, écrémer progressivement les meilleurs ou supposés tels, repérer les pépites qui occuperont les postes les plus en vue dans l’administration, la politique, l’économie, la recherche... La France est devenu un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE en matière d'éducation. Simon LAMBERT/HAYTHAM-REA Et le contexte familial ?

La mobilité sociale marque le pas dans les pays de l'OCDE. OCDE. Juin 2018. Alors que les inégalités de revenu et des chances se creusent dans les pays de l'OCDE et dans certaines économies émergentes, l'OCDE publie un rapport sur la mobilité sociale avec des données inédites, intitulé L'ascenseur social en panne ? Comment promouvoir la mobilité sociale. • Le communiqué de presse : "Des mesures s'imposent pour s'attaquer aux blocages de l'ascenseur social" (15 juin 2018) et la synthèse du rapport : L'ascenseur social est-il en panne (Policy Brief, juin 2018). Résumé Alors que les inégalités de revenu se creusent depuis les années 90, la mobilité sociale marque le pas : les personnes situées au bas de l'échelle sont désormais moins nombreuses à grimper les échelons, tandis que les plus riches conservent, dans une large mesure, leurs privilèges. Pour un grand nombre de personnes nées de parents peu qualifiés entre 1955 et 1975, la mobilité sur l'échelle des revenus était une réalité ; pour celles qui sont nées après 1975, elle s'est considérablement restreinte.

Stéréotypes : la face invisible des inégalités 22 avril 2014 - En assignant des places toutes faites à certaines populations, les stéréotypes jouent un rôle essentiel dans la production des inégalités. Nina Schmidt, de l’Observatoire des inégalités, analyse le fonctionnement de ces processus invisibles. Les femmes ne sont pas douées en maths, les fils d’ouvriers n’ont pas le goût pour les études, les Roms sont des voleurs, les homosexuels efféminés... Les stéréotypes assignent bien vite des places et contribuent ainsi à maintenir les inégalités. Bien sûr, des inégalités sociales bien réelles existent. Les femmes, les catégories sociales défavorisées, mais aussi les minorités « visibles », les personnes handicapées ou les homosexuels, n’ont pas les mêmes facilités que les autres, du fait de très nombreux facteurs économiques et éducatifs, mais aussi de discriminations. Qu’est-ce qu’un stéréotype ? Au fondement de notre vie en société, il y a ce que les sociologues nomment le « processus de catégorisation » du monde qui nous entoure.

Inégalités sociales face à l’orientation : le rôle de l’école Quand on pense aux inégalités sociales face à l’école, on a souvent en tête les inégalités de réussite, la thématique connue du handicap socio-culturel, l’échec scolaire, la question des moyens… Pourtant, les recherches européennes montrent depuis 30 ans que dans les inégalités sociales de carrières scolaires, les inégalités de choix et d’orientation pèsent autant que les inégalités de réussite. Alors que, méritocratie oblige, les élèves devraient connaître les destinées scolaires correspondant à leur niveau académique, on observe que, à réussite identique (donc à mérite scolaire identique), celles-ci divergent très largement. D’où l’enjeu des questions d’orientation pour qui s’intéresse aux inégalités face à l’école. Le fonctionnement actuel de l’orientation dans notre pays est bien connu, de même que les inégalités sociales afférentes. Ces phénomènes relèvent à des degrés divers de l’action de l’école, tandis que d’autres renvoient sans conteste au politique.

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